ELLE S'EN VA
Publié le 18 Octobre 2013

Soirée ciné entre copines. Soirée Catherine Deneuve.
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j'aime beaucoup cette actrice. Je la trouve vraiment belle. Même si elle vieillit (70 ans dans 4 jours), elle a de la classe tout en restant naturelle et vraie.
Dans ce film, elle est Betty, la soixantaine, abandonnée du jour au lendemain par son amant et en péril financier avec le restaurant familial. Un jour, croyant faire le tour du pâté de maison pour aller acheter des cigarettes, elle part pour un road-movie version senior. Cette échappée lui permet de faire des rencontres de hasard assez improbables, de participer à un gala d'ex-miss France, de renouer des liens avec sa fille, de découvrir son petit-fils et peut-être de retrouver l'amour au bout du voyage ?
Un des plus grands rôles de Catherine Deneuve, dit l'affiche. Alors là, peut-être pas hein, faut quand même pas abuser. Certaines scènes sont très longues, quasiment tournées en temps réel (d'un autre côté, souvent les images vont trop vite maintenant dans les films d'aujourd'hui et t'explosent à la figure toutes les 2 secondes alors que t'as rien demandé). Le début est assez mou, presque ennuyeux. Et la suite de l'histoire ne révèle pas beaucoup de surprises, tout est convenu d'avance, et même si c'est comme ça qu'on a envie que les choses se passent, ben... ça manque un peu de suspense et d'action (d'un autre côté, si Catherine Deneuve faisait des films d'action ça se saurait). Et la fin... bon, je ne vais quand même pas vous raconter la fin.
Heureusement, Catherine est là, aventurière et poignante. Elle donne à voir ses rides, ses mains tachées et ses kilos en trop, son rire, ses réparties, sa légèreté, sa force. Sans elle, c'est simple, le film n'existerait pas. On la voit comme on ne l'a jamais vue (comme moi je ne l'avais jamais vue en tout cas) : ivre morte, le visage boursouflé par le chagrin, prise d'un fou rire quand elle se fait draguer par un homme qui pourrait être son fils, trempée et les cheveux dégoulinants quand elle s'abrite une nuit dans un magasin de meubles parce qu'elle ne retrouve plus sa voiture, affublée d'une gigantesque perruque rose, terrorisée par un homme dans un bar qui imite le cri du marcassin, traitée de sale pute parce qu'elle a voulu venir en aide à une jeune femme violentée par son mec ou faisant du stop en pleine campagne pour essayer de taxer des clopes aux automobilistes.
Heureusement aussi, il y a Hafsia Herzi que j'avais adorée dans La graine et le mulet, Claude Gensac ravissante avec ses 86 printemps, Mylène Demongeot (aaah, Mylène Demongeot) et Dominique Rocheteau !!! Oui, oui, vous avez bien lu, l'ange vert himself. Cependant, et autant vous prévenir tout de suite, il a coupé ses cheveux bouclés depuis le temps où il faisait les beaux jours de l'AS Saint-Etienne dans la fin des années 70 et où j'étais secrètement amoureuse de lui. D'ailleurs, j'ai honte, tellement honte, mais dans ce film je ne l'ai même pas reconnu. Dis, tu me pardonnes, Dominique ?
Bref, pour faire court, une bonne soirée entre copines, un film plein d'optimisme, de tendresse, de légèreté, de gaîté, d'amour, de charme et d'humour mais pas un grand film, non, ça, non, on ne peut pas le dire.
La bande-annonce que je vous glisse ci-dessous résume très bien l'ambiance.
Alors à bon entendeur, salut !