Lundi 7 mai 2012
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21:00
Ça frise complètement le ridicule, j'en suis bien consciente, mais ces derniers temps je culpabilise à mort dès que je fais autre chose que mon boulot de maman et mon travail d'étudiante.
"Après tout, il n'y en a plus que pour quelques semaines (je parle du travail d'étudiante parce que pour le boulot de maman j'ai signé pour un paquet d'années encore), alors
autant faire les choses à fond !" pense-je comme si je savais faire autrement.
C'est pourquoi voilà environ six mois que je ne suis pas allée au cinéma.
Mais, lundi dernier, tout d'un coup, après d'intenses heures de réflexion devant mon ordinateur sur le travail écrit que je dois rendre dans trois semaines, ça m'a pris comme ça sans prévenir.
J'ai dit à Jules : "Et si on allait au ciné ?".
Jules qui n'en croyait pas ses oreilles ne se l'est pas fait dire deux fois. Et nous voilà partis tous les deux comme des amoureux, comme au temps où on avait instauré de se faire une toile une
fois tous les quinze jours quoiqu'il arrive.
Synopsis :
Vincent (Patrick Bruel), la quarantaine triomphante, va être père pour la première fois. Invité à dîner chez Elisabeth (Valérie Benguigui) et Pierre (Jean-Michel Dupuis), sa soeur et son
beau-frère, il y retrouve Claude (Guillaume de Tonquédec), un ami d'enfance. En attendant l'arrivée d'Anna (Judith El Zein), sa jeune épouse éternellement en retard, on le presse de questions sur
sa future paternité dans la bonne humeur générale... Mais quand on demande à Vincent s'il a déjà choisi un prénom pour l'enfant à naître, sa réponse plonge la famille dans le chaos.
Un film (largement inspiré de la pièce de théâtre éponyme) et une belle distribution (quasiment la même équipe aussi) qui font vraiment rire. A condition d'aimer l'humour caustique... Car ce
simple dîner de famille, entre personnes qui se connaissent depuis toujours et s'apprécient, va rapidement tourner au vinaigre au pugilat :
rancoeurs, jalousies, frustrations, rivalités, mesquineries, coups bas, tout y passe, c'est le grand déballage de printemps.
Jules a trouvé qu'ils s'engueulaient un peu trop, concluant par un "Mais ils se détestent tous dans cette famille !". Moi je n'ai pas eu le même ressenti. Partant du principe que "qui
aime bien, châtie bien", j'ai pris les choses au second degré, pensant que cette joute oratoire était plutôt un jeu entre eux, rien que pour savoir qui aurait le dernier mot.
Bon, OK, la plupart du temps les mots font mouche et mal, mais comme chacun en prend pour son grade à tour de rôle... on peut dire qu'à la fin tout le monde est quitte. Match nul et balle au
centre.
La bande-annonce affiche la couleur. Mais pour une fois, ce ne sont pas les meilleures répliques que l'on y entend, loin de là. Pour la suite, il faut aller jusque dans les salles obscures. Dans
la nôtre a régné une hilarité générale, qui n'a quasiment pas tari pendant 1h40. On n'a pas tous ri des mêmes choses au même moment, mais on a ri. Et beaucoup.
Juste deux petites choses que j'ai moins aimées : certaines scènes sont vraiment "trop". Or, trop d'humour tue l'humour, c'est bien connu. Et puis, ça faisait un moment que je n'avais
pas vu Patriiiiiiiiiiiick sur un écran. Bah, je le trouve nettement moins beau qu'il y a quelques années et j'ai été toute déçue. Si, si, je vous assure.
Si vous voulez un deuxième avis sur le film, n'hésitez pas à aller faire un tour sur La Critique
Ciné d'MP.
Par contre, dans son article, pas un mot sur Patriiiiiiiiiiiick...