LITTLE BIRD

Publié le 7 Janvier 2011

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Mon 1er livre de Craig Johnson. Un écrivain sorti tout droit du Far West. Avec son chapeau de cow-boy, ses santiags, ses vestes à franges, son pick-up et son ranch sur les contreforts des Bighorn Mountains, il ressemble étrangement à son héros, Walt Longmire.

 

L'histoire se lit comme on regarderait un bon western.

 

Ça se passe dans l'Etat du Wyoming, comté d'Absaroka.

 

Il y a Walt, le shérif, mais aussi le narrateur (dans mon imaginaire, je lui attribue sans hésiter les traits de John Wayne, mon chouchou !!). Sa femme est morte trois ans auparavant (ou peut-être quatre, il ne sait plus trop). Depuis, vaguement dépressif, il se laisse carrément aller : il boit trop, se nourrit presque uniquement du menu habituel du Busy Bee Café, ne prend pas beaucoup soin de lui (euphémisme), sa maison est un foutoir et les souris ont élu domicile dans sa cuisine. Sa réponse favorite est "ouaip", et elle vaut la plupart du temps bien plus qu'un long discours. Il sillonne les grands espaces du Wyoming dans son Bullet, espèce de Batmobile pour shérif. Il ne se passe pas grand chose à Durant, son job est plutôt peinard.

 

Il y a aussi Henry Standing Bear, son meilleur ami. Ils ont beau ne pas avoir les mêmes origines et la même couleur de peau, ces deux-là sont unis comme les doigts de la main. Le Cheyenne sait mieux que quiconque ce que ressent le shérif Longmire, sans qu'il soit besoin de mots. Et vice et versa. Les moments difficiles traversés ensemble dans la jungle lors de la guerre au Vietnam les ont unis à la vie à la mort et leur complicité est immense.

 

Et puis, il y a aussi Victoria Moretti, l'adjointe. Expert en balistique, elle est sortie comme l'un des meilleurs éléments de sa promo à l'école de police, mais elle atterrit dans cette cambrousse lorsqu'elle suit son mari ingénieur minier, muté sur un site à mi-chemin de la frontière du Montana. Cette jeune femme au caractère bien trempé et au langage peu châtié sait prendre Walt dans le sens du poil et l'engueuler sans ménagement pour lui faire entendre ses quatre vérités. Sous une épaisse carapace, elle éprouve pour Walt une réelle tendresse. Et c'est réciproque.

 

Je pourrais continuer à décrire ainsi tous les personnages de ce roman car ils sont sans distinction aucune particulièrement pittoresques : il y a aussi Ruby, la secrétaire, Lucian, l'ancien shérif unijambiste qui vit à la maison de retraite et planque des bouteilles dans ses placards, Vonnie, l'amie d'enfance perdue de vue puis retrouvée, dont Walt tombe amoureux.... Bon, je m'arrête là, je vous laisse découvrir les autres.

 

Et puis et puis... il y a Melissa Little Bird, une jeune indienne qui souffre du syndrome d'alcoolisme foetal. Quelques temps auparavant, elle a été violée par 4 jeunes Blancs qui s'en sont sortis avec une peine honteusement légère. Longmire en a beaucoup souffert, car il éprouve de l'affection et une réelle compassion pour Little Bird, comme pour tous les habitants de La Réserve.

 

L'histoire débute sur les chapeaux de roue dès les premières pages, quand on découvre un cadavre. Longmire préférerait qu'il s'agisse d'un mouton crevé ou d'un accident de chasse, mais le corps est celui de Cody Pritchard, l'un des violeurs. Le shérif se rend rapidement compte qu'il a affaire à un acte de vengeance. La balle qui a tué le jeune homme à une distance phénoménale provient d'un fusil longue portée, dont seules une dizaine de personnes sont détentrices dans le comté.

 

L'enquête peut commencer, passionnante, pleine de rebondissements et de suspense, et m'a tenue en haleine jusqu'à la 409ème et dernière page.

 

Les personnages sont bourrus, ne font pas dans la dentelle, et leur humour est du même acabit. Les dialogues sont truculents et drôles.

 

On apprend que la nature, aussi magnifique et majestueuse soit-elle dans cette région du globe, ne fait jamais de cadeau.

 

L'auteur nous parle aussi de la guerre du Vietnam, mais surtout de la culture, de la spiritualité, du mysticisme des Indiens, mais aussi du grand dénuement dans lequel ils vivent, de leur problème avec l'alcool, de leurs relations avec les Blancs et des vieux fantômes cheyennes.

 

Little Bird est le premier volet des aventures du shérif Longmire. Finalement, une espèce d'Erlendur du Far West. Le camp des morts, le deuxième volume, vient d'être traduit et de paraître chez Gallmeister.

 

Sans hésiter, dès que je peux, je l'achète.

 

Rédigé par vivi

Publié dans #livres-auteurs

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29/11/2011 23:25

Trop drôle !! Et tu as acheté la suite ?

vivi 04/12/2011 22:04



Non, mais comme c'est mon père qui m'avait prêté le premier tome, je pense que depuis le temps il a dû acheter la suite. Il faut que je lui pose la question :o)



David Mourey 09/01/2011 15:37


Bonjour, j'avais déjà envie de lire ce livre en lisant simplement le sujet. J'avais encore davantage envie de le lire aprés la présentation de Daniel sur le Blog. Votre chronique renforce mon
impatience. A trés bientôt pour un partage d'avis de lecture !


vivi 09/01/2011 18:55



Indéniablement un bon bouquin. A très bientôt.



carole 08/01/2011 15:21


Encore un livre?! Beh dis donc tu les dévores!! Il a l'air pas mal aussi celui là !! Merci pour le partage ! Bisous Vivi!


vivi 08/01/2011 16:26



Le problème c'est qu'à chaque fois que je commence un livre, j'ai très très envie de savoir la fin, surtout si c'est un polar.... C'est vraiment mon petit moment de plaisir et d'évasion,
le soir, avant de m'endormir.... et ce quelque soit l'heure à laquelle je me couche !!



cockpit 08/01/2011 14:22


Je l'ai lu aussi et c'est vrai que l'auteur a une manière très attachante de décrire les personnages, les paysages et les situations, avec un style bien à lui, mais qui ne déroute pas les lecteurs
européens que nous sommes. Je vais lire le deuxième les yeux fermés... enfin je vais les ouvrir un peu quand même parce que je ne lis pas encore couramment le braille...


vivi 08/01/2011 16:24



Ah tu l'as lu ? Je pense qu'on a le même fournisseur alors... Dis-lui que le deuxième volet est sorti et qu'il faut qu'il l'achète !!!!!! LOL. Longmire m'a beaucoup fait penser à
Erlendur, aussi paumé et légèrement dépressif. Chacun traîne sa valise derrière lui et vit dans un milieu assez hostile où la nature ne fait pas de cadeau.



Valérie 08/01/2011 10:10


Il a l'air passionnant ce livre... Tu en lis combien par mois ? Je n'arrive même pas à finir celui que j'ai commencé il y a au moins 2 mois ! La honte ! Il n'est sûrement pas assez passionnant car
je me connais, je l'aurais déjà fini ! Mais je tiens à aller jusqu'au bout, deux ou trois pages chaque soir parce qu'après mes yeux se ferment tout seul et je ne peux lutter !
C'est marrant, tu lis absolument de tout, non ?


vivi 08/01/2011 16:18



Je n'ai jamais compté combien je lisais de livres par mois !! Certains se lisent très vite. D'autres pas. Et puis, comme tu dis, ça dépend de l'intérêt que tu y portes. Du
temps disponible... Pour les romans policiers, c'est facile, on a envie de savoir très vite la fin...


Oui, je lis de tout, je ne suis absolument pas sélective. J'ai plusieurs copines qui lisent aussi beaucoup alors on se donne nos avis, on partage et les livres tournent pas mal...
Bises.



fredlasanguinaire 08/01/2011 07:40


je note il m'interesse beaucoup ton livre


vivi 08/01/2011 16:15



Entre deux petites croix..... tu trouveras sûrement le temps de le lire un de ces jours....



zaza67 08/01/2011 07:30


Ben il a l'air pas mal comme bouquin !
A retenir !
Bon Week ma tite Vivi


vivi 08/01/2011 16:14



Oui, si tu as l'occasion et que tu aimes les polars, jette-toi dessus !!