L'ENFANT ALLEMAND
Publié le 15 Juin 2013
Le précédent Camilla Läckberg, L'Oiseau de mauvais augure, s'acheve lorsque, en fouillant dans son grenier, Erica met la main sur les carnets d'un journal intime ayant appartenu à sa mère et, enveloppée dans une petite brassière maculée de sang, une ancienne médaille ornée d'une croix gammée.
Pourquoi donc sa mère, qui avait laissé si peu de choses, avait-elle conservé de tels objets ?
Souffrant toujours qu'Elsy ait, de son vivant, exprimé si peu de sentiments envers elle et sa soeur, et voulant à tout prix en savoir plus, Erica entre en contact avec un vieux professeur d'histoire à la retraite. L'homme a un comportement bizarre et se montre élusif. Deux jours plus tard, il est sauvagement assassiné.
Malgré un schéma un chouïa répétitif (l'auteur utilise un peu toujours les mêmes techniques pour écrire ses romans) mais ayant indubitablement fait ses preuves, il n'en a pas fallu plus pour que je me replonge avec délice dans un nouveau bain de noirceur nordique et engloutisse ce livre en quelques jours à peine.
Comme dans ses précédents opus, Camilla Läckberg mêle intimement l'enquête, les problèmes sociétaux (les familles recomposées, les adolescents en crise, le quotidien conjugal, le congé parental pour les hommes, les couples homosexuels et leur difficulté à être parents, le racisme, la montée en puissance de l'extrême-droite, la maladie d'Alzheimer) et les événements historiques (la seconde Guerre Mondiale vue du côté scandinave, les camps de concentration, les drames qui se sont déroulés pendant cette période et que le temps n'effacera jamais).
Vous l'aurez compris à demi-mot, ce n'est pas encore cette fois que Camilla Läckberg me décevra.
J'ai même pleuré, la fin est carrément bouleversante pour une maman.