Publié le 28 Mars 2014

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Car le vendredi soir, je suis juste vidée de toutes mes forces, plus bonne à rien de rien.

Car le vendredi soir, je suis aussi énergique qu'une crêpe, ou une serpillère, chu su l'radar.

Car le vendredi soir, mon cerveau est comme une vieille éponge abandonnée dans le jardin tout l'hiver. 

Car le vendredi soir, les yeux me brûlent tellement j'ai passé de temps sur les écrans.

Car le vendredi soir, je peux me démaquiller et ensuite me frotter les yeux tant que je veux.

Car le vendredi soir, je suis juste épuisée, claquée, crevée, lessivée, essorée, vannée, rincée, cuite, out, dans le gaz.

Car le vendredi soir, tout ce que je veux c'est aller me coucher et dormir au moins 12 heures.

Car le vendredi soir, quand je rentre du taf, les enfants sont tous blottis sur le canapé en se racontant leur semaine.

Car le vendredi soir, Jules est aux fourneaux.

Car le vendredi soir, je suis en week-end pour 3 jours.

Car le vendredi soir, je ne pourrais pas travailler un jour de plus, mon compte est bon.

* Dieu merci, c'est vendredi !

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Rédigé par vivi

Publié dans #formation-boulot

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Publié le 26 Mars 2014

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Connaissez-vous ce jeu "qui rend fou" (ou célibataire) et "met la tête au carré" ? Un jeu tout simplement diabolique qui enflamme le web depuis le 9 mars avec plus de 7 millions de joueurs recensés à ce jour et plus de 75 millions de parties jouées ?

 

Le but est simple : remplir une grille de 16 cases (4 x 4) avec des multiples de 2... le tout pour atteindre le chiffre 2048. Pour cela, il faut additionner les chiffres identiques (2 + 2, 4 +4, etc.) en fusionnant les cases. En pratique, on déplace le bloc de chiffres à partir des flèches du clavier. Chaque déplacement fait apparaître un nouveau chiffre 2 dans la grille. C'est tout. 

 

Le succès de ce jeu ? Créé en un week-end par un jeune Italien de 20 ans, Gabriele Cirulli, il est en libre accès sur ordinateur et sur smartphone, il est simplissime, ne requiert pas de connaissances particulières en mathématiques mais plutôt de la réflexion et de l'observation. Loin de décourager, le fait de perdre une partie ne donne qu'une envie : recommencer !

 

Chez nous, il est entré dans la maison par l'intermédiaire des ados. Qui d'autre ? Tout le monde a voulu essayer et comparer ses scores et ses techniques sauf que moi, à ce genre de jeu qui fait appel à la logique, je suis nulle (pour ne pas dire archinulle). Jamais pu faire plus d'une face du Rubik's Cube même au sommet de ma gloire, jamais réussi à finir un jeu de taquin ou de pousse-pousse... (et pas vraiment envie non plus). 

 

Ce qui me rassure, c'est que le créateur lui-même n'a jamais terminé une partie...

 

Pour tout vous avouer, la seule question qui me taraude à présent est non pas de savoir comment finir le jeu mais... de quelle couleur peut donc bien être la case 2048 ?

 

Et vous ? Accro ou pas accro à ce jeu ?

 

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Rédigé par vivi

Publié dans #divers

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Publié le 24 Mars 2014

ciel 24 mars 

Amis petitcoindecielophiles, bonjour !

J'ai mal au dos !

Quel rapport avec le Petit coin de ciel de ce jour. Bah, j'sais pas moi. Peut-être que ce sont des rhumatismes ? Les vieux ont toujours mal quelque part quand les pressions atmosphériques montent ou baissent, que le temps est humide, gris ou froid, et surtout quand il change !

Et justement, le temps a bigrement changé depuis 2 jours. La semaine dernière, il faisait beau et chaud, c'était le printemps... Aujourd'hui, ben c'est comme j'ai dit dans le paragraphe précédent : humide, gris et froid. Le vent en plus. 

Et pour ce mal de dos ?

Bien sûr, je pourrais aller voir le doc mais je l'ai déjà fait. Il m'a donné une crème anti-inflammatoire à appliquer sur les zones douloureuses. J'ai embauché Jules qui y a mis tout son coeur, mais ça n'y a rien fait.

Je pourrais aller voir l'ostéopathe, mais j'ai déjà fait aussi. Il m'a tout bien remis en place et m'a dit qu'il ne voulait plus me voir jusqu'au mois de juillet.

Je pourrais aussi aller consulter un rhumatologue. J'en ai trois sous la main au boulot mais... comme dit le dicton... c'est toujours les cordonniers les plus mal chaussés. Je vois tellement de patients qui ont des pathologies lourdes comme des polyarthrites rhumatoïdes, des pseudo-polyarthrites rhizoméliques, des rhumatismes psoriasiques, des spondylarthrites ankylosantes, des maladies invalidantes et que sais-je encore, que mon petit mal de dos de rien du tout... et ben... c'est du pipi de chat.  

Bon, en attendant, je suis comme une petite vieille chez qui tout est rouillé. Je me traîne, je me déplace à deux à l'heure, je suis rien qu'une chose toute courbaturée.

Alors ça m'a rappelé ce raccourci un peu simpliste derrière lequel se cache pourtant, selon moi, une part de vérité :

mal au dos = plein le dos

et aussi ce bouquin lu dernièrement.

Vivement les vacances tiens. Et le retour du soleil aussi !   

http://upload.stripgenerator.com/strip/39/30/28/00/00/full.png  

Pour les autres petits coins de ciel des régions, c'est là que ça se passe : chez Mélissa, Cigalette et Arlette en Belgique, Mary en Bretagne, Carole en Nord-Picardie, Françoise Andersen et Andrée/Erato en Rhône-Alpes, Val1603 en région parisienne, Marianne68 et Sylvie en PACA,  Marylou en Alsace, Mamylou dans les Pays-de-la-Loire, Minouche en Poitou-Charentes, Nadia-Vraie au Canada.

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Rédigé par vivi

Publié dans #météo-humeur

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Publié le 23 Mars 2014

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Lundi 17 mars

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu une de mes amies. On se rencontre souvent à la gym mais là elle est souffrante et ne vient plus depuis des semaines. Ce n'est pas dans mes habitudes mais j'avais envie de la voir alors je l'ai appelée pour lui demander si elle ne voulait pas m'inviter boire un café. J'avais un peu peur qu'elle me dise qu'elle n'était pas disponible mais mon appel l'a beaucoup touchée et au final elle était très heureuse de savoir qu'elle me manquait ! La prochaine fois, j'écoute mon cœur et je recommence ! 

 

Mardi 18 mars

 

Vous allez rire. En rentrant du boulot en voiture, je vois un chien arrêté à un passage piéton. Je ne sais pas ce qui me prend mais, bête et disciplinée je m'arrête (trop habituée à faire de la conduite accompagnée avec mes enfants et à essayer de leur faire gagner des points de courtoisie). Et là, croyez-moi ou pas, le chien traverse sur les clous. Si ma collègue n'avait pas été morte de rire à côté de moi sur le siège passager, j'aurais pu penser que j'étais passée dans la 4ème dimension. Un peu plus et je n'aurais même pas été surprise s'il m'avait dit merci Madame.

 

Mercredi 19 mars

 

Les stats d'OB du jour : 895 visiteurs et 1183 pages vues. Et un article, dont je vous parlais aussi , qui monopolise presque toutes les consultations. Ça me plaît bien ça. 

 

Jeudi 20 mars

 

Une copine (la même que celle de lundi) m'envoie un appel de détresse par sms ce matin. Depuis plusieurs semaines, elle souffre du bras sans savoir d'où cela vient, a des picotements dans la main, des sensations de chaleur, de lourdeur. Elle ne dort plus la nuit. Elle a passé radiographies, échographies, scanners, IRM du rachis, cervical, de l'épaule, a avalé des tas d'anti-inflammatoires, cortisone et autres médicaments antalgiques ou analgésiques sans succès. Là, elle avait besoin d'un rendez-vous avec un neurologue en urgence. Elle-même n'avait rien trouvé avant la fin du mois d'avril ! Alors je mets ma cape de Wonder Secrétaire, prends mon courage à deux mains, ma plus belle voix suppliante, appelle mes contacts et réussis à lui décrocher un rendez-vous pour... ce soir 17h00 !

 

Vendredi 21 mars

 

Une bonne soirée avec les cousines et un plat de spaghettis carbonara... ça vous fait plus de bien qu'une séance chez le psy.

 

Samedi 22 mars

 

Nous recevions deux couples d'amis à dîner. Je me suis lancée dans l'élaboration de verrines et elles étaient vraiment réussies... moi qui suis nulle en verrines pff...

 

Dimanche 23 mars

 

Au risque de me répéter (j'ai déjà dû le dire une autre semaine semaine et c'est pas fini), tous les enfants à déjeuner à midi, c'était vraiment le meilleur moment de la journée... Le bonheur n'est pas au bout du chemin. Le bonheur, c'est le chemin..  

 

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Rédigé par vivi

Publié dans #mes kifs de l'année

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Publié le 19 Mars 2014

Ou quand la fiction rattrape l'actualité qui fait tristement la une des médias ces jours-ci ...

Bill Marks est un sky marshal, agent expérimenté de la police de l'air. C'est un homme usé, alcoolique, brisé par la vie, qui n'attend plus grand-chose de l'existence. Il vient de prendre place sur un énième vol dans lequel il doit juste veiller à la sécurité des passagers. Mais peu après le décollage du New York-Londres, il reçoit sur sa ligne sécurisée de mystérieux SMS d'un inconnu lui annonçant qu'un passager mourra toutes les 20 minutes si le gouvernement ne transfère pas 150 millions de dollars sur son compte.

Prêts pour un vol non-stop au-dessus de l'Océan Atlantique avec Liam Neeson, Julianne Moore, Michelle Dockery, Lupita Nyong'o... et pour un film d'action avec beaucoup d'action ?

Dès les premières minutes, et pour presque 2 heures, le décor est planté : l'ambiance est lourde, le huis clos et l'espace confiné de l'appareil (des toilettes, des sièges, des allées, du cockpit) sont oppressants. Au fil des séquences, le spectateur devient complètement parano et suspicieux car n'importe lequel des passagers pourrait être le coupable.

Des questions sont sur toutes les lèvres et dans tous les esprits... Qui donc est le terroriste embarqué dans l'appareil ? Qui envoie tous ces messages ? A qui peut-on se fier ? Et en qui peut-on avoir confiance ? Bill Marks est-il vraiment l'homme que l'on croit ? Et si c'était la jolie hôtesse de l'air qui fait son effarouchée ? Ou ce type barbu et louche a vraiment la tête de l'emploi ? Que penser de la jolie voisine de siège qui arbore une étrange cicatrice dans son décolleté ? Elle a l'air sympa et innocente. Oui, mais... Oh la la, et si le héros était de mèche ?  

146 passagers, 146 suspects, disait la bande-annonce... à tel point qu'on parvient même à douter de la petite fille qui voyage seule avec son doudou et qui doit retrouver son papa à l'arrivée. Rhoo, c'est dire.

Bref, même si le coup de l'avion en panique est quelque chose de vu et revu, même si le scénario est parfois un peu confus et l'histoire par moments limite crédible, jusqu'au dénouement final, le spectateur est tenu en haleine par ce film qui comporte de très nombreux rebondissements, twists et surprises.

Effets spéciaux, adrénaline, psychose, tension et suspense garantis (demandez donc à Jules qui est le spécialiste du sursautage pendant les films)...  

Voilà un bon divertissement mais, intellectuels, passez votre chemin.

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Rédigé par vivi

Publié dans #films-TV-acteurs

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Publié le 17 Mars 2014

ciel 17 mars

 

Amis petitcoindecielophiles, bonjour.

 

La semaine dernière, c'était la loose. J'avais perdu mon appareil photo et je n'ai même pas pu vous montrer mon grand bleu. Mais entre-temps, figurez-vous que je l'ai retrouvé, parfaitement caché au fond de la panière à linge, avec tous les vêtements bien propres et bien repassés dessus... Et comme j'ai mis quelques jours à me décider à les ranger, ben voilà, pendant ce temps j'ai cherché, cherché... Remarquez, c'est bien fait pour moi hein, la prochaine fois je ferai plus attention à mes affaires.

 

Cela dit, je n'ai pas encore tout à fait réglé mes comptes avec Saint-Antoine, parce que le collier de Fiston 2, je n'ai toujours pas remis la main dessus... soit dit en passant...

 

Enfin, bref. Heureusement, cette semaine, une fois les brumes matutinales dispersées, l'azur est tout aussi divin que lundi dernier. Et vous avez vu les petites feuilles vertes qui commencent à pousser sur les arbres ? Et les températures printanières !! Mamma mia, carrément idéales !! Pour tout vous avouer, je reviens juste d'un petit café/blablas sur la terrasse avec ma copine, le dos au soleil. C'était vraiment bien.  

 

Et à part ça ? Ah ! Une bonne nouvelle : dans l'agglomération bordelaise, le niveau des particules fines dans l'air est aujourd'hui redescendu en-dessous des seuils d'alerte. Du coup,  la qualité de l'air s'en trouve toute ragaillardie entraînant la levée des procédures qui en découlent c'est-à-dire ben... chez nous... je ne sais pas trop en fait. Les transports en commun étaient gratuits depuis la fin de la semaine dernière mais nous n'avons pas entendu parler de circulation alternée. Remarquez, je n'en suis pas particulièrement fière mais je me sens cette fois limite concernée vu que 1. Aujourd'hui je ne travaillais pas 2. Je fais du covoiturage avec ma collègue presque tous les jours 3. J'ai une voiture électrique.

 

Trois bonnes raisons donc pour que je ne m'étende pas sur le sujet pendant des plombes. Mais chez vous alors ? Ça se passe comment... la pollution... les températures... le ciel... toussa toussa ?

 

Pour voir si la météo des autres régions est aussi clémente que dans le 33, un clic chez Carole en Nord-Picardie, Françoise Andersen et Andrée/Erato en Rhône-Alpes, Minouche en Poitou-Charentes, Val1603 en région parisienne, Marianne68 et Sylvie en PACA, Marylou en Alsace, Cigalette, Mélissa et Arlette en Belgique...

 

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Rédigé par vivi

Publié dans #météo-humeur

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Publié le 16 Mars 2014

Pink-Heart.jpgLundi 10 mars 

 

Avec ce beau soleil, j'ai séché le renfo musculaire après le step et avec ma copine on a fait une graaande balade de 2h00 dans les bois. Le truc bien quand on marche, c'est qu'on peu blablater en même temps...

 

Mardi 11 mars

 

J'ai coupé un bouquet de jonquilles dans le jardin et l'ai amené au boulot. Avec ce beau soleil à l'extérieur, et ces beaux soleils sur mon bureau, j'ai presque l'impression d'être en vacances (si ce n'est la blouse blanche que j'ai sur le dos, les courriers qui tombent à un rythme effréné dans mon fichier de dictées numériques et le téléphone qui sonne sans arrêt, moi j'dis c'est du harcèlement). 

 

Mercredi 12 mars

 

Avec ce beau soleil, j'ai gratté, biné, désherbé, coupé, sécateurisé, arraché, nettoyé dans tout le jardin. Et maintenant, c'est tout beau.

 

Jeudi 13 mars

 

Avec ce beau soleil, j'ai pu travailler la fenêtre grande ouverte. Et même discuter deux minutes mais pas plus avec mes collègues sortis pour fumer leur clop, tout ça en surveillant l'arrivée de "mes" patients du coin de l'œil.

 

Vendredi 14 mars

 

Avec ce beau soleil, je suis doublement contente que le week-end soit là. Sortir du bureau quand il fait ce temps, c'est un peu comme se sentir libre, légère, aérienne et pleine d'énergie malgré la fatigue de la semaine.

 

Samedi 15 mars

 

Avec ce beau soleil... Ah ben non aujourd'hui c'est resté tout couvert, tout gris et tout bruineux. Alors j'en ai profité pour m'occuper des repas, des courses, du linge, de l'intendance quoi ! Tout ceci est bien sûr loin d'être kiffant mais quand les estomacs ne crient plus famine, que le frigo est plein et que les piles de vêtements sont prêtes à être rangées, c'est vraiment bien !

 

Dimanche 16 mars

 

Avec ce beau soleil, Jules s'est inscrit à une petite rando cycliste : Brive-Rocamadour = 80 kms en VTT dans notre belle Dordogne voisine. Pour être à l'heure sur la ligne de départ, il s'est levé à 4h00 (q-u-a-t-r-e h-e-u-r-e-s, je l'écris en toutes lettres comme sur les chèques pour bien vous montrer que je n'ai pas fait d'erreur). Alors, à cette heure-là, vous pensez bien, j'entends vaguement un peu de remue-ménage dans la chambre mais je ferme volontairement toutes les écoutilles (et plutôt deux fois qu'une), je me mets en travers du lit et hop ! à moi toute la place bien chaude. Ensuite, je finis ma nuit jusqu'à ce que je sois repue de sommeil... non sans avoir précisé à Jules avant son départ de ne surtout pas m'envoyer de sms pour me dire qu'il est bien arrivé à Brive ou que tout se passe bien sur le parcours... enfin... pas avant 10h00 en tout cas.

 

Comme vous l'aurez constaté, cette semaine s'est déroulée sous le signe du beau temps et de l'absence totale de pluie. Facile de trouver des kifs quand le soleil brille.

 

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Rédigé par vivi

Publié dans #mes kifs de l'année

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Publié le 15 Mars 2014

Rédigé par vivi

Publié dans #maison-jardin

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Publié le 12 Mars 2014

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Mélanie était une jolie petite poupée de 2 ans aux yeux incroyablement bleus et au sourire de rêve. Fiston 3 et Mélanie n'avaient que quelques semaines d'écart et partageaient leurs jeux à la halte-galerie où leurs mamans les déposaient parfois, le temps de faire quelques courses ou de boire un café entre copines. Le jour des 2 ans et 4 jours de Fiston 3, par un beau dimanche très ensoleillé et chaud du mois de mai, Mélanie s'est noyée dans la piscine hors sol des voisins de ses parents. Leurs enfants étaient grands, ils étaient partis à la plage, ils n'avaient pas pris la peine d'enlever l'échelle qui empêchait l'accès au bassin. Mélanie a été maintenue quelques jours en vie dans un coma artificiel jusqu'à ce que ses parents décident de tout débrancher et de la laisser partir tout là-haut dans le ciel et les étoiles. Depuis, les mois de mai et les baignades n'ont plus tout à fait le même goût.

Une quinzaine d'années auparavant, l'été, quelque part dans un petit village d'Alsace, Serge, 17 ans (né la même année que moi), était parti se baigner avec ses amis dans une gravière. C'était un beau jeune homme. Pour épater les filles, il a plongé mais à un endroit où l'eau n'avait que quelques dizaines de centimètres de profondeur. Le diagnostic a été sans appel : fracture des cervicales et lésion de la moëlle épinière. Serge, tétraplégique, a passé le reste de sa trop courte vie chez ses parents, dans un fauteuil roulant. Ma mère m'a annoncé son décès il y a quelques mois.

Ces deux événements ont bouleversé ma vie. Après l'accident de Serge, j'ai commencé à me méfier de l'eau plaisir qui peut devenir eau mortelle, moi qui m'y suis toujours sentie épanouie et à l'aise comme un poisson. Après la disparition de Mélanie, je n'ai plus pu quitter mes garçons des yeux pendant plusieurs semaines. Dès qu'ils tournaient le coin de la maison, une peur panique m'envahissait. Heureusement, à cette époque-là, nous les emmenions déjà depuis longtemps aux bébés-nageurs et les voir évoluer dans l'eau, pouvoir regagner le bord sans difficulté m'avait plus ou moins tranquillisée.

Quand Fifille a rejoint ses frères, que les enfants ont grandi et que nous avons décidé il y 10 ans, pour eux, de creuser une piscine dans notre jardin, j'ai été impitoyable. Pas de bassin sans dispositif de sécurité (à l'époque, ils n'étaient pas encore obligatoires). Un grillage de 1,50m avec une porte fermée à clef dont les parents étaient les seuls détenteurs me paraissait être un minimum. 

Quand ils ont encore grandi, je les ai abreuvés d'interdictions en tout genre : interdit de se baigner sans un adulte, interdit de plonger n'importe où, interdit de laisser la porte ouverte après la baignade, interdit de négliger le fait que nous avons des petits voisins qui ne savent pas nager et qui peuvent être attirés par l'eau de la piscine, interdit d'oublier que cette dernière est un lieu de plaisir et de détente mais aussi de danger, qu'elle peut vite devenir le théâtre d'un drame, interdit de courir sur les margelles et risquer de se blesser, interdit de laisser les copains faire les idiots... etc. etc. etc. et à la plage, bien sûr, interdit de se baigner en dehors des zones surveillées. Bref, une emmerdeuse dans toute sa splendeur. 

Et puis, le grillage n'a plus suffi. Il avait beau être efficace et dissuasif, il n'était pas aux normes AFNOR recommandées par la loi de janvier 2003 relative à la sécurité des piscines privées. Pour se mettre en conformité, (en plus du grillage d'1,50m bien sûr !), nous avons donc acheté une alarme immergée prévue pour sonner dès qu'elle détecte un mouvement anormal dans l'eau, comme la chute d'une personne. Le hic, c'est qu'elle se déclenchait à toute heure de la journée et de la nuit pour le plus grand bonheur des voisins (et accessoirement le nôtre), sans aucune raison : ni vent, ni vague et bien sûr ni chute. Et comme dans l'histoire du berger Guillot, je me alors suis demandée des dizaines de fois : "Qui va s'inquiéter, en cas de potentielle chute, en entendant sonner l'alarme (pour la énième fois) en notre absence du domicile ?".

Devant l'inutilité de ce dispositif, finalement plus souvent débranché que branché, mon angoisse est montée d'un cran. Passe encore l'hiver : qui a envie (à part Jules bien sûr) de s'approcher d'un bassin d'eau gelée, recouvert d'une épaisse bâche fixée avec des tendeurs tous les cinquante centimètres ? Mais, dès les beaux jours revenus, la piscine si bleue et si tentante devenait pour moi une obsession et une véritable source d'angoisse.

Cette année, nous avons donc enfin pris le taureau par les cornes et fait installer un volet roulant rigide qui nous a semblé être la solution idéale pour sécuriser la piscine sans en négliger l'esthétique (ce qui, tout à fait entre nous, était le cadet de mes soucis).

En plus du grillage d'1,50m bien sûr qu'il n'est pas prévu pour l'instant de démonter !

Je crois que cette fois je vais enfin pouvoir dormir sur mes deux oreilles et quitter mon domicile en toute sécurité, sans que mes pensées ne reviennent trop souvent vers Mélanie et Serge... 

 

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Rédigé par vivi

Publié dans #maison-jardin

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Publié le 10 Mars 2014

Amis petitcoindecielophiles, bonjour !

 

Il fait beau, il fait chaud, le ciel est bleu, le soleil brille, les températures sont au top.

 

Tout cela, il va falloir le croire sur parole parce que je suis au regret de vous dire que j'ai égaré mon appareil photo. Pas plus tard que ce matin, je l'ai posé sur la machine à laver et, ce faisant, j'ai pensé : "Il n'est certes pas à sa place, mais y'a pas de lézard, du moment que je sais qu'il est là..."

 

Et quand un peu plus tard j'ai voulu le récupérer... il avait tout bonnement dis-pa-ru.

 

Je suis carrément dépitée, j'ai fouillé partout : dans mes poches, dans la salle de bain, sur les étagères, au bureau, dans mon sac à main (et pourtant j'avais toutes mes chances), dans la voiture, sur la terrasse, dans ma chambre, bref, par-tout j'vous dis.

 

Impossible de remettre la main dessus.

En désespoir de cause, j'ai même fini par demander à St-Antoine de Padoue d'intercéder pour que mes recherches aboutissent. J'ai fermé les yeux, je me suis concentrée un max, j'ai pris ma voix suppliante et j'ai dit texto tout haut : "Bonjour ô glorieux St-Antoine de Padoue, flambeau lumineux, vous qui trouvez tout dans les coins et dans les trous, je vous prie d'éclairer mon esprit pour que je retrouve vite vite mon appareil photo. J'en ai un besoin pressant pour publier ma photo du jour dans la communauté Petit coin de ciel de Mary. Please, ça urge".

 

Ma prière va-t-elle être entendue (en tout cas, pour l'instant, c'est niet) ? Je voudrais bien y croire mais j'ai quand même comme un doute car, il faut vous que je vous dise, je l'ai un peu mauvaise contre St-Antoine ces derniers temps... En effet, il y a quelques semaines, sur les conseils de ma collègue qui ne voyait plus que ça pour me sortir d'affaire, je l'ai déjà supplié de m'aider à retrouver le collier que Fiston 2 m'avait ramené du Burkina Faso, auquel je tiens tant et que j'ai égaré... Mais, jusqu'à aujourd'hui, je n'ai rien retrouvé du tout... Tonio ne m'a pas écoutée et m'a laissée toute seule avec ma détresse et ma peine. Ou alors, il m'a entendue et je vais retrouver mon collier mais quand ?

 

Rhooo, ce qui serait vraiment cool, c'est que je retrouve mon appareil photo à côté de mon collier... Ou vice versa.

 

En attendant, ben, circulez ! C'est bien dommage mais ici y'a pas de ciel à voir. Là, par contre, d'un clic, vous trouverez les ciels du lundi superbement bleus de Carole en Nord-Picardie, Françoise Andersen et Andrée/Erato en Rhône-Alpes, Mamylou dans les Pays-de-la-Loire, Claudine/Canelle en Bretagne, Marylou en Alsace, Marianne68 et Sylvie en PACA, Val1603 en région parisienne, Cigalette et Arlette en Belgique...

 

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Rédigé par vivi

Publié dans #météo-humeur

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