TOUTES NOS ENVIES
Publié le 19 Novembre 2011
La dernière fois que je suis allée au cinéma avec mes copines, elles m'avaient emmenée voir La guerre est déclarée. C'était beau, mais pas gai. Elles m'avaient dit que, la prochaine fois, on irait voir un truc marrant, une comédie ou une histoire plus légère, en tout cas pas quelque chose de triste.
C'est râpé.
Elles m'avaient promis La couleur des sentiments (le livre m'avait beaucoup plu) mais l'une d'entre elles l'avait déjà vu. Elles ont ensuite parlé d'aller voir La Délicatesse, mais il ne sort que mercredi prochain. A cause de retards sur la ligne de tram, la séance pour Intouchables étaient déjà commencée. On est donc allé voir Toutes nos envies, un film largement/librement inspiré du livre d' Emmanuel Carrère, D'autres vies que la mienne.
J'ai lu ce livre l'année dernière. Beaucoup de personnes de mon entourage l'ont apprécié, moi je l'ai trouvé moyen ; d'une part, je n'ai pas aimé le mélange des histoires (trois en une), d'autre part, j'ai trouvé que l'auteur était vraiment trop préoccupé par sa personne (d'autres vies que la mienne, oui OK, mais aussi beaucoup la mienne) au point que je l'ai intérieurement classé dans la catégorie des grands nombrilistes, enfin je n'ai pu me détacher d'un sentiment de voyeurisme qui a perduré jusqu'aux dernières pages. C'est curieux, je me suis rendue compte après coup que tout ce que j'avais ressenti était très différent des éloges des critiques littéraires qui disaient justement tout le contraire. Ben oui, mais c'est comme ça, on ne se refait pas.
Pour en revenir à ma soirée "filles", je n'ai pas eu le temps de dire à mes copines "...remettre ça, même au cinéma... moi... bof..." que j'étais déjà assise dans la salle.
Au final, j'ai bien aimé. Le film ne reprend que la partie du livre qui parle du combat de deux juges (Claire et Stéphane) contre le surendettement des ménages et les grandes sociétés de crédit, et aussi de leur course contre le temps car Claire apprend dès les premiers instants du film qu'elle est atteinte d'une tumeur au cerveau et qu'elle n'a plus que quelques semaines à vivre.
Je vous laisse avec Vincent Lindon, les jolies Marie Gillain et Amandine Dewasmes, et la bande-annonce qui résume très bien le film.