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Publié le 5 Février 2016

Je partage avec vous mes dernières lectures.

LUS RECEMMENTLUS RECEMMENT

Murmurer à l'oreille des femmes est un recueil de nouvelles par Douglas Kennedy paru en 2015. J'ai lu ce livre l'été dernier et, j'ai beau me creuser la tête dans tous les sens, je ne me rappelle plus une seule des nouvelles publiées, pourtant au nombre de 12. Même quand je relis les titres, elles ne m'évoquent rien. Rien de rien.

Je sais, c'est la loose. Désolée Douglas mais j'ai mis ton pavé en vente sur Le Bon Coin. Avis aux amateurs.

L'amour et la solitude, la possibilité de changer de vie, le hasard des rencontres, les choix qui s'offrent à nous, l'art de la fuite...

Douglas Kennedy explore ses obsessions et livre une variation en douze mouvements, douze histoires tour à tour nostalgiques, drôles ou douces-amères dans lesquelles l'auteur se dévoile comme jamais pour revisiter le discours amoureux.

LUS RECEMMENT

Autant j'ai bien aimé Le Mec de la tombe d'à côté et la rencontre improbable entre Désirée, (jeune veuve intellectuelle et citadine, plutôt ambitieuse aimant les livres, le théâtre et son appartement tout blanc, aseptisé et ultramoderne) et Benny (bon paysan entièrement dévoué à l'élevage de ses vaches laitières aimant la campagne, les sorties entre amis, la bonne bouffe, les tracteurs et draguer les filles), autant j'ai ramé grave avec la suite Le Caveau de famille.

Car ces deux amoureux-là n'ont rien en commun. Et quand je dis rien c'est rien. Alors concevoir qu'ils aient vécu un temps une passion dévorante, c'est facile, mais imaginer que cette histoire d'amour ait pu durer au quotidien, quand Désirée décide de s'installer à la ferme, c'est juste pas crédible.

Une bonne lecture quand même à emmener avec soi en vacances (surtout le premier tome mais le problème c'est qu'après on a envie de savoir la suite).

Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari, qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire et citadine, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance, rempli de livres. Au cimetière, elle croise souvent le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que le tape-à-l’œil de la stèle qu'il fleurit assidûment.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, avec son bon sens paysan et une sacrée dose d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il est exaspéré par sa voisine de cimetière, son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.
Un jour pourtant, un sourire éclate simultanément sur leurs lèvres et ils en restent tous deux éblouis...
C'est le début d'une passion dévorante. C'est avec un romantisme ébouriffant et un humour décapant que ce roman d'amour tendre et débridé pose la très sérieuse question du choc des cultures.

Elle c'est Désirée, la bibliothécaire, et lui c'est Benny, le paysan. Elle dévore les livres comme les produits bio, lui élève des vaches et n’imagine pas qu’on puisse lire « de son plein gré ». Pourtant, ils s'accordent trois essais pour avoir un enfant ensemble. Si cela ne donne rien, c'est terminé pour toujours. Et si ça marche…
Comme le disait un critique littéraire suédois : "Le quotidien tue l'amour, la vie de famille l'enterre." C'est gai. Bienvenue dans le caveau de famille !
Pétillant et jubilatoire.

LUS RECEMMENT

Dans un tout autre style, Les Neuf Dragons est une enquête de l'inspecteur Harry Bosch, personnage de fiction des romans policiers de Michael Connelly.

Dans ce livre, Harry se lance sur la piste des triades chinoises et se rend jusqu'à Hong Kong pour tenter de sauver sa fille Madeline. Difficile de résumer ce polar sans dévoiler l'histoire mais, ce qui débute comme une investigation "classique" va rapidement se muer en une traque personnelle.

L'enquête est bien rythmée, pleine de rebondissements et on a vite envie de savoir la fin (et surtout ce qui peut bien se passer dans la tête d'ados désireux d'attirer sur eux l'attention de leurs parents).

Pas mal, pas mal du tout (même si les cadavres pleuvent à tous les chapitres).

"Rendez-vous donc service, Bosch, et laissez tomber. Nous sommes nombreux. Laissez tomber, bordel."
Au commissariat de police de Los Angeles, ce genre d'appel anonyme ne surprend personne ? Et surtout pas Harry Bosch : dépêché depuis peu sur une affaire de meurtre dans le quartier chinois, il soupçonne des activités de racket des triades locales. En raccrochant, Bosch est convaincu d'avoir vu juste. Reste à le prouver. Le principal suspect s'obstine dans son silence, et l'inspecteur Chu, son coéquipier détaché de l'Unité des Crimes Asiatiques ne lui semble pas franchement digne de confiance.
Préoccupé par l'enquête, Bosch n'a pas trouvé le temps de lire le message vidéo envoyé par sa fille la veille au soir. Elle a 13 ans et vit justement à Hong Kong, avec sa mère. L'écran du portable s'allume sur une vision d'horreur absolue. L'appel anonyme et le message de sa fille se télescopent soudain : le pire cauchemar de sa vie vient de commencer.

LUS RECEMMENT

La Chute des Géants : Le Siècle tome 1, est un livre que vous avez tous vu tout là-haut dans la colonne de droite et la rubrique "Vivi lit" de ce blog depuis des semaines et des semaines (voire des mois ?). En effet, en grande fan de Ken Follett (j'ai tout lu de lui), je ne pouvais pas manquer de me lancer dans la lecture de cette grande saga historique comprenant 3 volets.

Le hic, c'est que je n'ai pas du tout accroché et qu'au terme de ce premier opus, je suis déçuuue, mais déçuuue, au point que je me demande si je vais lire la suite. Trop long (1000 pages), trop de personnages (plus de 120 répertoriés en début de roman...), trop de passages relatant des faits historiques. Bref, je me suis en-nuy-ée pour la première fois avec toi Ken !!! C'est quand même moche, mais c'est comme ça, alors fallait que je te le dise. Ne sois pas triste, je pense reprendre cette lecture un jour, mais sûrement pas avant la retraite (ou alors si un jour je me casse une jambe et que je suis immobilisée pendant 3 mois).

En 1911, les grandes puissances vivent leurs derniers instants d’insouciance. Bientôt la guerre va déferler sur le monde... Cinq familles – américaine, russe, allemande, anglaise et galloise – vont se croiser, s’aimer, se déchirer, au rythme des bouleversements de l’Histoire : la Première Guerre mondiale et la Révolution russe. Cette gigantesque fresque dépeint toute la gamme des sentiments humains et dresse une galerie de portraits saisissants. Des personnages exceptionnels, passionnés, attachants, tourmentés, qui, en dépit des tragédies, bravent les obstacles et les peurs pour s’accomplir. Entre saga historique et roman d’espionnage, histoire d’amour et lutte des classes, Le Siècle, la nouvelle épopée de Ken Follett en trois volumes, traverse la période la plus violente et la plus complexe des temps modernes : la grande aventure du XXe siècle…

Enfin, j'ai commencé le livre de Béa Jonhson, Zéro Déchet. Absolument passionnant ! Je l'ai d'ailleurs presque terminé... Article à suivre prochainement donc...

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Rédigé par vivi

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Publié le 18 Septembre 2015

LA MURAILLE DE LAVE

Indridason, vous le savez maintenant, c'est un de mes auteurs chouchou.

Cela faisait toutefois quelques mois que je n'avais rien lu de lui même si ses derniers romans sont achetés au fur et à mesure de leurs parutions en français et figurent toujours en très bonne place sur ma PAL.

Les vacances m'ont permis de remédier à cela et, des trois livres que j'avais emmenés dans mes sacs, j'ai tout naturellement joué la facilité et commencé par La Muraille de lave probablement parce qu'avec Indridason je me savais en terrain conquis et étais à peu près sûre de ne pas être déçue. On ne change pas une équipe qui gagne !

Paru entre La Rivière Noire (lu ici) et Etranges Rivages (encore sur ma PAL), ce roman met surtout en avant Sigurdur Oli (oui, oui, toujours ces noms imprononçables qui contribuent tant au charme des polars islandais), l'adjoint du commissaire Erlendur parti en vacances sur les lieux de son enfance et collègue d'Elinborg qui s'occupe de son côté d'une autre affaire.

Au début du livre, à la demande d'un ami, il tente d'aider discrètement un couple qui subit un chantage. Troublé par sa récente séparation, surveillé de près par sa hiérarchie qui n'apprécie pas ce type de démarche, Sigurdur Oli va se retrouver par hasard témoin du meurtre d'une jeune femme dont il va essayer de retrouver l'auteur. Mais l'histoire ne s'avèrera pas aussi simple qu'on pourrait le croire car Indridason (comme sa consoeur Camilla Läckberg) a une façon bien particulière d'entremêler plusieurs intrigues et de s'intéresser parallèlement à la vie personnelle des protagonistes de ses romans.

La Muraille de lave relate essentiellement la crise économique de 2008 et les ravages moraux (ou immoraux) qu'elle a engendrés mais aussi des faits de société comme la pédophilie, l'alcoolisme ou les dérives financières notamment celles des nouveaux riches.<

A l'heure où Fiston 1 et sa chérie terminaient leur périple de 2 semaines en Islande, j'ai particulièrement apprécié ce roman que j'ai lu avec peut-être encore plus de passion que les précédents. Je les ai vus sur les routes au milieu des personnages de l'intrigue, j'ai frissonné en pensant qu'ils auraient pu croiser leur chemin, j'ai vu les paysages à travers leurs yeux et j'ai soupiré de soulagement en tournant la dernière page, méchants punis et gentils retrouvant leur train-train quotidien.

Y'a pas à tortiller : Arnaldur, je suis vraiment fan de toi.

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Rédigé par vivi

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Publié le 8 Août 2015

ALORS VOUS NE SEREZ PLUS JAMAIS TRISTE
ALORS VOUS NE SEREZ PLUS JAMAIS TRISTE

Alors voilà.

Cela fait déjà plus d'un an que je vous ai parlé de Baptiste Beaulieu et de son blog : Journal de soignants/soignés réconciliés. A l'époque, il venait de terminer son internat de médecine générale et son premier livre Alors voilà, les 1001 vies des Urgences, recueil de chroniques d'histoires vécues par lui ou l'un(e) de ses collègues.

Exercice difficile que de dire ce que je ressens quand je lis ses posts qui ne sont jamais anodins et donnent toujours à réfléchir : Baptiste Beaulieu est à la fois une belle personne, un professionnel, un humain, un fils, un poète, un magicien des mots, bref une espèce de docteur-écrivain sans doute en voie de disparition. Il est sensible, malicieux, torturé, terriblement cultivé ("Ça brasse large : de Sénèque à Dylan, de Nana Mouskouri à Air Wick"), plein d'humour et d'auto-dérision, très touchant. Je ne saurais que trop vous conseiller d'aller lire les articles de son blog (voire de vous abonner puisque c'est maintenant possible) ou ceux qui paraissent sur son compte Facebook, il y en a pour tous les goûts  et donc finalement tout le monde s'y retrouve.

Quand son 2ème roman est paru, Alors vous ne serez plus jamais triste, j'ai été très chanceuse. Mélissa avait rencontré l'auteur lors d'une séance de dédicaces à Lille. De mon côté, je n'avais pas pu aller le voir lors de sa venue à Bordeaux. Alors elle m'a acheté le roman, l'a fait dédicacer et me l'a envoyé. C'est ça toute la gentillesse, la générosité et la douceur de Mélissa.

Dans ce livre, Baptiste Beaulieu "a inventé une histoire qu'il narre à rebours, les pages étant numérotées par ordre décroissant. Un médecin qui vient de perdre sa femme se sent lassé de soigner, épuisé des autres, fatigué de vivre. Il croise la route d'une vieille femme pétillante qui se met en tête de lui redonner goût à la vie par d'intelligents subterfuges, voire des coups pendables. On rit, on pleure. On lève parfois le nez pour prendre le temps de poursuivre la réflexion instillée par l'auteur [...] on médite, puis on replonge" (Sud-Ouest).

Vous l’avez compris, pour diverses raisons ce livre ne pouvait que me plaire. L'histoire de Sarah et du Docteur, en plus d’offrir un bon moment de lecture, fait réfléchir et montre "que rien n'est jamais perdu, que l'on peut toujours claquer la porte pour tout changer" (Sud-Ouest).

Bref, un livre plein d'optimisme et de tendresse.

Big up Baptiste Beaulieu (et Mélissa) !

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Rédigé par vivi

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Publié le 6 Mai 2015

LA REVEUSE D'OSTENDE

Eric-Emmanuel Schmitt, je vous en ai déjà parlé , puis .

Voilà un de ses livres que j'avais déjà lu il y a quelques années. Et que j'ai relu. C'est assez rare pour être souligné... mais j'en avais un tel souvenir que j'ai voulu vérifier si mon ressenti avait changé.

Eh bien non, pas du tout, et j'ai trouvé ce livre tout aussi captivant que la première fois.

C'est un recueil de 5 nouvelles :

"La guérison" est l'histoire d'une jeune infirmière qui n'avait pas confiance en elle et qui, au travers d'une extraordinaire rencontre, réussira à s'aimer et à se faire aimer.

"Crime Parfait" raconte comment une femme s'est mise à douter de son mari alors qu'il l'aimait follement, allant jusqu'à l'assassiner, à cause d'une simple réflexion faite un jour par une de ses "amies".

"La rêveuse d'Ostende" est une vieille dame qui prétend avoir vécu une folle histoire d'amour avec un prince... Vérité ? Ou pure invention ?

"Les mauvaises lectures" de ce professeur d'histoire refusant catégoriquement de lire des romans, et leur préférant les encyclopédies, lui seront fatales.

"La femme au bouquet" est une vieille femme qui, chaque jour depuis 30 ans, attend quelqu'un ou quelque chose sur un quai de gare... Mais qui ? Ou quoi ? Personne ne le sait jusqu'au jour où...

J'ai cité ces récits dans l'ordre, non pas de parution dans le livre, mais de mes préférences.

EES y montre jusqu'où peut aller le pouvoir de l'imagination dans nos existences.

Tout simplement fascinant !

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Rédigé par vivi

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Publié le 28 Mars 2015

LE CREATEUR

Hum, je sens que ça va être compliqué de parler de ce livre... parce qu'on ne peut pas juste dire de lui : il était génial, ou il était nul.

Pour commencer par le commencement, c'est le cadeau de Noël de Fiston 2 parce qu'il sait que j'aime beaucoup les romans policiers, et plus particulièrement les auteurs venus du froid. Sauf que ce livre n'est pas un polar, mais un roman. Par contre, Gudrun Eva Minervudottir (comme son nom le laisse un tout petit peu présager), est bien née à Reykjavik.

Je n'ose pas vous citer la quatrième de couverture, c'est très effrayant, même si ce n'est pas ce qu'on croit, et les premières pages du livre ne valent pas mieux, même si ce n'est toujours pas ce qu'on croit. Un petit extrait quand même pour vous mettre dans l'ambiance ?

Des cheveux d’un noir de jais, des lèvres rosées légèrement entrouvertes, de longs cils recourbés, un corps parfait. Elle est sublime, tout simplement. Et elle a disparu. Pour Sveinn, son créateur, aucun doute possible : la coupable est Lóa, cette étrange bonne femme surgie de nulle part qui a échoué chez lui après une panne de voiture, complètement déboussolée. Mais pourquoi diable une mère de famille au bord de la crise de nerf voudrait-elle s’encombrer d’un tel fardeau ? Furieux et désemparé, Sveinn part à la recherche de sa belle brune en silicone… et peut-être aussi de lui-même.

Les faits se déroulent chronologiquement sur une petite semaine. Ils mettent en scène la rencontre improbable entre Sveinn, un artiste solitaire (il fabrique des poupées non non pas gonflables mais en silicone qui sont néanmoins des répliques pour adultes en manque d'affection...) et Loa, une femme souffrant d'un problème d'alcool, mère de deux filles dont l'une est anorexique (un peu plus et je me croyais au boulot)...

Et après ? Comment dire ? L'ambiance est assez sombre, troublante et déstabilisante. On fait plus ample connaissance avec ces deux êtres que la vie n'a pas épargnés, très différents mais qui partagent cependant un mal-être, une grande solitude, des névroses, voire une certaine misère.

L'histoire avance très doucement, comme j'imagine peut-être la vie dans ce pays isolé qu'est l'Islande, parfois semble-t-il presque en temps réel, Il y a aussi de l'humour, mais noir, qui ne peut sûrement pas plaire à tout le monde.

Au total, un livre original et déroutant pour lequel j'ai éprouvé des sentiments assez ambivalents : envie de connaître très vite la suite et en même temps envie d'en finir rapidement.

Gudrun Eva n'en est pas à son premier roman, alors pourquoi pas un autre un de ces jours pour me faire une meilleure idée de ce que l'auteur a produit ?

 

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Rédigé par vivi

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Publié le 21 Mars 2015

20 BONNES RAISONS D'ARRETER DE LIRE

Plutôt original, drôle et instructif ce petit bouquin offert par ma maman lors de mon dernier anniversaire. Et dédicacé en plus, parce qu'elle a rencontré son auteur en personne à la Foire du Livre de St Louis.

Pierre Ménard, âgé d'à peine 23 ans (22 à l'époque), étudiant à HEC, en est déjà à son 3ème bouquin. 20 bonnes raisons d'arrêter de lire est le 2ème (juste après Pour vivre heureux, vivons couchés et juste avant Comment paraître intelligent.

S'appuyant sur les auteurs les plus classiques de la littérature, il essaie de démontrer que, loin d'être une vertu, la lecture est un danger pour l'humanité.

"Lire c’est comme prendre de l’alcool ou de l’opium.  Au même titre que ces substances, la lecture devrait être reconnue comme une addiction, et faire l’objet d’une nouvelle loi Evin. On se grise au début, dans une insouciance agréable. Tout le monde le fait, pourquoi pas nous ? On en reveut. On s’isole. On en redemande. On s’enferme peu à peu dans un monde parallèle…"

Oui, "lire coupe du monde, et pas seulement les footballeurs".

Oui, lire rend fou. Pas un seul auteur qui ne soit normal : les uns sont alcooliques (Hemingway, Musset, Rimbaud...) ou épileptiques (Lord Byron, Flaubert, Molière...), les autres cocaïnomanes (Conan Doyle, Stevenson), consommateurs de haschisch (Baudelaire, Verlaine, Balzac...), de LSD (Aldous Huxley), de morphine (Nabokov) ou d'opium (Oscar Wilde). Nombreux sont ceux qui ont fini leur vie dans un asile, Gérard de Nerval se promenait dans Paris avec un homard tenu au bout d'une laisse et Gottlob Burmann, poète allemand, refusait d'utiliser la lettre r.

Oui, lire détruit la planète : il faut couper un arbre pour publier 100 Harry Potter.

Oui, lire rend fainéant : "A y regarder de plus près, la vie d'un grand lecteur n'est pas si différente de celle d'un malade en phase terminale : se lever, s'allonger (pour lire), déjeuner, s'étendre (pour lire), dîner, lire, se coucher. [...] D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si la conjugaison au présent du verbe "lire" aux trois personnes du singulier et le meuble qui nous invite à la paresse sont homophones (je lis, tu lis, il lit)."

Oui, lire tue, est mauvais pour les femmes, est dangereux pour la société, est inutile...

Au final, Pierre Ménard nous livre un pamphlet corrosif et plein d’humour, extrêmement bien documenté (j'en ai appris des choses sur la littérature et ses auteurs) et truffé de cas bien réels pour étayer ses thèses avancées. Il passe en revue tous les défauts des livres, afin de nous débarrasser à jamais de ce fléau, pour en fin de compte en faire l'éloge le plus abouti.

A lire !

20 BONNES RAISONS D'ARRETER DE LIRE

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Rédigé par vivi

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Publié le 20 Janvier 2015

Alors voilà. La dernière fois que je suis allée chez l'ophtalmo, elle m'a non seulement prescrit mes premiers verres progressifs (ou plutôt mes deuxièmes, si vous voulez relire toute l'histoire de A à Z, c'est et ) mais aussi des séances chez l'orthoptiste pour corriger ma vision qui, me dit-elle, n'est plus binoculaire lorsque je converge.... Bizarre ce mot vous ne trouvez pas ? Deux syllabes dont l'une est con et l'autre est verg.... Oui bon enfin bref, là n'est pas le propos.

Me voilà donc partie pour 12 séances de rééducation, tous les lundis après la gym, c'est calé comme du papier à musique.

L'autre lundi, l'orthoptiste avait un peu de retard. Qu'à cela ne tienne, je m'installe bien confortablement dans la salle d'attente, à MA place, juste à côté du gros radiateur en fonte (c'est toujours là que je me mets quand je vais chez l'orthoptiste, ça me rappelle vraiment le lycée : même radiateur, même parquet en bois).

En attendant, je fais passer le temps en regardant mon portable, mes messages, mes mails, et comme l'orthoptiste ne sort toujours pas de son bureau pour venir me chercher, je jette un oeil rêveur sur les revues qui traînent sur la table basse : des numéros de Point de Vue (pas vraiment mon kif), de Télé Star (toujours pas la télé chez nous), d'Auto-Moto (bof bof) et... hé hé... un numéro de Géo.

VU CHEZ L'ORTHOPTISTE

J'aime bien Géo, pas vous ? Il y a toujours des articles intéressants, pas trop longs, pas trop compliqués, de jolies photos dont je peux me contenter si j'ai la flemme de lire. J'ai l'impression de voyager sans bouger de ma chaise, de changer tout à la fois d'air, de fuseau horaire, de continent et de climat. C'est comme quand je vais chez le dentiste et que sa télé est branchée sur la chaîne Voyage. Oui, oui (mais je crois que je vous l'ai déjà dit), le dentiste a la télé dans sa salle de soins... au plafond ! ce qui permet aux patient(e)s de se faire triturer la molaire en pensant à tout autre chose. Une vraie idée de génie, croyez-en l'expérience d'une douillette notoire doublée d'une pétocharde invétérée.

J'avise donc le Géo et m'en empare. Il est un peu vieux certes (car il n'y a pas que la photo qui est pourrie), comme généralement tous les magazines qui traînent dans les salles d'attente. On sent bien qu'il a été lu et relu, tripoté et tripatouillé, écorné et froissé mais je remarque tout de suite qu'il a l'air d'avoir toutes ses pages ce qui est TRES important car -comme le sable entre les pages d'un livre l'été- rien ne m'énerve plus que de commencer un article et de m'apercevoir que les pages suivantes ont été arrachées par je ne sais quelle main avide et criminelle. Plus frustrant, tu meurs.

Je le feuillette distraitement en pensant à autre chose (vraiment très en retard aujourd'hui l'orthoptiste, c'est pas dans ses habitudes, si ça continue comme ça je me demande à quelle heure je vais rentrer chez moi, c'est que j'ai pas que ça à faire, et puis j'ai faim) quand soudain je me demande de quand date ce numéro, car bien sûr il est important de connaître la date de parution d'un titre pour remettre les choses qu'on lit dans leur contexte.

Et là, je manque de tomber de ma chaise.

VU CHEZ L'ORTHOPTISTE

Sur le coup, je me suis crue dans un film, quand le héros a été propulsé dans le passé par des méchants et qu'il s'en rend compte au moment où il voit la date du jour inscrite sur un journal ou sur un calendrier. Mais dans la seconde qui a suivi, l'orthoptiste toute souriante a ouvert la porte de son cabinet en me disant "Madame Vivi, bonjour, c'est à vous" et j'ai su que j'étais toujours en 2015.

Suite à ça, j'ai bien réfléchi : soit l'orthoptiste pense que ses patients ont de tels problèmes de vue qu'ils n'y verront de toutes façons rien -ou alors que du feu-, soit elle vient de ranger le grenier de sa grand-mère fan de Géo et abonnée depuis le premier numéro, soit elle est très conservatrice et a vraiment les mêmes magazines depuis 1983, soit elle n'a jamais accepté le passage à l'euro et veut continuer à faire comme si on en était toujours au temps du franc, soit c'est elle qui a été propulsée dans l'avenir par des méchants parce que j'ai aussi trouvé dans sa salle d'attente le livre de Paul-Emile Victor Apoutsiak le petit flocon de neige qui date de 1948 (et que je lisais déjà il y a 50 ans ou presque) et un numéro de Femme Actuelle de 1989 dont PERSONNE n'avait fait les mots croisés.... ce qui est quand même un signe que quelque chose de grave cloche dans cette salle d'attente, ne trouvez-vous pas ?

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Rédigé par vivi

Publié dans #livres-auteurs, #santé

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Publié le 18 Janvier 2015

LES SUPREMES

Depuis le 7 janvier, j'ai du mal à écrire quoi que ce soit sur ce blog, je suis encore pleine de colère pour tout un tas de choses et toujours perplexe par rapport à un certain nombre d'événements qui me laissent dubitative, sceptique, inquiète et seule.

Mais il est temps peut-être de passer à autre chose et de vous parler de l'avant-avant-dernier livre que j'ai lu ?

De ce côté-là, j'ai de la chance ! Après avoir beaucoup apprécié Les perroquets de la place d'Arrezzo, j'ai enchaîné aussitôt sur Les Suprêmes que mes copines m'avaient offert pour mon anniversaire.

Elles s'appellent Odette, Barbara Jean et Clarice.

La première est la plus drôle et la plus intrépide. Née dans un sycomore, elle converse secrètement avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana, comme le lui conseille sa défunte mère. Elle n'y va pas par quatre chemins et dit toujours la vérité, même quand elle fait mal. La vie n'a cessé de malmener la seconde, la plus jolie et aussi la plus fragile, celle qui a reçu le plus de coups. La dernière endure les frasques de son très volage époux pour lequel elle a sacrifié une brillante carrière de pianiste.

Elles se connaissent et s'aiment depuis l'enfance, époque à laquelle on les appelait déjà Les Suprêmes en référence au célèbre groupe de chanteuses rythm and blues des seventies.

Toutes les trois sont afro-américaines et ont à présent passé la cinquantaine mais elles se retrouvent quoiqu'il arrive tous les dimanches avec leurs maris, comme autrefois, chez Big Earl, un des restaurants de leur petite ville.

Leur particularité ? Une amitié sans faille que ni le temps, ni les épreuves, ni la maladie, ni les secrets, ni les différences ne parviendront à ébranler.

Ce livre est donc un bel éloge de l'amitié, mais il parle aussi de l'Amérique côté province, de ségrégation raciale, de ses ravages, de liberté et de tolérance, sujets plus que jamais d'actualité. C'est aussi un livre plein d'humour et plein d'espoir. Ces femmes sont des survivantes qui doivent tout à l’affection qu’elles n’ont pas arrêté de se porter. L’amitié comme remède aux plus grands maux ? C’est la morale de l’histoire. Une morale qui me plaît.

Et pour finir par une petite anecdote, j'ai été surprise au bout de quelques chapitres de me rendre compte que l'auteur, Edward Kelsey Moore qui écrit là son tout premier roman, était un homme tant il me semblait évident que seule une femme pouvait écrire comme ça sur les femmes.
Voilà, j'espère vous avoir convaincu(e)s de lire ce livre si d'aventure vous tombiez dessus et vous souhaite un bon dimanche. Ici, la pluie est annoncée, ça ne promet rien de bon pour mon Petit coin de ciel de demain...

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Rédigé par vivi

Publié dans #livres-auteurs

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Publié le 9 Décembre 2014

LES PERROQUETS DE LA PLACE D'AREZZOLES PERROQUETS DE LA PLACE D'AREZZO

Il y a presque un an, souvenez-vous, j'étais allée à une soirée littéraire avec ma copine (le compte-rendu détaillé ici) d'où j'avais ramené le dernier Eric-Emmanuel Schmitt (dédicacé en plus !). Enfin à l'époque c'était le dernier, depuis il y en a eu d'autres car il est très productif le monsieur.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre car je n'aime pas trop le personnage et pourtant j'ai adoré tout ce que j'ai lu de lui jusqu'à présent (Oscar et la dame rose, Odette Toulemonde, La rêveuse d'Ostende). Mais quand je dis adoré, c'est vraiment adoré.

Ce livre-ci n'a pas dérogé à la règle et malgré ses 730 pages, je l'ai englouti à toute vitesse.

Voilà l'histoire :

Autour de la place d'Arezzo, où les grands platanes ont été envahis par les perruches et les perroquets, vit une des populations les plus huppées de Bruxelles. S'y croisent, dans un voisinage élégant et contrasté, le fonctionnaire et l'étudiant, le bourgeois et l'artiste, la poule de luxe et la veuve résignée, mais aussi la fleuriste et l'irrésistible jardinier municipal. Des couples, des solitaires, humbles ou orgueilleux, conquérants ou vaincus, comme partout dans le monde. Tous gouvernés par leurs passions, leurs désirs, leurs fantasmes amoureux et sexuels. Jusqu'au jour où leur parvient une lettre, anonyme, identique, mystérieuse, qu'une colombe, et non point un corbeau, leur aurait adressée. Comme une bombe à retardement.
"Ce mot simplement pour te signaler que je t'aime. Signé: tu sais qui."
Et chacun de s'enflammer, de rêver, d'y voir une promesse, un bonheur attendu, une blague, une menace. On peut imaginer, pour le meilleur et pour le pire, le fatal enchaînement d'espoirs, de déceptions, d'embrouilles et de drames qui s annoncent...

Ce roman choral se déroule en 4 parties.

Tout d'abord, la présentation des personnages. Attention, ils sont nombreux et j'ai failli être obligée de prendre des notes pour me souvenir comme il faut de qui est qui et de qui est avec qui. Un certain nombre d'entre eux reçoit donc une lettre anonyme contenant un énigmatique message. Et par un réflexe bien naturel, chacun choisit de façon absolument pas objective qui pourrait bien en être l'auteur. L'histoire peut commencer.

Dans la deuxième partie, on découvre les joies, les déceptions voire les catastrophes que provoquent ces missives dans les foyers et les couples.

Dans la troisième partie, rien ne va plus, tout s'emballe...

La quatrième partie sera l'épilogue bien sûr...

Je me souviens de la réflexion de ma copine le jour où nous avions été à la présentation du bouquin et la façon dont elle avait résumé à sa manière la quatrième de couv' : "D'autres l'avaient fait, lui pas encore, mais ça y est, il a écrit son porno !"

D'un côté, oui, on peut synthétiser les choses ainsi. L'auteur nous dresse dans ce roman, avec une très grande tolérance, un tableau quasi-exhaustif des comportements amoureux de notre temps, un véritable catalogue des pratiques sexuelles du 21ème siècle : jeunes, vieux, femmes, hommes, riches, pauvres, adolescents, hétérosexuels, asexuels, homosexuels, bisexuels, triolistes, obsédés compulsifs, adeptes des pratiques SM, libertins, nymphomanes, échangistes, exhibitionnistes, tout y passe et sûrement que j'en oublie (mais bizarrement, pas un couple "normal" qui s'aime et ne se trompe... à croire que ça n'existe pas)...

D'un autre, non, c'est quand même un peu plus subtil que ça et ceux qui espèrent du croustillant seront un peu déçus (ou alors devront se rabattre sur Fifty shades of Grey). Très puritains s'abstenir quand même : dans certains passages EES n'y va pas par quatre chemins pour appeler un chat un chat.

Il y a une véritable intrigue et j'ai personnellement eu hâte de connaître la fin, de découvrir l'auteur des lettres (dévoilé à la toute dernière page), de savoir si toutes ces histoires d'amour allaient durer ou comment elles allaient s'achever...

J'ai aimé cette grande partie de cache-cache entre voisins, cette chronique merveilleuse d'une place bruxelloise, ce conte des temps modernes qui nous rappelle (si besoin était) que si l'amour fait du bien il fait aussi du mal, cette saga/bible des relations amoureuses où l'humour est présent à tous les chapitres.

Bref, un amusant divertissement dont EES tire habilement les ficelles.

Un petit conseil si vous décidez de vous lancer dans la lecture de ce pavé : à lire d'une traite, pour ne pas perdre le fil de l'histoire.

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Rédigé par vivi

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Publié le 2 Décembre 2014

TROIS ROMANS D'INDRIDASON

Entre Arnaldur et moi, c'est une vieille histoire d'amour, bien plus vieille que ce blog et que tous les articles que j'ai pu faire ici sur tous les livres que j'ai lus ces derniers temps.

Ça a commencé il y a quelques années avec La Voix, cet étrange bouquin où un Père Noël est assassiné dans un hôtel de luxe, juste avant un goûter d'enfants. Sale boulot pour le commissaire Erlendur Sveinsonn... Il n'y a qu'un Islandais pour oser imaginer ça.

J'ai tout de suite accroché avec cet auteur alors, comme j'avais commencé par son troisième roman, j'ai décidé de reprendre les choses dans l'ordre par le début : La Cité des Jarres, La Femme en Vert, puis L'Homme du Lac, Hiver arctique, Hypothermie...

Je les ai tous lus dévorés.

Et j'attends toujours ses nouveaux romans avec beaucoup d'impatience.

Comme dans les Camilla Läckberg, le lecteur suit, au-delà de l'enquête principale, la vie du commissariat et des inspecteurs qui y travaillent. Erlendur, le personnage principal, est divorcé et a des relations conflictuelles avec son ex-femme et ses deux enfants qu'il voit rarement. Il est tout le temps en proie à de vieux démons, torturé par la disparition de son petit frère dans une tempête de neige alors qu'ils n'étaient que des enfants et par la toxicomanie de sa fille. Dans ses enquêtes, il est secondé par Elinborg, qui est par ailleurs une excellente cuisinière, et Sigurdur Oli, image de la perfection qui vit avec Bergthora (oui, oui, les noms des personnages ou des lieux sont complètement improbables mais on s'y fait vite) !

Les trois derniers romans que j'ai lus sont La Rivière Noire (une histoire qui tourne autour du Rohypnol, la drogue du viol) et deux autres livres un peu en marge de la saga, Le Duel (l'auteur a remonté le temps et situe son enquête pendant l'été 1972 alors que Reykjavík accueille le championnat du monde d'échecs qui oppose l'Américain Fischer et le Russe Spassky ; ce n'est pas Erlendur qui est aux manettes mais Marion Briem, son futur mentor) et Betty, une histoire qui peut paraître un peu longuette au début mais totalement bluffante (le récit se déroule à l'envers, le crime a été commis, il ne nous reste plus qu'à découvrir comment : l'assassin, depuis sa cellule, nous raconte son histoire d'amour avec Betty... il s'agit ici d'un véritable exercice de style... désolée, je ne peux vous dire que ça) !

Je vois avec plaisir qu'il m'en reste encore quelques-uns à découvrir : La muraille de lave et Etranges Rivages qui m'attendent bien sagement sur ma PAL (il y a toujours quelqu'un d'attentionné ici pour m'offrir le dernier Indridason) et Le Livre du roi (que je n'ai pas encore, avis à Jules, mes copines, mes enfants ou n'importe qui d'autre qui passerait par ici)...

Et vous ? Connaissez-vous Indridason, cet Islandais né en 1961 à Reykjavik, diplômé en histoire, journaliste, critique de cinéma, auteur de romans noirs couronnés de nombreux prix prestigieux, publiés dans 37 pays ?

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Rédigé par vivi

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