Publié le 19 Août 2016

OBJECTIF ZERO DECHET

En début d'année, j'ai acheté le livre de Béa Johnson.

Cette jeune femme originaire d'Avignon et installée en Californie depuis ses 18 ans relève avec sa famille de 4 personnes le plus improbable des challenges : vivre sans déchets. En tout et pour tout un bocal d'1 litre de déchets tous les 12 mois (soit 183 g) !

Quand j'ai lu ça dans la presse, il s'en est fallu de peu pour que je hurle à la supercherie. Comment est-ce possible quand on vit dans une société où l'on sort notre poubelle de 240 litres toutes les semaines, voire deux fois par semaine, voire deux fois deux par semaine si l'on compte la récup ? Où les gens font la queue le samedi pour aller à la déchetterie ? Où c'est la panique dès que les éboueurs sont en grève ? Où les communes dépensent des millions pour recycler nos ordures ? Y'avait forcément une arnaque.

Alors, pour comprendre, j'ai lu son bouquin. Et là, le choc ! J'ai quasiment dévoré ce livre de poche de 400 pages (7,90 €), je l'ai englouti à toute vitesse, comme une affamée morte de faim qui découvre tout d'un coup le goût de la brioche (ou des cookies, c'est comme vous voulez).

Ce livre a été une espèce de révélation pour moi, ou du moins une grosse prise de conscience, comme si soudain j'ouvrais les yeux (avec stupeur) sur tous les gestes incongrus que l'on fait tous les jours, les achats aberrants que l'on réalise sans même s'en rendre compte, les habitudes absurdes que l'on a prises et que l'on répète à l'envi sans savoir vraiment pourquoi et, le pire, en dépit du bon sens.

Exemple tout bête : j'achète le pain, la boulangère enveloppe ma baguette dans une feuille de papier et la première chose que je fais en arrivant à la maison c'est de jeter cette feuille à la poubelle. Ridicule. Pourquoi ne pas refuser le papier ? Ou emporter un sac en tissu de chez soi ?

Autre exemple : je mange de la soupe en libre-service dans un conteneur à mon travail tous les midis (bon, pas en ce moment, il fait trop chaud !). Pour cela, j'utilise une coupelle en plastique mise à notre disposition dans le réfectoire et ensuite ? Ben, elle est jetée bien sûr. Et le lendemain ? Ben je recommence. Non-sens. Pourquoi ne pourrais-je pas apporter un bol de la maison et le laver tout simplement à l'issue du repas ?

Allez, encore un autre exemple (il y en a tant que c'est presque un plaisir d'illustrer à tel point les situations peuvent être grotesques) : je reçois des publicités par la poste qui arrivent à mon nom, mon adresse figurant sûrement sur une des banques de données utilisées pour les mailings. La plupart d'entre elles, je ne les ouvre même pas et elles filent directement dans la récup. Ineptie sans nom. Pourquoi ne pas me désinscrire de toutes ces listes une bonne fois pour toutes (oui, oui, c'est possible) ?

Quel gaspillage ! Réalisez un peu ce qui se passe : le nombre de trucs qui vont direct dans la poubelle (et même s'ils n'y vont pas direct c'est presque toujours là que tout finit de toutes façons) puis direct dans les décharges (ou dans les centres de recyclage) ! On se déculpabilise en triant, persuadés de faire notre devoir, mais en fait qui sait vraiment ce que deviennent nos ordures une fois qu'elles ont quitté nos trottoirs ?

Bref, l'évidence m'a sauté aux yeux. Tout est suremballé pour nous "faciliter" la vie (ou alors pour nous la pourrir ?), pour nous permettre de transporter nos achats des magasins jusqu'à notre domicile, pour nous allécher avec des packagings attirants. Tout est fait pour que nous consommions toujours plus, alors qu'il y a moyen de "refuser, réduire, réutiliser, recycler, composter" (le mantra de Béa).

Dingue, non ? (et surtout dingue que je n'aie pas pensé plus tôt à tout ça)

Alors sans vouloir imiter Béa Johnson (mais un peu quand même), j'ai décidé qu'il y avait sûrement moyen de faire mieux (pas difficile quand on part de rien), de changer mes habitudes, disons une seule petite habitude par semaine, à mon niveau de fourmi, pour éviter tout ce gâchis, pour la planète, pour nos enfants, nos petits-enfants et notre santé.

Et maintenant ? C'est pas le tout de lire, de dire et d'écrire, il faut aussi faire ! Alors, vous me suivez dans cette aventure ?

Voir les commentaires

Rédigé par vivi

Publié dans #objectif zéro déchet

Repost 0

Publié le 17 Août 2016

(toujours compliqué pour moi de faire des photos de nourriture, et toujours archi déçue par le résultat. Comment faire pour qu'elles ne ressemblent pas à rien... enfin à rien de mangeable et d'appétissant en tout cas ?)

(toujours compliqué pour moi de faire des photos de nourriture, et toujours archi déçue par le résultat. Comment faire pour qu'elles ne ressemblent pas à rien... enfin à rien de mangeable et d'appétissant en tout cas ?)

A Noël dernier, Fifille a sans doute trouvé que Fiston 2 mangeait un peu trop de viande, ou pas assez de légumes. Alors elle lui a offert un livre de recettes végétariennes toutes simples à réaliser. Depuis, quand il fait à manger, il nous régale de délicieux plats vraiment originaux, variés et équilibrés. En voici un que j'ai tout particulièrement apprécié, et qui change des traditionnelles salades composées d'été à base de riz ou de pâtes.

100 g de lentilles blondes du Puy

1 c. à soupe de concentré de tomates

150 g de boulgour

de la menthe ciselée

3 tomates finement hachées

1/2 concombre coupé en petits dés

750 ml de bouillon de légumes

le jus d'un citron

1 c. à soupe d'huile d'olive

2 oignons émincés

1 c. à café de sucre

sel, poivre

Versez les lentilles, le concentré de tomates et le bouillon de légumes dans une casserole puis portez à ébullition. Réduisez le feu, couvrez hermétiquement et laissez mijoter 20 mn. Ajoutez le boulgour et le jus de citron. Salez et poivrez. Faites cuire jusqu'à absorption complète du bouillon (15 mn environ).

Pendant ce temps, faites chauffer l'huile d'olive dans une poêle. Ajoutez les oignons et le sucre, faites cuire à feu doux jusqu'à ce que le mélange caramélise.

Mélangez la menthe à la préparation aux lentilles et au boulgour, ajoutez les oignons caramélisés, les tomates et le concombre hachés.

Peut se manger chaude ou froide. Nous, on l'a mangée tiède !

J'ai vraiment aimé le petit goût sucré des oignons caramélisés et l'absence totale de vinaigrette (important quand on veut garder la ligne et qu'on s'est déjà lâché sur l'apéro).

Essayez, vous serez surpris !

Voir les commentaires

Rédigé par vivi

Publié dans #nourriture

Repost 0

Publié le 15 Août 2016

CIEL DU LUNDI 15 AOUT

Bleu, bleu, le ciel de Gironde pour la communauté Petit coin de ciel et la récap' hebdomadaire d'Arlette et Chat Bleu.

Chaud, chaud le soleil de plomb.

Et dingue, dingue l'escalade du mercure pendant ces 3 derniers jours.

Car ouiii, ils ont été dignes d'un vrai week-end du 15 août comme on l'imagine, comme on l'espère, comme on le rêve, comme on le veut de toutes ses forces.

Tout d'abord, caniculaire avec 35° à l'ombre... Alors avec Jules, on a trouvé la parade : samedi, les pieds dans le lac de Lacanau sur la plage du Moutchic, dimanche les pieds dans le Bassin d'Arcachon avec une balade sur l'eau, lundi les pieds dans la piscine à la maison. Ça va, ça n'a pas été trop dur pour nous la vie pendant ces 72 heures, mais fallait au moins ça si on ne voulait pas mouriiiir.

Ensuite, convivial, sous le signe de la famille, avec comme point d'orgue des repas qui durent, qui durent : vendredi soir avec les cousines/cousins chez belle-maman, samedi avec une partie des enfants à la maison et dimanche avec tous les enfants à la maison aussi ; c'était la première fois qu'on était tous réunis depuis le mariage de Fiston 1 il y a tout pile un mois (et la dernière avant un bout de temps sniiiff).

Enfin, léger, indolent, avec un brin d'insouciance, et on a carrément déconnecté... On a profité de la météo bienveillante... du moment présent... et de ces instants de détente qui s'offraient à nous... J'ai adoré la balade sur les pistes cyclables girondines samedi après-midi (oui oui, par cette chaleur c'était carrément fifou), l'odeur du sous-bois, le bruit des épines de pins desséchées qui craquent sous les roues des vélos... (je me prenais carrément pour Paulette). J'ai aimé alterner trempette dans le lac et séchage/bronzette sur la plage, faire la baleine sur le matelas pneumatique, bouquiner les pieds dans l'eau avec juste ce qu'il faut de fraîcheur et de soleil pour être en paix avec soi-même, et profiter de nos merveilleux enfants bien sûûûr.

En fait, en y réfléchissant bien, j'étais à deux doigts de penser que j'avais été Caroline Ingalls dans une autre vie.

Espérons que le week-end prochain nous permettra de nous refaire le même que celui qui vient de s'écouler.

C'était trop bien.

Voir les commentaires

Rédigé par vivi

Publié dans #météo-humeur

Repost 0

Publié le 14 Août 2016

Le principe de cette rubrique, c'est !

SILENT SUNDAY # 21

Voir les commentaires

Rédigé par vivi

Publié dans #silent sunday

Repost 0

Publié le 8 Août 2016

CIEL DU LUNDI 8 AOUT

Encore un bel azur aujourd'hui pour la communauté Petit coin de ciel et la récap' hebdomadaire d'Arlette et Chat Bleu, sans nuages, Coloré Idéalement Et Lumineux à souhait (ça c'est pour vous Alba et Mary si vous passez par là).

Alors, avec Jules, on a profité du week-end pour faire des repas de famille tard sur la terrasse car c'était l'anniversaire de Fiston 1, et aussi des repas chez belle-maman car elle avait des invités et que du coup on s'est invité nous aussi, du farniente (trop bien, j'ai l'impression que j'ai encore des milliards d'heures de farniente à récupérer), des balades à vélo, et de la plage aussi.

D'ailleurs, quand on est allé faire du vélo, on est parti un peu tard de la maison, et la promenade a duré plus longtemps que prévu, alors tout d'un coup on a eu faim et on a décidé de s'arrêter dans une petite baraque à frites pour s'acheter à manger. Tandis qu'on attendait notre sandwich tout en se léchant les babines par avance (du fait-maison juste devant nos yeux, avec du bon pain tout frais et de la farine dessus, et des bons produits dedans), un père est arrivé avec son fils.

Le père dit : "Bon, alors, qu'est-ce que tu veux à manger ?"

Le petit lit la carte affichée au mur et répond : "Haann, y'a des sandwichs chauds mais moi j'veux pas du chaud."

"Y'a aussi des froids." dit le père.

"Naaannn, mais moi j'veux pas des froooiiids" et au bout d'un moment  "J'veux des tièdes."

Déjà, avec Jules, on était mort de rire. D'une part parce que ça nous rappelait trop nous à la période où les enfants sont toujours en pleine contradiction avec leurs parents, et où il suffit que tu leur proposes un truc pour qu'ils demandent le contraire, et d'autre part parce que ce genre de conversation c'est quand même vachement drôle quand c'est chez les autres que ça se passe et pas chez toi.

Bon, on ne sait pas ce que l'enfant a finalement commandé mais ensuite vient le tour du père de commander. Il dit :

"Je vais prendre un Américain avec un steak. Mais sans oignons."

(je précise que la carte stipule "sandwich Américain avec garniture oignons, tomates, poivrons, salade")

"D'accord. Avec quelle sauce ?" demande le serveur.

"Ketchup. Ah, et sans tomates non plus le sandwich."

"Bon," dit le serveur, "Des poivrons alors ?"

"Euh, non plus, oubliez les poivrons."

Le serveur reste zen : "Alors un Américain sans garniture, juste avec de la salade si je comprends bien ?"

"Ben, en fait," dit le père "la salade non plus c'est pas la peine".

J'ai failli m'étrangler de rire en entendant ça. J'ai dit à Jules : "Hum, hum, tel père, tel fils" (mais j'aurais pu dire aussi "Hé, hé, les chiens ne font pas des chats" ou "Il ne pouvait pas le dire tout de suite qu'il voulait juste un steak dans du pain") et Jules a répondu : "Nan mais t'es marrante toi, qu'est-ce que tu veux faire d'autre si t'es totalement allergique aux légumes hein ?"

Evidemment, ça se discute... Et vous ? Vous auriez dit quoi ?

Voir les commentaires

Rédigé par vivi

Publié dans #météo-humeur

Repost 0

Publié le 7 Août 2016

Le principe de cette rubrique, c'est !

SILENT SUNDAY # 20

Voir les commentaires

Rédigé par vivi

Publié dans #silent sunday

Repost 0

Publié le 1 Août 2016

CIEL DU LUNDI 1er AOUT

Nouveau lundi, nouvelle semaine, nouveau mois, nouveau ciel pour la communauté Petit coin de ciel et la récap' hebdomadaire d'Arlette et Chat Bleu.

Et aussi nouveaux blablas. Ça faisait longtemps hein ?

Alors déjà que d'habitude le temps passe vite, eh bien ce mois de juillet-là je l'ai encore moins vu filer. Entre ma dernière semaine de boulot, le mariage de Fiston 1 (avant, pendant, après) et les vacances, le planning était réglé comme du papier à musique avec zéro temps mort. Bref, mes 3 semaines de congés ont littéralement fondu comme beurre au soleil mais elles auront été remplies et rentabilisées, c'est le moins qu'on puisse dire.

Le mariage s'est TRÈS bien passé. Contre toute attente (car c'était pas gagné !), on a eu un temps magnifique pendant les 3 jours. Oui, oui, parce qu'on a étalé ça sur 3 jours : le mariage civil et un goûter le vendredi 15 juillet, la cérémonie religieuse orthodoxe le samedi 16 juillet, en plein air (sous le soleil et à l'ombre des arbres, assis sur des petits bancs décorés, c'était bucolique à souhait), suivie d'une grande fête, et l'after à la maison le dimanche 17 juillet (ben oui, on n'allait pas se quitter comme ça). C'était très émouvant de vivre ces moments et d'avoir tout ce monde autour de soi... Enfants, famille, belle-famille, amis... Chacun s'était mis sur son 31. Bien sûr... il y a ceux qui n'ont pas voulu venir... mais ceux-là, bah, ils ne savent pas ce qu'ils ont raté.

Voilà. Et ensuite (car ce n'est pas fini), une fois que nos amis et nos familles ont été repartis, et qu'on a eu fait un minimum de rangement, Jules et moi on a abandonné la maison aux gosses et on est parti 8 jours en Sicile. J'avais négocié l'hôtel-club (pieds sous la table, apéro au bord de la piscine, lecture sur la chaise-longue et bronzette sur la plage) contre quelques excursions organisées ; on a donc visité Selinunte, la vallée des temples, Castelvetrano, Trapani, Ségeste et Erice. Mon Jules est fan des vieilles pierres et des ruines (au cas où ça vous aurait échappé). Il voulait aussi aller voir l'Etna mais (lever 4h15, retour 21h45 avec 4 h de bus aller et 4 h de bus retour) j'ai dit nope, alors il y est allé tout seul ! C'est ça les vieux couples (lol).

Et après ? Ben on est rentré à la maison et... quelques machines à laver plus tard... me voilà à passer un peu de temps ici. Oh la la, un bail que je n'avais plus publié mon ciel hein, mais il était tellement bleu aujourd'hui que je n'aurais raté ça pour rien au monde ! Et aussi un bail que je ne suis pas venue voir le vôtre. Je vais donc me rattraper sans plus attendre. Attention, j'arriiiive !

Voir les commentaires

Rédigé par vivi

Publié dans #météo-humeur

Repost 0

Publié le 31 Juillet 2016

Le principe de cette rubrique, c'est !

SILENT SUNDAY # 19

Voir les commentaires

Rédigé par vivi

Publié dans #silent sunday

Repost 0

Publié le 29 Juillet 2016

MOBILE ADDICT (MEME EN VACANCES)

On circule sur une des plus belles routes de Sicile. A gauche, la montagne, majestueuse et monumentale, inchangée, telle qu'elle était déjà là il y a des siècles. A droite, la vue sur la somptueuse côte, découpée comme de la dentelle, et la mer, d'un bleu à couper le souffle. Mais la dame qui est assise devant nous dans le bus fait une réussite le nez dans son portable. Faut être un peu couillonne quand même...

9 heures du matin, sur les chaises longues au bord de la piscine de l'hôtel club**** : l'homme est venu en vacances avec sa jeune femme sublime et ses deux petits garçons (il n'est pas mal non plus, bronzé, musclé, légèrement bedonnant mais pas trop, le type même du gars sûr de lui qui préfère commander que recevoir des ordres). Les deux petits garçons jouent aux cartes, leur maman les regarde d'un air attendri tout en leur parlant affectueusement de temps en temps. Et lui, il ne lâche pas son mobile. Il dit : "Oui, oui, je sais, mais je l'avais anticipé ça... Je vais leur renvoyer un mail. Mais à mon avis, il suffit d'ajouter une prise et un raccord... Ouais, ouais, bon ben Bernard, tu me tiens au courant. Oui, tu peux me joindre quand tu veux". Et 10 mn plus tard, il est toujours en ligne avec la même personne : "Tu diras bien à Pavel de commander une barre de 63 en HTA, ben oui hein, je vois pas d'autre solution. Je l'ai déjà dit à Christine ce matin...Je l'ai appelée de bonne heure et elle a essayé de lui envoyer un fax mais ça n'a pas fonctionné..." Et encore 10 mn plus tard : "Normalement, ils nous ont fait le virement de 162 $... Oui oui, c'est réglé... On aura le crédit fin du mois... Faudra bien vérifier, vous me tenez au courant sans faute hein, je compte sur vous". Ses petits garçons jouent dans la piscine à présent et sa femme est toujours sur la chaise longue à côté de la sienne, les yeux dans le vague. Je me demande combien de temps encore elle va tenir avant de se lever et se barrer.

Les ados sont assis sur un banc, deux filles et un garçon. Tous les trois ont leur portable à la main et pianotent à qui mieux mieux. Ils ne se parlent pas, ne se regardent pas, chacun est dans sa bulle. Je m'interroge : normalement, Internet et les portables sont censés nous aider à mieux communiquer et favoriser le lien social, non ?

Le soleil est encore bas. L'homme et la femme profitent de la douceur matinale avant la montée en flèche des températures qui vont aujourd'hui encore atteindre les 30-35°. De tous côtés, on peut voir le ciel bleu, limpide. Zéro nuages à l'horizon. Ils prennent leur petit déjeuner sur une table pour deux, l'un en face de l'autre. Quel âge peuvent-ils avoir ? La cinquantaine ? Je me figure qu'ils se sont peut-être offert ce voyage pour leurs 25 ans de mariage. Ils ont laissé leurs grands enfants à la maison, et se retrouvent en tête-à-tête comme deux amoureux. Mais depuis 10 mn que je les observe, ils n'ont pas échangé une seule parole. Ils tapotent tous les deux sur leur mobile en avalant leurs brioches. Cherchez l'erreur.

C'est l'heure de la sieste. Je suis tranquillement en train de lire un polar, à l'ombre d'une tonnelle. Le suspense est à son comble. Tout est calme, chacun respecte la tranquillité de l'autre et on n'entend que les enfants qui sautent dans l'eau et s'éclaboussent. Soudain, l'ado à côté de moi hurle à son pote : "Hé mec, j'hallucine. Y'a un Bulbizarre dans la piscine." Mais dans quel monde vit-il ? A moins que ce ne soit moi qui soit complètement décalée ?

La journée s'achève, on dîne tranquillement en profitant de nos vacances, et d'un repos bien mérité. La soirée est douce, on sait que l'on va pouvoir veiller tard sans même avoir à s'inquiéter de mettre cette petite laine qu'on a d'ailleurs même pas emportée dans nos valises. Le calme fait du bien, on apprécie cette parenthèse dans la vie, cette bulle à deux, sans les enfants.  L'espace d'une semaine le temps s'est arrêté, loin de la frénésie de ces dernières semaines. A côté de nous, un autre couple à peu près de notre âge, à qui je souris. Peut-être qu'eux aussi partagent les mêmes sentiments que nous ? Mais tout à coup, un petit bip, une alerte sur le portable de la dame vient troubler la quiétude de notre soirée. Elle dit tout fort : "Oh la la chéri, c'est pas possible, tu te rends compte, il y a eu un attentat revendiqué par l'EI en Syrie, il y a au moins 44 morts et 140 blessés". Le charme est rompu.

Les vacances sont finies. On vient d'atterrir à l'aéroport de Bordeaux-Mérignac. Visiblement, un contretemps au sol nous empêche de descendre de l'avion mais les gens sont déjà debout dans l'allée et les travées, leurs bagages à la main, prêts à quitter l'appareil dès qu'ils en auront reçu l'autorisation. Dans cette ambiance de promiscuité, les gens murmurent ou parlent tout bas. Tout à coup, une voix s'élève : "Ça y est, je viens d'atterir à Bordeaux !... Excellent vol, en effet !... Alors comme convenu tu viens me récupérer ?... Je serai à l'arrêt-minute... Disons d'ici un quart d'heure... Oui, à tout à l'heure." Les gens se regardent, sourient en douce, amusés par ce manque de discrétion évident. Alors que le silence revient dans l'avion, une petite fille demande : "Dis maman, pourquoi il parlait si fort le monsieur ?" Rire général. Ne dit-on pas que la vérité sort de la bouche des enfants ?

Et si le temps des vacances on se déconnectait un peu pour respirer (et laisser respirer les autres) ?

Voir les commentaires

Rédigé par vivi

Publié dans #vacances-week-ends

Repost 0

Publié le 4 Juillet 2016

CIEL DU LUNDI 4 JUILLET

Oh la la ! Ça sent le renfermé par ici. Même plus le temps d'assurer les kifs et le minimum syndical. Alors voyons si je sais encore publier un ciel, écrire un article et partager quelques blablas ?

Le ciel tout d'abord (pour Arlette et Chat Bleu) : il était bien bleu aujourd'hui (surtout à partir de 14h00), ce qui mérite d'être signalé car ces dernières semaines, comme partout j'imagine, la météo a été plutôt capricieuse en Gironde. Nous avons eu un peu de tout jusqu'à maintenant mais pas du temps de saison en tous cas, ni des températures adaptées. Parfois, une belle journée, un peu de chaleur et puis le lendemain, la cata ! Mais bon, moi je suis prête à tout endurer du moment qu'il fait beau les 15, 16 et 17 juillet.

Sinon, les enfants vont très bien :

Pour Fiston 1 et sa chérie bien sûr, c'est la dernière ligne droite (et pour nous aussi du coup). Mais ils sont dans les délais et ont super bien géré le truc. Aujourd'hui, ils ont même pris le temps de se détendre et de s'offrir quelques heures de massage / spa / hammam / sauna. Et puis le futur marié est reparti bosser à Limoges... jusqu'au week-end prochain où l'on sera alors à J-7.

Fiston 2 est rentré de Cambridge courant mai, un peu en vrac. Mais après un mois passé à se refaire une santé, manger les bons petits plats de sa maman (et nous en préparer d'autres), se reposer, retrouver ses repères et faire du sport, il a repris du poil de la bête. Assez pour filer à Lyon chercher un appart en coloc, puisque c'est là-bas qu'il passera la prochaine année scolaire, avec en principe l'agrég à la clé.

Fiston 3 est rentré de son stage dans les Landes et est en vacances depuis une semaine, Pfff, c'est que ça fatigue de présenter le journal, faire des reportages, des interviews, toussa toussa. Pour l'instant, il est bien occupé par la Coupe d'Europe, le Tour de France, bientôt les Jeux Olympiques, ah oui et puis aussi éventuellement entre deux matchs par la recherche d'un job d'été. Oui, oui, il s'y prend un peu tard mais on a pas mal d'agences d'intérim dans le coin qui cherchent tout le temps du monde alors il est confiant.

Quant à Fifille, elle attend sereinement les résultats de son bac français et de son TPE en allant de soirée filles en soirée filles, non sans avoir au préalable passé des heures à se préparer et à cuisiner des montagnes de cookies et de muffins. La belle vie quoi !

En ce qui me concerne, pas sûre de repasser par ici avant la fin du mois de juillet. Des préparatifs, encore des préparatifs, et puis le mariage, suivi par une semaine de vacances ici, puis une semaine de vacances en amoureux avec mon Jules (25 ans de mariage cette année !!) alors je vous souhaite à tous de bonnes vacances et vous dis à très bientôt pour des tas de blablas (c'est qu'il va bien falloir à un moment donné que je me rattrape) !

Voir les commentaires

Rédigé par vivi

Publié dans #météo-humeur

Repost 0