Publié le 31 Octobre 2010

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Tout a commencé quand ce joli chou rouge bien pommé, bien brillant et bien ferme m'a fait de l'oeil l'autre jour sur les étalages de mon supermarché préféré.

Ce n'est pas trop le genre de truc que j'ai l'habitude d'acheter mais j'ai pensé dans un moment d'égarement que c'était un beau légume de saison et qu'il fallait bien varier un peu les plaisirs de temps en temps. Son coût modique (1€30) a fini de faire pencher la balance et, une seconde après, il avait rejoint les autres courses dans mon chariot.

Les choses se sont compliquées une fois rentrée à la maison quand diverses questions m'ont assaillie :

Bon, ça se prépare comment déjà ce machin ? Mais comment  je vais faire avaler ça aux gosses ? Au fait, c'est pas le truc super dur à digérer le chou ? Et qui empeste toute la maison quand ça cuit ?

Bon, pas de panique ma petite Vivi, me suis-je obligée à penser. Va vite consulter ton fidèle livre pour cuisinières nulles qui te sert sans faillir depuis de nombreuses années déjà et, tu verras, tout va très bien se passer.

D'abord, préparer le chou : enlever les feuilles extérieures qui pourraient être abîmées, les grosses côtes, le laver et le couper en fines lamelles. Pour faciliter la digestion, le faire ensuite blanchir pendant 5 minutes dans de l'eau bouillante salée. Pour l'odeur, mettre dans l'eau un vieux croûton de pain dur (j'y croyais pas mais si ! si ! ça marche). Puis égoutter (donner le vieux pain aux poules en même temps que les feuilles et les côtes non utilisées).

Ensuite, consulter mon site favori de recettes, Marmiton.org, et trouver une recette de chou braisé "à la flamande" qui a l'air absolument fameuse. Dommage que l'auteur n'ait pas cité son nom !

Voilà les principes de préparation : faire revenir des oignons hachés menus dans le fond d'une cocotte, ajouter le chou rouge bien égoutté et laisser fondre quelques minutes. Mouillez avec 1/2 l environ de bouillon-cube. Ajouter du thym, du laurier, du sel et du poivre, un filet de vinaigre et un peu de sucre. Rajoutez aussi des dés de pomme (fruit) et pour ma part, j'ai mis en plus une petite boîte de marrons. Terminer en liant avec un peu de fécule de pomme de terre délayée dans de l'eau.

J'ai laissé cuire ensuite pendant une petite heure à feu tout doux tout doux pour que tout ça mijote bien tranquillement à couvert. A la fin, il a juste suffi de rectifier l'assaisonnement.

Le plus facile était fait. Restait à affronter les critiques acerbes des enfants. Après une période de flottement (bizarre ce truc ? ça a une drôle de couleur ? et les morceaux là, c'est quoi ?), ils ont déclaré que "c'était pas si mauvais" ce qui, en langage djeuns, est un sacré compliment.

Avec des petites paupiettes de veau, franchement, c'était royal !

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Rédigé par vivi

Publié dans #nourriture

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Publié le 30 Octobre 2010

Nous n'avons pas la télé.

Mais, en ce moment, j'emmène Fiston number 3 et Fifille  tous les vendredis soir chez des amis pour voir Koh Lanta, un programme qu'ils aiment tout particulièrement.

D'habitude, une fois l'épisode terminé, Secret Story prend le relais, et nous rentrons chez nous. Mais hier soir, quelle ne fut pas notre surprise de voir débuter une nouvelle série au titre accrocheur : Qui veut épouser mon fils ?

numéro 2

Comme on n'était pas trop pressé, on est resté planté devant le poste pour voir le début de cette émission. Et quel en est le concept ? Je vous le donne en mille : cinq mamans souhaitent la perle rare pour leur fils...

Ben, où est le problème ? Et qui ne rêve pas de la même chose pour ses garçons ?

Oui, mais voilà ! Le hic, c'est que les fistons en question ont entre 25 et 39 ans, qu'ils sont tous des Tanguys en puissance et que leurs mamans chéries les y encouragent complètement : elles lavent encore leur linge et préparent leurs repas. Mais elle rangent aussi leur chambre, font leur lit, ne rechignent pas à leur presser un jus d'orange tous les matins et acceptent sans ciller leurs caprices. C'est clair, pas besoin d'être Françoise Dolto ou Marcel Rufo pour comprendre que le cordon n'a pas encore été coupé et que ces messieurs, dans des corps d'hommes en général plutôt sexy et bien faits, vivent encore sous la coupe de la femme qui les a mis au monde.

Toutefois, elles reconnaissent qu'elles sont prêtes à TOUT pour le bonheur de leur fils..... Même à souhaiter qu'il rencontre l'âme soeur et quitte enfin le cocon familial MAIS, car il y a un mais, à condition bien sûr qu'elles puissent faire connaître leur opinion et donner leur avis sur la future fiancée. Voire même carrément la choisir selon leurs critères, tant qu'à faire.....

Le but de l'émission est donc officiellement de trouver pour leur fils la femme idéale (ah, j'ai oublié de vous dire, l'un d'eux est gay, donc pour lui ce sera l'homme idéal), et accessoirement le beau-fils (belle-fille) idéal(e).

Ils se rendent donc "en couple" dans une somptueuse demeure où tous les célibataires en grande tenue (accompagnés of course de leur maman) vont passer en revue 10 prétendant(e)s différent(e)s. On ne les voit pas tous/toutes pendant l'émission sinon ça durerait des heures mais on a droit aux passages les plus croustillants..... Car les filles, sans toujours aller jusqu'aux extrêmes (mais quand même) ont toutes des physiques et des styles vestimentaires très différents. Entre autres, on voit défiler une strip-teaseuse, une jeune femme au look plutôt gothique, une autre à qui des tatouages d'un goût douteux couvrent tout le corps et enfin, celle qui porte la réplique exacte de la célèbre robe "dos-nu" de Mireille Darc dans "Le grand blond avec une chaussure noire". J'en passe bien sûr et pas des moindres, même s'il y a aussi des filles plutôt "normales".

Assez marrant de voir les têtes des mères quand les jeunes femmes paraissent  et les commentaires dès qu'elles sont sorties de la pièce. Car les mamans n'ont pas le droit d'intervenir pendant les entretiens avec la belle promise mais, à chaque étape du jeu, elles ont leur mot à dire, et ne s'en privent pas !! Les gars non plus d'ailleurs.... 

numéro 1

Prenons l'exemple de Giuseppe, bogoss d'origine italienne de 39 ans. Attention ! Il n'est pas pour l'égalité des sexes. Quand il dit : "chacun a sa place", il faut comprendre : la femme s'occupe des tâches ménagères, des enfants et reste dans sa cuisine. Et lui ? Eh bien..... on ne sait pas en fait : ah si ! il tchate sur Internet, il a une Ferrari et une sacrée collection de godasses.... Mais il faut que sa femme soit sexy (chaussures - poitrine - dentition, voilà ses critères de sélection), qu'elle ait entre 25 et 32 ans (pas plus ! la malheureuse candidate âgée de 33 ans s'est d'ailleurs faite rudement rembarrer car "il n'aime pas les cheveux gris" !! Bien sûr, il ne veut pas non plus d'une blonde peroxydée mais d'une belle brune racée à la bouche pulpeuse (je cite). En deux mots : "sois belle mais surtout tais-toi". Plus macho que lui, tu meurs, d'ailleurs le personnage est tellement haut en couleur (et je ne parle même pas de sa mère) qu'on se demande si ce n'est pas une parodie.

numéro 3

Les mères ont en tout cas toutes des points communs : elles ont une forte personnalité, elles ne font pas leur âge (et ne tiennent absolument  pas à le faire), elles forment en général avec leur fils un duo détonnant. Évidemment, elles leur vouent une admiration sans borne, entretiennent avec eux une relation fusionnelle, voire limite incestueuse. Pour toutes cela relève de la psycho, c'est sûr.

Comme l'heure tournait et que nous n'avions pas l'intention de squatter le salon de nos amis plus longtemps, nous sommes partis à la pub  (mais déjà ! quelle rigolade) ! Pendant la deuxième moitié de l'émission, les candidats (et leurs mères) faisaient une sélection de 6 soupirant(e)s parmi les 10 en vue de l'organisation d'une soirée (sans la mère). Vous me suivez ?

On imagine déjà les émissions suivantes, les conflits futurs et les désaccords entre mère et fils, les crêpages de chignons, les intrusions dans l'intimité et les scènes de ménage. On se demande si les garçons choisiront de partir avec l'élu(e) de leur coeur ou de rester chez leur maman ? La bande-annonce en tout cas laisse prévoir du lourd !!

Je savais déjà que c'étaient les mères et les femmes qui faisaient les machos et m'efforce chaque jour de ne pas agir en ce sens. Je ne sais pas bien sûr quel genre de mère je serai pour mes garçons quand ils seront adultes, ni quel genre de belle-mère pour mes belles-filles, mais une chose est sûre, je sais maintenant à quoi je ne veux ab-so-lu-ment pas ressembler.

Si vous n'avez pas déjà vu cette émission, je vous suggère, si vous avez un peu de temps à perdre, d'en regarder au moins un épisode (plus, c'est peut-être pas indispensable), parce que, vraiment, elle vaut son pesant de cacahuètes.

Et si vous l'avez vue, vous en avez pensé quoi ?

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Rédigé par vivi

Publié dans #films-TV-acteurs

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Publié le 30 Octobre 2010

Alors, si j'ai bien compris, le tag c'est une espèce de bizutage pour les nouveaux arrivants, c'est ça Valérie ? Bon, eh bien allons-y !!

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 Je m'appelle....

Vivi (pour les intimes seulement)....

On m'appelle aussi....

Mamaaaaaaaaaaaaaan (mes enfants :D)

Meidele (jeune fille) ou Miguele (petite fille), ça c'est mes origines alsaciennes mais je ne vous garantis pas l'orthographe... ou cocotte, ma p'tite (mon père et ma mère)

Femme ! (mon mari :D)

Ma p'tite Vivi (un de mes frères)

Cousine Vivi (les cousines) ou Cousine-Vivi-par-alliance (pour celles qui aiment la précision !!)

La voisine (les voisins)....

J'aime...

les autres, leur parler, leur rendre service, leur être utile, leur faire plaisir.... Ca me fait penser qu'il faudrait que je m'occupe un peu plus de moi....

J'apprends...

tous les jours mais pas autant que je voudrais.... d'ailleurs je vais bientôt m'y remettre (aux études...)

Un jour....

mon prince viendra ? Euh, non, c'est bon, je l'ai déjà trouvé il y a 25 ans !

Mais j'ai pas su....

encore me défaire de mon péché mignon de gourmandise et de grignotage, mais j'y travaille....

Je suis particulièrement douée...

pour casser des tas de trucs. Heureusement, je vis avec McGyver qui répare tout avec une patience d'ange.

On me reproche souvent...

de toujours vouloir avoir raison, d'être têtue, mais naaaaaaan, je vous rassure, c'est pas vrai (enfin.... pas trop).

Je parle facilement...

ah oui alors ! y'a qu'à voir la longueur de certains articles et encore ! je suis capable faire pire mieux. Parler, c'est une manière "d'évacuer" un certain nombre de choses (parfois désagréables) pour laisser de la place aux idées neuves....

Mais je n'aborde jamais...

les trucs qui risquent de vraiment trop trop fâcher. Je sais, c'est pas bien, mais je me soigne....

On peut me croiser...

- sur Internet (surtout ces derniers temps),

- en voiture (souvent),

- chez moi (mais pas trop, faut prendre rendez-vous !),

- chez les copines (j'adore),

- aux courses (pas de chevaux, mais celles qui permettent au frigo toujours vide de se remplir)

- à la gym (pas par passion mais par nécessité),

- à vélo (pour tous les trajets en-dessous de 2 km),

- dans les magasins de livres (difficile d'en sortir sans rien acheter),

- dans mon jardin (mort aux mauvaises herbes !),

- au foot, au hand, au bad, à l'aïkido (avec les enfants),

- au cinéma (le plus souvent possible),

- à la bibliothèque (pour refaire le plein),

- etc. etc. etc. ça pourrait continuer longtemps mais je vais m'arrêter là, faut en laisser pour la prochaine fois...

Mais on ne me verra jamais...

- me mettre sur le devant de la scène,

- au ski,

- en boîte,

- dans des endroits chics où il faut bien se tenir,

- faire du roller ,

- d'un autre côté, il paraît qu'il ne faut jamais dire jamais....

 Bon, eh bien voilà, Valé, c'est fait !!

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Rédigé par vivi

Publié dans #divers

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Publié le 28 Octobre 2010

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L'hiver approche..... et avec lui sa kyrielle de maux divers : toux, grippes, mal de gorge, nez qui coulent, gros rhumes, articulations qui font souffrir, bronchites, asthme, etc....

Il va falloir se soigner....

Mais vous ? Comment vous soignez-vous ? Vous êtes plutôt de ceux/celles qui font de l'auto-médication ? Ou alors vous ne faites confiance qu'aux spécialistes ? Au contraire, vous trouvez que ce sont tous des charlatans ? Ou bien, vous soignez le mal par le mal (un bon grog ! y'a rien de tel pour se requinquer !) ? Vous n'allez jamais chez le médecin ? Vous avez recours aux médecines naturelles ? douces ? traditionnelles ? à la phytothérapie ?

Autant de personnes, autant de relations différentes vis-à-vis de la médecine je pense....

Voilà mon expérience en la matière et ce que la vie qui a passé m'a appris.

Lorsque Fiston number 1 est né, il y a 18 ans, il a fallu, au sortir de la maternité, que je choisisse un médecin qui allait s'occuper de lui et se charger de faire ses vaccins, ses visites mensuelles, etc. Nous n'étions dans la région girondine que depuis 2 ans et, plutôt en bonne santé, nous n'avions pas eu jusqu'à alors à consulter..... Je ne connaissais aucun médecin en particulier. Sur les conseils du gynéco de la clinique où Bébé était né, je suis donc allé voir le Doc, un médecin généraliste homéopathe. Attention, je ne parle pas d'un spécialiste facturant ses consultations 40 ou 50 € et avec qui il faut prendre ses rendez-vous 3 mois à l'avance. Non, juste un médecin de famille pratiquant le tarif habituel : 22 €, et qui donne un rendez-vous dans la journée.

Je ne connaissais pas du tout l'homéopathie, autant dire que j'y suis arrivée tout à fait par hasard. Bien sûr, comme tout un chacun, j'étais au courant du principe découvert par Hahnemann, dit de similitude, qui énonce qu'une personne atteinte d'une maladie X peut être soignée par une substance produisant les mêmes symptômes que ceux de la maladie chez une personne en bonne santé. Vous me suivez ? Je trouvais par contre assez déroutant le fait d'administrer au malade des doses infinitésimales d'une substance obtenue par dilution et agitation, en fonction des symptômes bien sûr, mais aussi de la typologie physique et psychique du patient. A vrai dire, étant plutôt d'une nature rationnelle et logique (genre St-Thomas), j'étais assez sceptique vis-à-vis de cette médecine non conventionnelle dont les fondements, selon les spécialistes, vont à l'encontre des lois physiques et chimiques classiques.

Les premières fois, c'est vrai que j'ai administré les petites doses de granules blanches sans grande conviction. "Si ça ne fait pas de bien, ça ne peut pas faire de mal" ai-je pensé. Comme à l'époque je travaillais et que mes deux fils aînés allaient à la crèche, j'avoue que je n'ai pas tout de suite constaté les effets bienfaisants de l'homéopathie. Souvent, j'étais pressée, un peu stressée, je devais être au boulot le lundi matin et j'étais donc assez adepte de traitements plus radicaux. Et puis, comme les enfants vivaient en collectivité, ils étaient souvent malades. Je voyais en fait la prise de granules plus comme un "complément" à la médecine allopathique traditionnelle.

Puis, à la naissance de mon troisième enfant, j'ai pris un congé parental. J'étais à la maison, j'ai pris le temps, je pouvais garder mes petits quand ils n'étaient pas bien, il y avait moins d'obligations et une approche différente vis-à-vis de la maladie. Ce n'était plus "grave" qu'ils soient malades, ils pouvaient sans problème rester avec moi s'ils le souhaitaient. J'ai remarqué d'ailleurs que, assez souvent, ils avaient des poussées de fièvre, sans déclencher aucun autre symptôme, comme si le corps luttait contre un grand état de fatigue, lançait un signal d'alerte juste avant de tomber malade et avait tout simplement besoin de se reposer. Les enfants dormaient alors des heures et au bout d'un jour ou deux, la fièvre disparaissait, sans autre complication.

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C'est à ce moment-là que j'ai vraiment constaté que l'homéopathie "marchait". Me sentant moins stressée, le médecin n'a plus prescrit aux enfants QUE de l'homéopathie, quasiment quelque soit la gravité de la situation. Je me souviens notamment d'une fois où mon fils de 6 mois était malade. Nous étions partis en vacances de Noël et pendant toute la semaine il avait eu de la fièvre et n'avait quasiment rien mangé. J'avais mis ça sur le compte d'une poussée dentaire. Quand nous sommes rentrés à la maison et que je suis finalement allée consulter le médecin, il a diagnostiqué une angine super géante... qui durait donc depuis quasiment une semaine. Alors que pendant toute la semaine précédente, cela ne m'avait pas inquiétée plus que ça (bah ! c'est les dents !), tout d'un coup, maintenant que j'avais mis un nom sur ce dont il souffrait, j'étais très très angoissée. Je me souviens avoir dit au Doc : "Ah ! mais là ! l'homéopathie ne va pas suffire, il faut absolument lui donner autre chose". Il m'a regardée, avec son petit sourire en coin, et a décidé, pour me rassurer uniquement et parce qu'il savait bien ce qu'il faisait, de me donner deux ordonnances : l'une avec de l'homéopathie à utiliser tout de suite, l'autre avec de l'allopathie à utiliser au bout de deux jours si l'enfant était toujours aussi mal. Tout ça pour vous dire, mais vous l'aurez deviné, que je n'ai jamais eu besoin de la deuxième ordonnance. Et que, par la suite, il ne m'a plus jamais donné qu'une seule prescription.

Bien sûr, l'homéopathie a ses limites. Une fois (mais une seule fois je pense), le Doc a prescrit des antibiotiques à ma fille (elle avait une infection pulmonaire) et je sais qu'il ne pouvait pas faire autrement.

A présent, une vraie relation de confiance s'est établie entre le Doc et moi. Quand je vais le voir, il se carre dans son fauteuil, prend le temps et m'écoute, il sait que je suis celle des deux qui connaît le mieux mes enfants , il ne les soigne pas mais m'aide à les soigner,  ne pense pas qu'il est omniscient et n'est pas condescendant (bizarre ce mot, non ?). Il sait mieux que moi par contre, quel examen est nécessaire ou non, quel médicament il faut prescrire. Je ne discute pas ces choses-là. Je ne pratique quasiment jamais l'auto-médication. Il me dit de faire et je fais. Et ça marche !

Ah ! Bien sûr ! Il y a les détracteurs de ce type de médecine (et parmi eux beaucoup d'autres médecins d'ailleurs), ceux qui pensent que c'est une méthode obsolète, que c'est une pseudo-science sans validité scientifique, que la plupart des préparations (au-delà de 7 ou 8 CH) ne contiennent plus aucune matière active (une dilution à 10 CH, c'est une goutte d'eau dans le Lac Léman), que leur effet ne serait ni plus ni moins que celui d'un placebo et que "tout ça, c'est dans la tête".

Ah oui ? Et alors ? Je ne vois pas où est le problème. Quelle importance que ce soit "dans la tête" ou pas, du moment que ça marche. D'ailleurs, en y réfléchissant un peu (mais pas trop), je pense que oui, justement, ça se passe dans la tête. Puisqu'il n'y a aucune justification scientifique (l'homéopathie est pour l'instant complètement empirique, elle n'est pas fondée sur des preuves -comme en médecine classique- mais sur des observations et des constatations), il faut bien qu'il y ait une autre explication. Or, l'homéopathie se base aussi sur le principe que le corps possède en lui la force de générer un processus naturel de guérison ; Hahnemann soutenait qu'il importait plus de trouver les moyens de stimuler ce processus, inhérent à tout organisme vivant, que de connaître la cause spécifique de la maladie et de traiter les symptômes. Si ce n'est pas à cause des granules, c'est forcément psychique, non ?

Et tout ça à moindre frais pour la sécurité sociale ! En effet, la Caisse Nationale d'Assurance Maladie a publié récemment une étude selon laquelle "les médecins homéopathes génèrent un coût deux fois moins élevé que la moyenne des médecins généralistes, alors qu'ils soignent les mêmes pathologies". Supprimer totalement le remboursement des médicaments homéopathiques reviendrait à faire prescrire davantage de médicaments classiques, beaucoup plus onéreux. Effectivement, force est de constater que ma "facture" chez le pharmacien dépasse rarement les 10-15 €.

Un long article pour parler d'un sujet important et qui fait toujours débat. Vous l'aurez compris, dans la tête ou pas, décriée par les scientifiques ou pas, remboursée ou pas, je suis définitivement convaincue par l'homéopathie et je pense que pour l'instant c'est ce qu'il y a de mieux pour ma famille. Et visiblement, je ne suis pas la seule.

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Rédigé par vivi

Publié dans #santé

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Publié le 27 Octobre 2010

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Si je pose la question : "Qui n'a jamais fait de gâteau au yaourt de sa vie ?", c'est un peu comme si je disais : "Qui n'a jamais fait de gâteau de sa vie ?"

Vous allez donc sans doute vous demander ce qui me prend de publier cette recette, archi-connue, archi-simple, archi-faite et re-faite et aux multiples variantes.

Pour répondre franchement : je crois que c'est sentimental.

C'est bien plus qu'un simple gâteau car, chez nous, c'est LE gâteau par excellence. Il est avec nous depuis tellement de temps qu'il fait presque partie de la famille ! Il est synonyme des bons moments que nous passons ensemble, il rythme les étapes fondamentales de notre vie. Pas d'événement important sans un gâteau au yaourt !

Nature, le soir en semaine, avec une compote ou un yaourt, pour compléter un repas un peu léger. Avec des pépites de chocolat pour les 4 heures avec les copains. En portions individuelles pour accompagner une glace ou une crème quand on fait un repas de famille.  Avec un glaçage au chocolat et une pluie de vermicelles multicolores pour les anniversaires (pour les enfants, pas question d'acheter une pâtisserie en magasin, un biscuit d'anniversaire, c'est forcément un gâteau au yaourt. Ou rien). Avec des morceaux de pomme ou de poire, des noix, un zeste de citron, de la noix de coco, marbré, au chocolat Poulain, etc.

Et puis il est tellement simple que même les enfants peuvent le préparer. Alors fait par les enfants, c'est encore meilleur. Parce que plein d'amour....

S'il fallait donc commencer par une recette de gâteau, c'était forcément celle-là.

Je vous entends d'ici : "Oui, mais pourquoi la publier ? Tout le monde la connaît par coeur !"

Et bien, non. On ne sait jamais. Et si un extra-terrestre venait à me rendre visite sur mon blog ? Hein ? Vous y avez pensé à celle-là ?

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Rédigé par vivi

Publié dans #nourriture

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Publié le 27 Octobre 2010

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D'aucun(e)s jugeront la publication de recettes dans les blogs assez inutile, voire un tantinet ridicule et/ou ringarde. J'avoue que, vu de l'extérieur, ça peut paraître en effet assez déconcertant. Eh oui ! A quoi ça peut bien vouloir servir a priori de partager une nième recette de tarte aux pommes, de boeuf strogonoff ou de nouilles au kiri, quand il existe aujourd'hui des milliards de livres de cuisine ou des sites merveilleux comme Marmiton.org où, d'un clic, on peut avoir accès à TOUTES LES RECETTES DU MONDE !

Toutefois, en poussant un peu plus loin l'analyse, on parvient à la constatation suivante : quand on est mère de famille, il faut s'attendre à devoir répondre en moyenne 8 fois/jour aux questions suivantes : "Quand est-ce qu'on mange ? Qu'est-ce qu'on mange ? C'est quoi ce truc dans la casserole ? Est-ce qu'on est obligé d'en manger ? Est-ce qu'on a emporté de la nourriture (ça c'est pour quand on s'éloigne de plus d'un km de la maison) ?". La liste bien sûr n'est pas exhaustive.

Par ailleurs, il faut savoir qu'on a une bonne vingtaine de repas à préparer par semaine, pour 4, 5 ou 6 personnes, voire plus, et que, dans ces conditions, on a vite fait le tour de son cahier de recettes.

Enfin, en matière de popotte, il y a quelques exigences fondamentales à respecter. En effet, les repas doivent être :

- vite prêts (surtout quand, comme moi, on ne veut pas passer trois heures dans sa cuisine),

- bons (c'est la moindre des choses),

- copieux (les enfants, c'est fou ce que ça peut avaler),

- simples (vive la bonne cuisine de nos grands-mères),

- économiques (évidemment, tout ça passe par le porte-monnaie),

- équilibrés (pas question de faire pizza/spaghetti/frites tous les jours),

- originaux (vive la découverte et ça ! ça ne va pas sans mal), 

- adaptés (à la saison et au marché ; vive l'éco-comportement),

- variés (sous peine de s'exposer à des réflexions terriblement désagréables)

- et, enfin, s'ils peuvent faire des restes ou permettre de les accommoder, c'est encore mieux.

Et c'est pourquoi, on peut avoir des milliards de recettes, rien ne vaut l'expérience des copines, copinautes, mamies, grand-mères, taties, voisines, etc. qui partagent avec nous leur savoir-faire culinaire et leurs techniques, TESTEES et APPROUVEES. Nous avons toutes en la matière nos petits trucs, des recettes infaillibles qui ont fait leurs preuves, des grands classiques revisités, des desserts qui ne déçoivent jamais alors VIVE LE PARTAGE.

Bien sûr, je n'invente rien, d'autres y ont pensé bien avant moi et d'ailleurs MERCI à toutes : j'adore tester les bons petits plats familiaux de Maryvonne qui, comme moi, a une famille nombreuse à nourrir, des garçons à qui il ne faut pas se contenter de servir des demi-portions, j'aime les desserts de Valérie qui sont plus appétissants les uns que les autres, je découvre des recettes plus exotiques avec Danielle qui fait nous fait partager ses expériences avec des légumes oubliés ou nous donne des recettes de son Canada natal. Je n'ai pas encore eu le temps de trop m'attarder chez Zaza mais j'ai déjà vu que, sur son blog, il y a une foultitude de recettes alléchantes.

Modestement,  j'ai aussi quelques recettes à partager, qui font le bonheur de ma petite famille, depuis longtemps ou plus récemment, et que je partagerai avec plaisir avec vous dans cette rubrique. J'espère ainsi que vous y puiserez quelques idées, quelques trucs qui faciliteront votre quotidien et qu'ils inspireront aussi les jeunes mamans qui viennent me rendre visite.

Venez donc profiter de l'expérience de mamans plus âgées que vous (j'ai pas dit "vieilles", hein) !!!!

Bon, ben, assez bavardé. L'heure file. J'ai de la tambouille à préparer, moi !

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Rédigé par vivi

Publié dans #nourriture

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Publié le 26 Octobre 2010

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Potirons..... peut-être..... à moins que ce ne soient des citrouilles.....

Je n'ai toujours pas complètement intégré la différence, même après avoir passé 10 minutes sur Wikipédia alors, si vous connaissez un moyen infaillible de reconnaître l'un de l'autre, n'hésitez pas à me le faire savoir....

Enfin bref ! Tout ça pour dire que, quand nous avons emménagé, il y a une petite dizaine d'années, dans la maison que nous habitons actuellement, nous avons remarqué que l'ancien propriétaire avait pris l'habitude de mettre  tous ses déchets de jardin dans un coin du terrain. De petit tas, ce dernier était devenu énorme car, des déchets, il y en avait des tonnes ; en effet,  le jardin est grand et notre prédécesseur a occupé la maison pendant plus de vingt ans avant nous. C'était en fait devenu une vraie jungle, les mauvaises herbes qui avaient proliféré étaient devenues presque des arbres, les enfants appelaient ça poétiquement "la décharge".

Craignant que tous ces déchets en décomposition n'attirent les rongeurs, nous avons tout défriché et nous nous sommes retrouvés avec cet énorme tas de compost qui devait s'avérer par la suite une vraie mine d'or pour nos plates-bandes et notre potager.

Lors d'une de ses visites, la tante de Jules m'a suggéré d'y semer quelques graines de citrouille/potiron. "Là, elles auront de la place pour pousser", m'a-t-elle dit ! Complètement novice en jardinage, j'étais assez sceptique quant à mes capacités à faire pousser quoique ce soit, encore moins à nourrir ma famille avec les produits de mes cultures. Bref, je me suis contentée de faire quelques petits trous avec mon doigt et d'y déposer une graine dans chacun. Ah oui, un peu d'eau aussi, versée au pied du plant grâce à une bouteille plastique retournée dont le fond avait été découpé (j'avais lu ça dans Rustica !!).

Je ne pense pas du tout que ce soit grâce à moi, mais les petites graines ont a-do-ré se développer dans ce nouvel environnement, riche, humide, plein de bonne nourriture pour plantes et bien exposé au soleil.

Depuis, chaque année, je fais une vraie récolte et, d'octobre à février/mars, nous mangeons chaque semaine de la soupe bio et pas chère. Les années fastes, je fournis aussi mes amies et ma famille, une citrouille donnée par-ci, une citrouille troquée par-là, pour le plus grand bonheur des enfants (leur devise : plus maman donne, moins il en restera pour nous !!).

Oui, la photo ci-dessus représente ma récolte mais sur ce coup-là, je triche un peu..... Il s'agit de la cueillette de l'année dernière car celle de cet automne a été particulièrement minable (printemps trop froid et pluvieux, été trop sec), même pas digne de figurer dans ce blog.

Alors, si l'envie vous prend de vous lancer dans la culture de ces cucurbitacées géantes, n'hésitez plus. Si je l'ai fait, vous pouvez sans aucun doute le faire aussi.....

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Rédigé par vivi

Publié dans #maison-jardin

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Publié le 25 Octobre 2010

interro

Fils number 3, 14 ans 1/2, a vu un film. Il raconte à ses frères :

- J'ai gavé (*) eu du mal à tout comprendre. C'était plein de retours dans le passé et de flash-backs dans le futur....

(*) gavé : expression typiquement bordelaise signifiant "excessivement"...

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Rédigé par vivi

Publié dans #bons mots

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Publié le 24 Octobre 2010

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Tout le monde s'accorde à dire (et moi la première) que certains films actuellement sur les écrans, notamment ceux plutôt destinés aux ados ou aux jeunes, sont violents : de la violence gratuite la plupart du temps, qui n'apporte rien à l'histoire, ni au déroulement du film.

Hier soir donc, nous avions décidé de faire une soirée DVD en famille et, comme on en parlait depuis longtemps, de voir un bon vieux western, le genre de film que l'on regardait à la télé quand on était petit et pour lequel on obtenait une autorisation spéciale le dimanche, alors que tous les autres soirs de la semaine il fallait filer au lit à 20h30. Un film tourné dans les années 60-70, l'âge d'or des westerns spaghetti et l'apogée de Sergio Leone. Je me souviens en effet avec nostalgie des films avec John Wayne (et oui ! à cette époque, il n'y avait pas que Tony Curtis dans ma vie, il y avait aussi John Wayne devant  lequel je me pâmais) vus, revus et rerevus : La Chevauchée Fantastique, La Prisonnière du Désert et surtout surtout surtout ! Rio Bravo.

C'est vrai quoi ! Les jeunes aujourd'hui connaissent mal ce genre de film, cela n'existe pratiquement plus sur les écrans, et s'ils pensent que le dernier Lucky Luke avec Jean Dujardin est un vrai film de cow-boys, il était temps de rectifier rapidement le tir et parfaire leur culture générale.

Nous voilà donc tous installés sur notre canapé king size, bien blottis les uns contre les autres, sous une couverture "granny" crochetée par mes soins et spécialement conçue pour ce genre de soirée douillette.

D'un commun accord, nous avions décidé de jeter notre dévolu sur Le bon, La brute et Le truand, datant de 1966, film culte s'il en est, encensé depuis des générations par tous les western lovers, critiques de cinéma, sites spécialisés, etc......

Le film commence, générique hyper ringard, mais d'époque ! Au bout de 10 minutes de film, ça y est, on a fait connaissance avec les personnages principaux mais à quel prix ! Les héros :

- Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez (Eli Wallach), le Truand, appelé simplement Tuco, un bandit menteur, roublard mais attachant dont la tête est mise à prix,

- Sentenza (Lee Van Cleef), la Brute, tueur professionnel sans âme, véritable saligaud sans morale et sans scrupules,

- Joe dit "Blondin" (Clint Eastwood), un chasseur de prime charismatique, flegmatique et taciturne (le Bon, enfin... plutôt le moins pire des trois),

ont déjà une petite dizaine de cadavres à leur actif, tous victimes de mort violente, forcément....

L'histoire prend tout doucement forme : pendant la Guerre de Sécession, trois hommes (voir ci-dessus) se lancent à la recherche d'un coffre contenant 200.000 $ en pièces d'or. Tuco sait que le butin se trouve dans un cimetière, Blondin connaît le nom inscrit sur la tombe servant de cachette. Ils ont besoin l'un de l'autre, mais ont aussi des comptes à régler. Sentenza, lui, ne sait rien au début mais est prêt à tout pour parvenir à ses fins.

L'humour est sarcastique et caustique, les répliques cultes s'enchaînent :

" Tu vois, le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi, tu creuses."

" - Blondin, c'est une farce ? - Ca, c'est pas une farce, c'est une corde, dépêche-toi de passer la tête là-dedans Tuco."

" - Dis donc toi, tu sais que tu as la tête de quelqu'un qui vaut 2.000 dollars ? - Oui... mais toi tu n'as pas la tête de celui qui les encaissera. "

A côté de ça, les morts continuent de pleuvoir : morts par armes à feu of course mais aussi crâne fracassé, torture....

Fifille, 11 ans 1/2, déclare : "Bon, ben, je crois qu'il y a un peu trop de morts pour moi dans ce film. Je vais me coucher.... "

Oui, en effet, ça ne s'arrange pas. L'aventure suit son cours : exécutions sommaires, re-morts par armes à feu, pendaisons, gros plans sur cadavres, sang, blessures, morts en direct....  Je disais quoi déjà au début de l'article ? Que les films d'aujourd'hui sont beaucoup plus violents que les bons vieux westerns à la papa ?

Les scènes s'enchaînent, rythmées par la fabuleuse musique d'Ennio Morricone, LA musique de western par excellence dont pratiquement tous les thèmes sont mythiques et "collent" parfaitement au film

Parfois, c'est un peu long, il faut bien le dire, et certaines scènes sont absurdes (cette histoire de pont qui saute à la fin, c'est n'importe quoi !!). On est habitué aujourd'hui aux images rapides, "flash", sur lesquelles on a même plus le temps de s'attarder. Il fait quoi le type là ? Ah ben trop tard, c'est déjà le plan suivant. Dans ce film, pas de problème, la lenteur est de rigueur. Les gros plans contribuent à l'ambiance lourde, poussiéreuse et tendue : images sur des yeux qui cillent à peine, regard de l'un, regard de l'autre, sur les mains nerveuses, celles qui sont prêtes à dégainer, gros plans sur les armes qui vont bondir hors de leurs étuis. Dans la scène finale, on a même droit à cinq minutes de face à face totalement immobile avant le dernier duel, trio ou triel, vous l'appellerez comme vous voudrez.

Puis c'est l'épilogue. La fin du film (je ne vous la raconte pas, hein, qu'il reste un peu de suspense si vous décidez de regarder). Les garçons ont adoré. Tous les clichés du western spaghetti étaient là. Pas de déception.

Quant à moi, je suis perplexe, c'est ÇA le genre de film que j'ai adoré dans mon enfance : l'histoire (oui, je me souviens bien), la musique (OK, géniale), les acteurs (terribles, de GRANDS acteurs) mais les morts (une sacrée tripotée quand même), ceux-là je les avais complètement zappés. A la fin, y'en a tellement qu'on n'y fait même plus attention. Et la violence..... pas possible que ça ne m'ait pas marquée, j'en suis restée scotchée.

Ce soir, c'est décidé, je me fais Pour une poignée de dollars pour voir si c'est pareil....

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Rédigé par vivi

Publié dans #films-TV-acteurs

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Publié le 21 Octobre 2010

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Outre 6 humains, notre famille compte 6 poulettes qui vivent heureuses, au fond de notre jardin, en lisière de forêt.

6 humains, 6 poules, une pour chacun me direz-vous ? Alors là, non, ça c'est un peu trop trop facile.

Une poule ce n'est pas vraiment comme un animal de compagnie auquel on s'attache. C'est plutôt purement fonctionnel, pratique, alimentaire (si je dis ça c'est pas parce qu'on les mange, hein, je parle des oeufs....).

D'ailleurs on les prend dans leur entité, on dit "les poules" et jamais "la noire" ou "la blanche" et, non ! on ne leur a pas donné de petits surnoms affectueux genre Poule-over, Tagada, Lily ou Choupette. C'est juste "les poules".

Quand on y réfléchit bien, les poules sont des animaux assez curieux.

Parfois, je me demande si elles sont dotées d'un QI quelconque. Parce qu'un QI de poule, si on en croit la rumeur, ça n'équivaut  pas grand chose, n'est-ce pas ? Y'a qu'à les voir. Par exemple : quand on veut les attraper et qu'elles se jettent à fond sur le grillage, persuadées qu'elles vont pouvoir s'échapper à travers les mailles alors que seule la tête y passe.... Ou alors quand je leur lance de la nourriture DANS l'enclos alors qu'elles sont DEHORS. C'est la panique totale ! Elles font des allers-retours comme des malades le long du grillage pour tenter de picorer la nourriture située de l'autre côté. Elles habitent quand même là depuis 2 ans pour certaines et elles devraient finir par savoir où est la porte ! Et ben non ! Parfois aussi elles couvent un oeuf en plastique.... Et puis elles couvent.... mais.... il n'y a pas de coq ! Alors l'instinct maternel de la poule, je commence sérieusement à en douter...

Mais c'est l'éternel débat, la taille du cerveau a-t-elle quelque chose à voir avec l'intelligence ?

Parce que, bon, d'un autre côté, faire un oeuf, c'est quand même pas rien ! 

Et puis, parfois, j'ai l'impression de voir dans leur oeil un éclair de génie. Surtout depuis que j'ai vu Chicken Run... Affabulations ou réalité ? Franchement, je ne sais pas.

Bon... après.... faut peut-être pas trop se poser de questions métaphysiques sur la capacité des poules à raisonner et se contenter de l'aspect purement pratique et écologique : les poules, c'est idéal pour réduire les déchets domestiques ; elles avalent tout sans distinguo : épluchures, couennes de jambon, pain rassis, restes de nourriture, certains déchets de jardin, etc... Ensuite, leurs déchets à elles filent sur le compost, où poussent de gigantesques citrouilles (voir un prochain article). Grosso modo, ça demande très peu d'entretien, les poules. Il faut juste penser à leur donner de l'eau, les restes, un peu de grain et nettoyer environ une fois par mois le poulailler (un peu plus souvent l'été) mais ça ! c'est pas moi qui m'en charge. Moi, je me contente de l'entretien courant et du véritable plaisir d'aller ramasser les oeufs en fin de journée.....

La plupart du temps, elles restent dans leur enclos (64 m2 pour 6 poules, on est loin de l'élevage en batterie où chaque cocotte ne dispose que d'un espace vital au sol équivalent à une feuille A4).

Parfois, on a pitié alors on les laisse vaquer en toute liberté car le terrain est grand. Mais surtout l'hiver car, l'été, elles confondent les petites fleurs que j'ai plantées avec amour et leur casse-croûte. 

Et puis, on a beau leur expliquer que sur la terrasse y'a rien à picorer, elles ont quand même une fâcheuse tendance à y venir, puis à se coller aux baies vitrées (dans quel but ? je ne sais pas, peut-être recherchent-elles une compagnie humaine pour deviser tranquillement sur quelque sujet philosophique ?) ou à labourer le gazon juste devant les fenêtres.

On les menace de les passer à la casserole si elles continuent, mais rien n'y fait, elles n'écoutent rien et récidivent à chaque fois. Elles doivent bien sentir qu'on n'est pas sérieux....

Y'a pas, c'est cool une vie de poule gâtée.... 

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Rédigé par vivi

Publié dans #poules

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