LES SUPREMES
Publié le 18 Janvier 2015
Depuis le 7 janvier, j'ai du mal à écrire quoi que ce soit sur ce blog, je suis encore pleine de colère pour tout un tas de choses et toujours perplexe par rapport à un certain nombre d'événements qui me laissent dubitative, sceptique, inquiète et seule.
De ce côté-là, j'ai de la chance ! Après avoir beaucoup apprécié Les perroquets de la place d'Arrezzo, j'ai enchaîné aussitôt sur Les Suprêmes que mes copines m'avaient offert pour mon anniversaire.
Elles s'appellent Odette, Barbara Jean et Clarice.
La première est la plus drôle et la plus intrépide. Née dans un sycomore, elle converse secrètement avec les fantômes et soigne son cancer à la marijuana, comme le lui conseille sa défunte mère. Elle n'y va pas par quatre chemins et dit toujours la vérité, même quand elle fait mal. La vie n'a cessé de malmener la seconde, la plus jolie et aussi la plus fragile, celle qui a reçu le plus de coups. La dernière endure les frasques de son très volage époux pour lequel elle a sacrifié une brillante carrière de pianiste.
Elles se connaissent et s'aiment depuis l'enfance, époque à laquelle on les appelait déjà Les Suprêmes en référence au célèbre groupe de chanteuses rythm and blues des seventies.
Toutes les trois sont afro-américaines et ont à présent passé la cinquantaine mais elles se retrouvent quoiqu'il arrive tous les dimanches avec leurs maris, comme autrefois, chez Big Earl, un des restaurants de leur petite ville.
Leur particularité ? Une amitié sans faille que ni le temps, ni les épreuves, ni la maladie, ni les secrets, ni les différences ne parviendront à ébranler.
Ce livre est donc un bel éloge de l'amitié, mais il parle aussi de l'Amérique côté province, de ségrégation raciale, de ses ravages, de liberté et de tolérance, sujets plus que jamais d'actualité. C'est aussi un livre plein d'humour et plein d'espoir.
