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Publié le 16 Mars 2017

Il y a quelques mois encore, c'était pour moi inimaginable, inconcevable, impossible, complètement irréaliste et irréalisable. J'aurais eu bien trop peur de paraître négligée, pas impeccable ou pire, vieille ! Quand je lisais sur des blogs que certaines femmes avaient décidé de se mettre à la bicolorité, d'adopter 50 nuances de gris ou la givritude attitude, ça ne me faisait pas envie du tout et je regardais leurs photos et leurs parcours avec une indifférence totale, de la perplexité, voire un certain doute quant à l'intérêt de leur démarche et peut-être même un peu de pitié. Comment pouvait-on en arriver là ? Elles, peut-être... Mais moi, no way !

Alors qu'est-ce qui m'a poussée tout d'un coup à abandonner les mèches que je faisais faire depuis des années pour cacher la misère (comme j'aimais dire) et laisser pousser mon gris ?

Le déclic je crois a eu lieu quand j'ai vu des photos de moi au mariage de mon fils en juillet dernier. J'avais voulu une coiffure avec les cheveux relevés, genre chignon, (le style que je ne porte jamais) et je me suis rendue compte que, malgré les mèches toutes fraîches et toutes belles que je venais de faire faire à grands frais à peine 2 petites semaines auparavant, ma tignasse de derrière était toute grisonnante en-dessous. Ben ça alors ? Et si les mèches ne cachent pas toute cette désolation, dessus ET dessous, est-ce vraiment la peine de se donner tout ce mal ? me suis-je demandé.

COMPLETEMENT GIVREE (OU PRESQUE)

Et puis, un vent de curiosité a soufflé sur moi... Au fait, de quelle couleur étaient vraiment mes cheveux ? Certainement pas miel doré, blond cuivré ou caramel artificiel. D'ailleurs, parfois les patients de l'hôpital me disent au téléphone : Ah oui, je vois qui vous êtes... La secrétaire blonde avec une queue de cheval ? Mais, mais, mais ?? Je ne suis pas blonde. Je n'ai jamais été blonde et en tout cas je ne me vois absolument pas comme ça. Peut-être châtain clair (voir par exemple ici mes cheveux de bébé, ici mes cheveux à 5 ans -la petite rose et bleue avec des couettes assise en tailleur au premier rang, ici mes cheveux à 10 ans et ici la photo de mon permis de conduire quand j'avais 17 ans) ? Avec comme conséquence donc, l'impression récurrente ces derniers temps que cette couleur de cheveux, ben ce n'est pas moi.

Enfin, j'ai laissé faire les choses. Quand ça a été le moment de refaire mes mèches, juste avant Noël, j'ai pris un rendez-vous. Et je l'ai repoussé. Puis je l'ai annulé.... Je me trouvais très bien comme ça, alors à quoi bon aller passer 4 heures chez le coiffeur et payer 60 € pour quelque chose dont je n'avais pas vraiment envie ?

Sur le dessus, les fils argentés ont peu à peu remplacé les mèches dorées, tout en douceur, sans démarcation vraiment prononcée (cela aurait été bigrement plus compliqué si j'avais été adepte des "couleurs")... Pour arranger un peu plus les choses, mes cheveux ne sont pas encore TOUS gris et ceux que j'ai sont beaucoup "en-dessous". Du coup, l'effet "coup de vieux" est modique ! Avec le temps qui passe, je découvre peu à peu ma VRAIE chevelure... Certes pas tout à fait identique à celle dont j'avais le souvenir (car une bonne trentaine d'années est passée par là, entre les hennés, les couleurs et les mèches) mais sur laquelle le temps a mis sa patte, son pinceau d'artiste, sa touche givrée.

COMPLETEMENT GIVREE (OU PRESQUE)
COMPLETEMENT GIVREE (OU PRESQUE)

Je ne sais pas si cela va de pair avec la démarche du Zéro Déchet, mais du coup j'ai aussi moins de chimie sur la tête, et je suis plus naturelle, plus bio en quelque sorte (un peu comme les pommes que j'ai achetées aujourd'hui !)

Mais attention, pas à n'importe quel prix ! Car si au final ce gris m'insupporte, je n'hésiterai pas à faire machine arrière et reprendre rendez-vous chez ma coiffeuse pour faire... pour faire je ne sais pas quoi d'ailleurs, mais changer ! Avouez que c'est plutôt indulgent des cheveux : quelque soit le traitement qu'on décide de leur faire subir, ils repoussent toujours à l'identique, de façon immuable.

Pratique et confortable d'avoir droit à un joker...

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Rédigé par vivi

Publié dans #actualité..., #santé, #objectif zéro déchet

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Publié le 4 Mars 2017

OBJECTIF ZERO DECHET : DES NOUVELLES DE LA YAOURTIERE

Il y a 4 mois, notre famille adoptait une yaourtière. L'achat, les prémices et les balbutiements de la cohabitation, c'était ici.

Et voilà qu'il est grand temps de faire le point.

Ça va aller vite... Parce qu'il n'y a que du positif. Le seul hic ce sont les pots eux-mêmes qui ne sont vraiment pas pratiques. Trop ronds et trop lourds, ils glissent des mains quand on veut les rincer ou se retournent dans le panier du lave-vaisselle comme des culbutos, et puis les couvercles qui sont censés se "clipser" ferment mal, comme s'ils avaient été déformés par la chaleur. Ceux de la yaourtière de ma maman d'il y a 40 ans étaient beaucoup plus pratiques (pots droits, couvercles à vis), pourquoi les avoir changés ?

Au niveau des recettes, je n'en ai pas testé 150, parce que tout le monde à la maison apprécie les produits le moins transformés possible. J'ai donc essentiellement fait des yaourts nature.

Au début, j'ai appliqué la recette de base : 1 litre de lait demi-écrémé + 1 yaourt du commerce pour le ferment. Mais ils étaient trop liquides et un peu "gluants". J'ai testé plusieurs temps de "cuisson", mais même après 12 heures la texture ne nous convenait pas. Alors j'ai essayé avec du lait entier et un peu de lait en poudre (30 g environ) + 12 heures de "cuisson" et à présent ils sont parfaits, à la fois compacts, onctueux et moelleux à souhait.

Pour faire plaisir à Fifille, je rajoute parfois de l'extrait de vanille ou du sucre glace et pour faire plaisir à Fiston 2, quand il est revenu quelques jours en vacances au mois de février, j'ai essayé des recettes avec des fruits mixées. C'est très bon dans tous les cas, et ça change... Cela fait un dessert un peu plus riche... Et pour peu que Fifille nous gratifie avec de ses cookies dont elle seule a le secret, c'est la fête !

Au niveau du coût, je me suis lancée dans de savants calculs ! Au final, le yaourt-maison revient à environ 11 cts, électricité comprise (2 cts par fournée), soit un peu moins cher qu'un yaourt bio du commerce au lait entier ou un yaourt de marque et un peu plus cher qu'un yaourt classique sans marque.

Mais, dans tous les cas, le goût est incomparable. Le yaourt-maison est savoureux, crémeux, beaucoup moins acide qu'un yaourt industriel, et je sais de quoi je parle puisque je les mange toujours sans sucre (sauf parfois avec un peu de confiture de fraise... c'est mon péché mignon la confiture de fraise...).

Au niveau de l'organisation, je "lance" en général une fournée le soir vers 19 ou 20 heures et le lendemain vers 8 heures ils sont prêts. La yaourtière tourne ainsi sur le courant de nuit (mais c'est juste un détail parce qu'à 2 cts la tournée...) et je peux mettre les pots au frigo avant de partir au travail. Ils se gardent plusieurs jours... Je ne sais pas combien mais en tout cas ils sont largement mangés avant d'être périmés...

Ah oui, et au niveau de la poubelle, ben y'a pas photo. Ce n'est peut-être pas que à cause des pots de yaourt vides mais toujours est-il que je ne change plus le sac de notre poubelle de cuisine (20 litres) qu'une fois tous les 10 jours.

En matière de "zéro déchet", cette action peut vous paraître un grain de sable sur la plage (et ça l'est). Mais ce n'est pas si souvent qu'on peut joindre l'utile à l'agréable et en même temps contribuer à sauver la planète alors pourquoi s'en priver ?

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Rédigé par vivi

Publié dans #objectif zéro déchet

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Publié le 25 Février 2017

OBJECTIF ZERO DECHET : PLACE AUX ETIQUETTES QUI SE MANGENT

A la maison, il y a un sujet récurrent qui fâche : c'est tout petit, ça passe presque inaperçu, ça fait néanmoins partie du paysage quotidien et ça éneeerve ! Je veux parler des petites étiquettes rondes ou ovales que l'on trouve sur les fruits et les légumes pour les identifier. Ça résiste au grattage, ça colle aux doigts et on ne sait jamais comment s'en débarrasser. Alors, j'ai tendance à un peu les oublier et à les balancer avec les épluchures quand je vais donner à manger aux poules. Mais cela met Jules en grosse colère, non pas parce que les poules risquent de s'étouffer avec (elles n'ont pas un QI très élevé mais elles savent quand même reconnaître le comestible du pas bon) mais parce qu'il les retrouve par terre des mois plus tard quand il ratisse l'enclos. On dirait pas mais ces autocollants sont imputrescibles, faits d'une matière plastique qui dure, dure, dure... bien loin du biodégradable.

Et Jules n'est pas légufrulabélophile, malheureusement.... alors...

Alors, la société néerlandaise Nature & More a eu une idée de génie : et si on remplaçait ces étiquettes (mais aussi les blisters ou les papiers de soie qui entourent parfois les oranges ou les citrons) par une marque au laser, une espèce de tatouage écolo sur la peau des fruits et des légumes ? Ne serait-ce pas plus pratique ? Ne ferait-on pas une considérable économie de matière et d'énergie. Et Jules et Vivi ne se disputeraient-ils pas moins sur le sujet ?

Puis Laser Food l'a fait. Grâce à un effet de dépigmentation, le laser laisse sur le produit l’empreinte que l'on souhaite : un dessin, un chiffre, un mot… Les étiquettes font ainsi désormais partie intégrante du fruit (ou du légume) dont la chair, le goût, le parfum ou la durée de conservation ne sont en aucun cas impactés par l'opération qui reste tout à fait superficielle. A priori, cela ne présenterait pas le moindre danger pour le consommateur, pas plus en tout cas qu'un résidu de colle.

Au total, la technologie du laser ne demanderait que 1 % des émissions de carbone habituellement générées et pourrait supposer une très grande économie de papier, d'encre et d'autocollant. Et si le prix d'une machine reste "considérable", la dépense serait en revanche rapidement amortie et n'excèderait pas la somme que mettrait déjà un distributeur de fruits et légumes dans l'impression d'une fournée d'étiquettes.

En matière de "zéro déchet", cette action peut vous paraître un grain de sable sur la plage (et ça l'est). Mais c'est en s'accumulant que les petits gestes peuvent vont créer un impact formidable et faire économiser, à terme, des tonnes d'emballages inutiles.

Simple, mais bigrement efficace, vous ne trouvez pas ?

(Toutes les images proviennent de ce site)

OBJECTIF ZERO DECHET : PLACE AUX ETIQUETTES QUI SE MANGENT
OBJECTIF ZERO DECHET : PLACE AUX ETIQUETTES QUI SE MANGENT
OBJECTIF ZERO DECHET : PLACE AUX ETIQUETTES QUI SE MANGENT
OBJECTIF ZERO DECHET : PLACE AUX ETIQUETTES QUI SE MANGENT

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Rédigé par vivi

Publié dans #objectif zéro déchet

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Publié le 7 Janvier 2017

OBJECTIF ZERO DECHET : ON NE S'ARRETE PAS EN CHEMIN !

Le mois de décembre (et en fait même celui de novembre) a eu raison de cette rubrique comme des autres. J'avais promis à la rentrée un post "zéro déchet" chaque semaine mais je crois que j'ai eu les yeux plus gros que le ventre, bref que j'ai exagéré mes capacités.

Mais mais mais... même sans article les efforts pour limiter le remplissage de nos poubelles ont été maintenus et ont vraiment porté leurs fruits puisque, depuis début septembre, j'ai sorti nos bacs vert (recyclage) et noir (tout venant) une seule fois le 20 octobre, puis le 5 janvier.

Alors oui, depuis que nous faisons plus attention, le volume de nos déchets s'amenuise et nous pouvons aisément laisser nos poubelles se reposer et limiter leurs sorties au bout de la rue. Le point positif c'est que contrairement à la croyance populaire qui veut que les poubelles ça pue, elles ne dégagent plus aucune mauvaise odeur puisqu'elles ne contiennent plus de déchets organiques : ce qui ne va pas aux poules va au compost. Et c'est top de ne plus avoir de poubelles qui cocottent.

Oui, mais alors, que contiennent-elles encore ?

Plein de choses !

Trop de choses !

Des vieux gants Mapa troués. Le film plastique qui entoure les boîtes d'allumettes. L'emballage du pain de mie. L'emballage des spaghettis. Le plastique autour de la salade iceberg. L'opercule du yaourt qui me sert à faire les yaourts dans la yaourtière. Le blister des médicaments que j'ai dû prendre. Le papier alu autour du bouillon cube. Des capsules de bière. Des enveloppes à fenêtre. Le filet autour des oranges. Un joint de bocal. Le papier du Kiri. Des barquettes de charcuterie en plastique. Des barquettes de viande en polystyrène. Le blister du jambon cru. L'emballage plastique du gruyère râpé. Des disques à démaquiller. Un cintre déglingué. Un sac déchiré. Le papier d'emballage du beurre. Une assiette cassée. Etc. etc. etc.

Encore trop de produits sur emballés. Encore trop de déchets non recyclables.

Il faut donc se remobiliser et trouver d'autres solutions. C'est une bonne résolution ça pour un début d'année non ? L'une d'elles serait d'arrêter dans un premier temps d'acheter les fruits et légumes, la viande, le fromage, la charcuterie au supermarché. Dans un deuxième temps d'aller au magasin de vrac pour acheter les pâtes, le sucre, la farine...  Mais cela implique : 1. de faire l'effort de se LEVER et d'enfiler un survêt le samedi matin ou le dimanche matin pour aller au marché et et et... 2. ben je ne vois rien d'autre en fait. Alors... L'idée doit faire son chemin... A suivre...

En matière de "zéro déchet", ces actions peuvent vous paraître un grain de sable sur la plage (et ça l'est). Mais elles sont indispensables car si l'on continue à avoir des comportements irresponsables alors que d'autres alternatives sont possibles, quelle planète allons nous laisser à nos enfants et nos petits-enfants ?

(hein, je vous le demande)

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Rédigé par vivi

Publié dans #objectif zéro déchet

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Publié le 5 Novembre 2016

photo du web

photo du web

La semaine passée, je n'ai rien écrit dans cette rubrique. Et pour cause. Depuis la dernière fois et le déo maison, je me suis attaquée à du lourd et il a bien fallu 15 jours pour que les choses mûrissent et se mettent en place (même si ça fait un moment que j'y pense) Car, entre les yaourts et la famille de Vivi, c'est une looongue d'amour qui dure depuis un demi-siècle.

S'il n'y a rien d'autre de prévu, Jules en mange systématiquement deux après le repas du soir. Pas un petit déjeuner pour moi sans ma dose de 125 g contre l'ostéoporose (c'est le doc qui l'a dit !). Et les enfants en sont complètement dépendants. Si on leur demande comme ça à l'arrache quel est leur dessert préféré, ils répondront à coup sûr tous en choeur : les yaourts ! Fiston 1 a une petite préférence pour les brassés, Fiston 2 est un inconditionnel des "nature", Fiston 3 est amateur de ceux aux fruits mixés (suuurtout pas de morceaux !) et Fifille raffole des "vanille".

Imaginez donc le nombre de yaourts qu'on a mangés depuis qu'on est 6 (je me souviens du temps où j'achetais 3 x 16 pots toutes les semaines). Je dirais même plus : imaginez donc le nombre de pots de yaourts qu'on a jetés depuis qu'on est 6... Une montagne ? Une tonne ? Une pyramide ? Une décharge rien qu'à nous tous seuls ? Je préfère ne même pas y penser.

Donc, depuis quelques temps, j'avais ces pots de yaourts vides qui squattent notre poubelle dans le collimateur. Alors, en y réfléchissant, je me suis dit : pourquoi ne pas utiliser une yaourtière et des contenants en verre réutilisables ? Si on aime les yaourts du commerce, il n'y a aucune raison pour qu'on n'apprécie pas les yaourts faits maison avec des bons produits.

Et en y réfléchissant encore mieux, je me suis souvenue tout d'un coup qu'on avait déjà une yaourtière à la maison quand on était petits mes frères et moi. De là à penser que nos mères avaient compris bien avant nous les avantages du zéro déchet et que notre génération a fait marche arrière en succombant aux charmes du chant des sirènes commerciales, il n'y avait qu'un pas. Parce que, bien franchement, qui n'a jamais éprouvé un grand moment de solitude dans les boulevards des laitages d'un hypermarché ? N'est-ce pas décadent ce choix insensé de variétés, couleurs, parfums, textures ? Nature 0 % ou nature au lait entier ? Aux morceaux entiers, à la pulpe de fruits ou alors juste aromatisés ? Au caramel, à la vanille, au chocolat, à la pistache, à la noisette ? Sous forme de crème, de mousse, brassé, velouté, à la grecque, sucré, battu, à la faisselle ? Au lait de soja, de chèvre, de brebis, de coco, de riz ? Et tous ces goûts bizarres genre façon crème brûlée, tiramisu, tatin ou tarte citron ? Je n'invente rien hein, on est bien d'accord.

Bref, tous ces arguments ont fait que j'ai sauté le pas. Après avoir tourné le problème dans tous les sens, j'ai finalement jeté mon dévolu sur une yaourtière Seb 7 pots toute simple à 29,90 € (vendue avec 7 pots supplémentaires, soit 14 pots au total). Si vous voulez tout savoir, faire des yaourts maison c'est fun et c'est hyper facile même si pour l'instant je ne suis sûre de rien : je teste des recettes, des manières de faire, des temps de fermentation... Peut-être que de votre côté vous utilisez déjà (ou avez utilisé par le passé) une yaourtière et pourrez me donner des conseils ou votre avis ?

OBJECTIF ZERO DECHET : ZERO POTS DE YAOURT (OU PRESQUE)

En matière de "zéro déchet", cette action peut vous paraître un grain de sable sur la plage (et ça l'est). Mais j'ai calculé comme ça vite fait que notre famille mettait chaque année au bas mot entre 1 500 et 2 000 pots plastiques pleins de polypropylène et de polystyrène dans le bac des déchets non-recyclables.

Ça fait quand même quelques poubelles tout ça, non ?

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Rédigé par vivi

Publié dans #objectif zéro déchet

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Publié le 22 Octobre 2016

OBJECTIF ZERO DECHET : ADIEU BOMBES DE DEO

Attention, cette semaine billet parfumé : on parle d'odeurs !

On raconte que les hommes préhistoriques utilisaient les effluves de leurs congénères pour distinguer leurs amis de leurs ennemis. Mais aujourd'hui tout a changé. Les odeurs corporelles sont considérées comme incommodantes et on fait tout pour s'en débarrasser, notamment en utilisant des déodorants.

Or, ça fait un petit moment déjà que ces bombes spray-aérosol sont dans mon collimateur et que je les regarde d'un air inquiet. Je n'en fais pas grand usage, mais Fifille si. Elle aime spécialement le déo qui sent les agrumes, la fleur de tiaré ou encore la grenade des Açores... et les achète par lots.

Oui, mais, qu'y a-t-il vraiment dans ces produits ?

Je ne suis pas une spécialiste de la santé, mais je sais qu'il n'y a pas de fumée sans feu et que les médias se déchaînent un peu trop souvent sur le sujet. A les écouter, les aérosols pourraient être responsables de crises d'asthme, de vomissements, de maux de tête, de diarrhées, d'irritations, de douleurs aux oreilles, ou pire, de cancers et même de maladies d'Alzheimer... La liste n'est pas exhaustive... Méfiance donc.

Je ne suis pas une spécialiste non plus de la chimie mais, une chose est sûre, la composition de ces produits est complexe, pour le moins obscure et n'inspire aucune confiance : Butane, Isobutane, Propane, Cyclopentasiloxane, Potassium Alum, PPG-14 Butyl Ether, C12-15 Alkyl Benzoate, Parfum, Distaerdimonium Hectorite, Dimethiconol, Octyldodecanol, BHT, Helianthus Annuus (j'vous jure) Seed Oil, Propylene Carbonate, Caprylic/Capric Triglyceride, Butyrospermum (au secours) Parkii Butter, Hydrolyzed Milk Protein, Citric Acid, Alpha-Isomethyl Ionone, Benzyl Alcohol, Citral, Citronellol, Geraniol, Limonene. Oulaaa, c'est encore plus effrayant à écrire qu'à lire...

Et puis, que fait-on des bombes vides ? On les met dans le recyclage ? Oui mais j'ai lu qu'en fait tout dépendait du "propulseur" et que toutes n'étaient pas acceptées dans la poubelle du tri ? On ne les met pas dans le recyclage ? Oui mais est-ce vraiment sécure de les mettre dans la poubelle "normale", surtout si elles ne sont pas complètement vides. Il paraît que cela peut être potentiellement dangereux.

Alors, au final, on fait quoi ?

C'est tout simple : on élimine le problème. Comme ça, y'a plus de problème. C'est un peu la politique de l'autruche alors ? Oui, mais en fait non. C'est mieux. Et, on suit les conseils de Valérie qui avait commenté cet article en disant qu'elle utilisait depuis peu un déo "maison" et "bio".

Recette ultra-facile: 2-3 gouttes d'huile d'amande douce, 1 goutte d'huile essentielle de palmarosa à mélanger délicatement dans le creux des mains et à appliquer directement sur les aisselles épilées, propres et sèches.

Résultat immédiat, et vous êtes largement tranquille jusqu'au soir.

Avec Fifille, on a essayé ; effectivement, bye bye les mauvaises odeurs et bonjour un délicat parfum léger et fleuri qui n'est pas sans rappeler l'odeur du géranium ou de la citronnelle. Et, OUI (j'écris en majuscules pour bien montrer que je le dis haut et fort), c'est efficace toute la journée.

Pour résumé : tester ce nouveau déo, c'est l'adopter ! (merci Valérie)

En matière de "zéro déchet", cette action peut vous paraître un grain de sable sur la plage (et ça l'est). Mais en matière de santé, quand on a un doute, mieux vaut prévenir que guérir, non ? Et si en plus ça allège nos poubelles, pourquoi hésiter ?

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Rédigé par vivi

Publié dans #objectif zéro déchet

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Publié le 15 Octobre 2016

Voilà environ presque 45 ans que je pratique le tricot.

C'est ma maman qui m'en a appris les bases, et je m'en souviens très bien. Je devais avoir 6 ou 7 ans et j'avais hérité de ma grand-mère maternelle deux paires d'aiguilles à tricoter et quelques pelotes de laine. L'une d'elle était "dégradée" dans les tons rose, beige, marron et alternait ces trois couleurs à raison d'une cinquantaine de centimètres chacune. J'adorais cette laine changeante et c'était beaucoup plus divertissant, varié et ludique d'apprendre avec elle plutôt qu'avec un fil uni dont je me serais vite lassée.

Bien installée sur une petite chaise en bois, l'aiguille droite calée sous le bras droit, j'alignais les points endroit et envers avec sérieux et application. C'était dur, j'en avais des crampes dans les mains et dans les doigts. Au début, rien n'était symétrique. Les mailles étaient tantôt trop serrées et je ne pouvais plus les faire glisser, tantôt trop lâches et j'en perdais, ou alors j'en avais de trop, et les bords n'étaient jamais droits. Alors je filais voir maman pour qu'elle répare mes erreurs et rattrape mes maladresses. De mon côté, j'admirais avec envie ses ouvrages : elle avait fait un dimanche après-midi d'hiver, à la lueur du lampadaire à franges du salon, une jupe vert sapin, un pull rouge moucheté de noir et une paire de bottes assorties pour ma poupée... Et plus tard, elle m'avait tricoté un pull avec des aiguilles tellement fines qu'elle avait cru ne jamais arriver à l'achever. Les points étaient minuscules mais si réguliers que ça dépassait pour moi l'entendement, et je m'en émerveillais...

Je me disais que jamais je n'arriverais à faire aussi bien qu'elle...

Et pourtant, à force d'essais, de persévérance, d'assiduité, de pénélopages aussi et de kilomètres de laine consommés, je peux être fière de ce que j'arrive à faire aujourd'hui, en toute modestie bien sûr.

Mais revenons au sujet qui nous occupe : le zéro déchet ! Toute cette longue introduction, c'était en fait pour dire que, en 40 ans de pratique voire plus, j'ai accumulé un certain nombre de pelotes de laine, entières ou entamées, de différentes grosseurs, textures, matières, couleurs... A vrai dire, il y en avait absolument pour TOUS les goûts. Pendant des années, j'ai thésaurisé tout cela au cas où..., si jamais j'avais besoin de... si des fois j'avais des envies de...  Mais, pour tout vous avouer, même s'il m'est arrivé parfois de réutiliser certains restes, la tendance a toujours été plutôt à l'augmentation du stock qu'à sa baisse.

Pour finir, mes "restes" occupaient une bonne partie d'une étagère de mon cellier...

Plusieurs fois au cours de ces dernières années j'ai tout sorti, tout trié dans le but de donner. Puis je rangeais tout, ne me résolvant pas à me séparer de mes pelotes chéries, chacune d'entre elles me rappelant une période de ma vie, un achat, un endroit, un ouvrage que j'avais fait ou au contraire un travail que je n'avais jamais entamé.

Mais mais mais... Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... Alors, dans le cadre de ma politique actuelle de désencombrage (et de zéro déchet), je me suis enfin donné un bon coup de pied aux fesses les moyens de passer le cap. J'ai cherché sur Internet une association de ma région dont les adhérentes avaient des besoins en ce sens pour tricoter des brassières pour les bébés prématurés ou des pulls pour les Restos du Cœur et, quelques clics plus tard, j'ai été en contact avec Annie de l'association Cœur de Tricot  à qui j'ai pu porter tous ces sacs (chez nous, on dit poches !) remplis de laine.

OBJECTIF ZERO DECHET : DESTOCKAGE DE LAINE

Dans la foulée, puisque j'étais lancée, j'en ai profité pour faire aussi le tri dans mes boutons et en donner également quelques-uns...

OBJECTIF ZERO DECHET : DESTOCKAGE DE LAINE

Et tant qu'à faire, j'ai aussi donné environ 70 carrés que j'avais tricotés du temps où je prenais le train pour aller travailler... J'avais en projet à l'époque d'en faire une couverture sur laquelle nous aurions pu pique-niquer avec les enfants. Mais, à l'époque, je n'en avais aucun... Et maintenant ils sont tous grands... Alors, que pouvais-je faire de mieux (d'autant qu'Annie m'a assurée que ces carrés, une fois assemblés, seraient très utiles cet hiver) ?

OBJECTIF ZERO DECHET : DESTOCKAGE DE LAINE
OBJECTIF ZERO DECHET : DESTOCKAGE DE LAINE

En matière de "zéro déchet", cette action peut vous paraître un grain de sable sur la plage (et ça l'est). Mais 1) cela a désencombré une de mes étagères, 2) j'aime l'idée que tout cela va réchauffer des bébés, des enfants ou venir en aide à des mamans démunies.

A moi maintenant de ne plus me laisser envahir par des restes ou faire des achats limite compulsifs... Me connaissant, je peux vous dire que c'est pas gagné... (mais au moins je saurai où donner maintenant).

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Rédigé par vivi

Publié dans #objectif zéro déchet

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Publié le 8 Octobre 2016

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Avec l'arrivée des poules dans notre famille il y a déjà plus de 10 ans, nous pratiquions le "zéro déchet" sans le savoir, un peu comme Monsieur Jourdain la prose sans qu'il n'en sût rien... Grâce à elles, épluchures de fruits et de légumes, vieux bouts de pain, couennes de jambon, restes de nourriture, croûtes de fromage, certains déchets de jardin, carapaces de crevettes et herbe provenant de la tonte n'atterrissaient déjà plus dans nos poubelles depuis longtemps.

Si c'est pas du Z.D. ça ! Le saviez-vous ? Les poules sont omnivores et une seule d'entre elles peut consommer jusqu'à 150 kg de déchets végétaux par an. Un vrai compost sur pattes. Pas chère, facile d’entretien, elle livre en plus un œuf par jour. Bref, la poule a tout pour plaire et pour les communes c'est tout bénéf. Certaines d'entre elles proposent déjà à leurs administrés d'adopter un couple de poubelles sur pattes gallinacées ou investissent dans un poulailler municipal (voir ici). Nous avons nous-mêmes hérité de deux poules offertes par Bordeaux Métropole l'année dernière. Résultat : des économies pour tous, sans parler de l'impact pédagogique, l'empreinte écologique et les retombées sociales.

Oui, mais. Quid des autres déchets compostables dont ne veulent pas nos poulettes ? Coquilles de noix ou de cacahuètes, peaux d'agrumes ou de banane, allumettes, brochettes en bois, cartons à oeufs, essuie-tout, boîtes à pizza (coupées en morceaux), épluchures d'oignon, d'ail ou d'échalote, fleurs fanées, feuilles mortes des plantes d'intérieur, sachets de thé (sans agrafe) ou dosettes (souples) de café, noyaux de fruits, cendres de cheminée... Jusqu'à présent, par facilité, ignorance ou paresse, je jetais tout ça sans me poser de questions dans la poubelle avec le tout-venant. Et pourtant, nous avons depuis toujours un compost ouvert dans un coin caché du jardin, en tas, entre trois murs composés de quelques briques que je décore avec des pots de fleurs colorées et des grimpantes l'été pour rendre l'espace un peu moins moche... Jusqu'à présent, on y mettait exclusivement les détritus végétaux, les cendres de la cheminée et les cacas des cocottes quand on nettoyait leur poulailler.

Alors ? Ça me coûte quoi en fait d'avoir deux récipients sur ma terrasse (un pour les poules, un pour le compost) au lieu d'un précédemment (pour les poules) ? Pour tout vous dire, ben... strictement rien.

En matière de "zéro déchet", cette action peut vous paraître un grain de sable sur la plage (et ça l'est). Mais au final, je remplis quasiment un seau de 10 litres d'ordures compostables par semaine... multiplié par 52... Tout bien réfléchi l'air de rien, cette action équivaut peut-être au bout du compte à deux grains de sable sur la plage... ou peut-être même trois, qui sait ?

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Rédigé par vivi

Publié dans #poules, #objectif zéro déchet

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Publié le 1 Octobre 2016

crédit photo 100 % Gironde

crédit photo 100 % Gironde

Depuis quelques semaines, je suis passée aux produits ménagers que propose l'AMAP où je suis inscrite : lessive, liquide vaisselle, nettoyant multi-usages et savon de ménage.

Je ne vous cache pas qu'il m'a fallu prendre un peu sur moi au début pour mettre en place de nouvelles habitudes et surtout dire adieu à mes flacons chéris que j'affectionnais tant, surtout -maintenant que j'y pense- à cause de leurs emballages attrayants et leurs parfums délicieux, suaves et enivrants. D'ailleurs, avant d'acheter un produit, il fallait systématiquement que je le renifle (mais pas que je lise l'étiquette, cherchez l'erreur !).

Depuis, donc, ma poubelle est plus légère, et je suis moi aussi en partie débarrassée des nombreux contenants en plastique qui encombraient mes placards.

Par la même occasion, ciao Formaline, Formic Aldehyde, Formol, Fyde, Hoch, Ivalon, Karsan, Lysoform, Methyl, Aldehyde, Formal, Quaterminium15, Methanal, Methylene Glycol, Methylene Oxide, Mobocid, Oxomethane, Oxomethylene, Paraform, Polyoxymethylene, Superlysoform, Orthophénylphénol. Oui, oui, la liste est longue et ne fait pas rêver...

Fabriqués à la main, mes nouveaux produits sont 100% locaux, 100% bio et 100% écolos.

Je vous les présente en quelques mots ?

La lessive de cendre ou au savon : un petit bouchon dans la machine et hop ! C'est parti pour un linge tout propre et c'est sans regret que j'ai abandonné les produits industriels : plus de traces blanches sur les tissus foncés dues aux dépôts de lessive mal rincée, du linge tout doux (produit riche en glycérine, l'ajout d'adoucissant est donc totalement inutile - déjà que j'en mettais pas avant), plus de rejets nocifs (car, même les lessives dites "écologiques" rejettent des éléments de nature à polluer, en particulier les phosphates). Seul hic, ces produits ont peu d'odeur, voire aucune... alors moi qui aime tant le linge qui sent bon je me suis sentie un peu frustrée... Toutefois, comme dans le zéro déchet il y a toujours une alternative, j'ai suivi les conseils de Mathias et dépose désormais dans le bac adoucissant de ma machine quelques gouttes d'huile essentielle... A varier à l'infini selon l'humeur : lavande le lundi, citronnelle le mardi, menthe le mercredi, patchouli le jeudi...

De tous, le liquide vaisselle est le produit que je préfère. Il est tout à fait magique ! Il m'a fallu un petit temps d'adaptation car, contrairement à un produit traditionnel, il ne se dilue pas dans une grande quantité d'eau mais il vaut mieux le vaporiser directement sur la vaisselle mouillée. Par ailleurs, il ne fait pas cette grosse mousse blanche à laquelle on est habitué mais une mousse toute fine, un peu comme la mousse du savon quand vous vous lavez les mains. Tout ça est un peu perturbant au début, surtout quand on a 45 ans de vaisselle derrière soi (eh oui, j'ai commencé très jeune). En revanche, l'économie d'eau est énorme puisqu'on ne fait pas de "sauce" dans l'évier ou la bassine et que le rinçage est très rapide (peu de mousse). Il fait disparaître comme par enchantement toutes les graisses (même celles qui restent dans la poêle après avoir faire cuire des merguez, pouah !!) et, vous n'allez pas me croire mais il va bien falloir quand même, depuis que j'ai commencé à utiliser ce produit je fais la vaisselle à l'eau FROIDE, sans effets secondaires notables !

Le nettoyant multi-usages s'utilise sur... TOUT : sol, vitres, plan de travail, évier, gazinière, sanitaires, salle de bain. Il peut même s'utiliser comme détachant sur le linge. Bref, un produit multi-usages qui porte bien son nom et qui ne déçoit pas. Un seul produit qui fait quasiment tout, franchement, c'est pas le top du top ?

Le savon de ménage (qui dé-ménage, super slogan non ?) sert, lui, à... se laver les mains... (eh oui, plus besoin de flacons de savon liquide et de recharges, tous en plastique) mais aussi à "fabriquer sa lessive au savon, laver le linge délicat, nettoyer comptoirs et baignoires, nettoyer le cuir, entretenir les meubles, nettoyer ses pinceaux, se débarrasser du chlore, faire son shampoing, éliminer les pucerons, faire sa vaisselle, réduire les crampes, détacher les murs, désinfecter sans toxicité, repousser les mites." (source site 100 % Gironde). Je l'ai même utilisé l'autre jour sur une éponge pour nettoyer la voiture avec un très bon résultat.

En conclusion, pour moi, c'est tout bénef : zéro emballages plastiques (puisque je rapporte mes bouteilles à chaque fois pour les faire remplir et le savon n'est pas emballé) donc zéro déchet, des produits bio de qualité (bye bye les produits de synthèse). Et le prix dans tout ça me direz-vous ? Hyper compétitif : 3 € le litre de lessive, 3 € le litre de liquide vaisselle, 3 € le litre de nettoyant multi-usages, 7,50 € le gros savon de ménage qui dure, dure, dure... si on en prend soin.

Des produits 100 % Gironde à découvrir ici, ça vous tente ?

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Rédigé par vivi

Publié dans #objectif zéro déchet

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Publié le 21 Septembre 2016

PARCE QUE LE ZERO DECHET PASSE PAR LE DESENCOMBRAGE

Des rentrées, avec 4 enfants, j'en ai fait un paquet. Combien ? C'est simple : pour écrire cet article je me suis livrée à un rapide calcul et j'arrive au chiffre astronomique de 73 (et je ne compte ni les miennes ni celles de Jules) !

Eh oui, on dirait pas comme ça... Et c'est pas encore tout à fait fini.

Alors, bien sûr, maintenant, je ne m'occupe plus de grand chose, à part faire quelques chèques, fournir un kit de survie et des produits de première nécessité pour remplir un peu les placards des studios, et rester attentive et à l'écoute, en cas de besoin.

Le jour J, j'ai tout d'un coup eu un flash et j'ai dit à Fifille, la seule encore à la maison :

"Il faudrait peut-être quand même t'acheter un agenda ?" mais elle l'avait déjà fait en temps et en heure.

Une semaine plus tard, un autre flash et je lui ai demandé :

"Il faudrait peut-être quand même que je t'achète quelques fournitures scolaires ?", mais elle avait déjà profité de ses heures de perm pour aller chercher des cahiers... avec ses sous.

"Il faudrait peut-être quand même que je te rembourse alors ?", mais elle avait déjà réglé ça avec son père...

Pour vous dire à quel point je ne m'occupe plus de grand chose...

Il faut dire qu'à la maison, j'ai toujours eu une réserve avec tout le petit matériel nécessaire : des gommes, des stylos, des cartouches, des feuilles, etc. dans laquelle on pouvait piocher si nécessaire. Cependant, au fil des ans, à force de profiter des promos de rentrée et de refaire le stock tous les mois de septembre, j'ai accumulé, accumulé... J'ai toujours été très forte pour ça, sans doute par peur de manquer, d'être prise au dépourvu, de ne pas être la wonder-maman super-parfaite...

Et c'est là que commencent mes ennuis car, depuis que j'ai décidé de faire des efforts pour réduire nos déchets, je suis obligée de faire complètement faire machine arrière, mais en tenant compte bien sûr des achats effectués avant de me lancer dans cette démarche.

Que faire alors ? Une seule solution : trier, simplifier et recycler. Car le "zéro déchet" commence avant tout par un désencombrage.

J'ai à contre coeur été obligée de jeter quelques objets inutilisables comme des tubes de gouache fichus, une équerre dont le coin était cassé (c'est ballot pour tracer des angles droits) ou des feutres usés mais j'ai gardé les cahiers commencés et pas finis pour en faire du papier brouillon. A part ça, j'ai trouvé des objets neufs (que je vais en partie seulement garder parce que Fifille en aura l'usage au cours de l'année) et aussi des objets déjà utilisés et en très bon état comme :

- 9 bâtons de colle ! (mais Fifille ne fait plus de collages depuis longtemps)

- un dictionnaire 7-10 ans niveau CE et un autre 10-12 ans niveau CM (on a passé l'âge il me semble),

- des protège-cahiers (on met encore des protège-cahiers ?)

- 2 flûtes à bec (la musique était obligatoire au collège mais plus ensuite...),

- des gouaches, des pinceaux, une palette, une éponge et sa boîte, des craies grasses (une chose est sûre : personne ne va regretter les cours d'arts plastiques),

- des feuilles de papier calque, de canson, de papier millimétré,

- des ardoises blanches avec feutres assortis,

- des tas de feutres, des tas de crayons de couleur,

- des petits ciseaux pour petites mains et petits doigts (mais les nôtres sont groooosses à présent),

- des classeurs petit format avec feuilles et intercalaires assortis.

- des équerres, des règles, un rapporteur, 2 compas,

- une blouse de chimie (on en avait 2),

- des trousses,

- 2 paquets de 10 effaceurs ! (si je ne fais pas quelque chose, je pense qu'ils seront desséchés avant qu'on les utilise tous),

bref, tout un tas de choses qui ne vont plus servir...

J'ai rempli une caisse avec tout cela et l'ai déposée dans l'école de mon quartier par l'intermédiaire d'un enseignant que je côtoie. Ces fournitures trouveront sûrement leur place dans sa classe, sinon dans celle de ses collègues, sinon dans l'école sénégalaise avec qui ma commune entretient des relations de coopération décentralisée.

En matière de "zéro déchet", cette action peut vous paraître un grain de sable sur la plage (et ça l'est). Mais 1) cela a désencombré une de mes étagères, 2) l'idée de penser que ces objets auront une deuxième vie me plaît, 3) ils rendront peut-être un enfant heureux et ça, ça n'a pas de prix.

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Rédigé par vivi

Publié dans #objectif zéro déchet

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