VOTRE AVIS M'INTERESSE
Publié le 25 Septembre 2013

A l'aube de mon t-huitième anniversaire (comme dirait pudiquement belle-maman), et après une bonne trentaine d'années de port de lunettes, voilà t'y pas que je viens de gagner comme qui dirait pour pas un rond ma première paire de verres progressifs.
Elle est belle, n'est-ce pas ? Et rouge en plus, même si ça ne se voit pas franchement mais dès demain j'arrête de sourire, ça fait vraiment trop de rides autour des yeux.
En effet, en plus d'être myope comme une taupe et follement astigmate, je me suis rendue compte depuis quelques mois que j'avais un besoin irrépressible d'éloigner mon livre de moi pour pouvoir le lire sans difficulté et on ne rit pas svp car ça risque bien de vous arriver aussi un de ces quatre.
La madame (du cabinet d'ophtalmo) et le monsieur (du magasin d'optique) m'ont dit que ça allait être for-mi-da-ble, que mon confort en serait nettement amélioré et que j'allais très vite adorer une fois que mon cerveau se serait habitué à la petite gymnastique oculaire indispensable à une bonne vision de près comme de loin.
But (car il y a un but), c'est juste affreux ce qui m'arrive (en plus j'avais rien demandé moi).
Car s'ils ont bien dit que j'allais finir par m'habituer, ils n'ont pas dit dans combien de temps.
Et donc, je n'arrête pas de lever et baisser la tête à l'image du petit chien qui, dans les années 70, trônait fièrement sur la plage arrière de la R12 du voisin (il paraît même que ça se vend à nouveau). A la fin de la journée, l'intensité de mon mal de crâne est à peu de chose près proportionnelle au nombre de fois où j'ai levé et baissé la tête (c'est dire) et, si ça continue, mes cervicales ne vont pas me dire merci non plus.
Tout ça pour voir flou la moitié du temps parce que je ne regarde pas au bon endroit, penser à maintes reprises dans la journée que j'ai la sensation d'en être déjà à mon troisième verre de rosé alors que je suis rigoureusement à jeun (siii, c'est vrai) ou alors tanguer au point que ça me rappelle cet endroit idyllique où nous étions allés avec Jules, cette mer bleu turquoise de rêve et ce bateau à fond de verre qui devait nous permettre de voir les raies et les barracudas que, les yeux fermés couchée sur la banquette, je n'ai jamais vus trop occupée à prier tous les Saints de la Bible (enfin ceux que je connais) que la balade se termine bientôt et qu'on me ramène au plus vite sur la terre ferme.
Alors chers/chères lecteurs/trices nombreux/ses qui, passés la quarantaine, avez comme moi j'en suis sûre un jour ou l'autre vécu cette fabuleuse et prodigieuse aventure optique, qu'en pensez-vous ? Qu'en dites-vous avec le recul ? Que me conseillez-vous à part jeter mes merveilleuses nouvelles lunettes à la poubelle et remettre les vieilles ?
Votre avis m'intéresse !