LE BURN-OUT MATERNEL

Publié le 5 Juin 2011

Un burn-out ? Connaissez-vous cette expression à la mode ?

Le syndrome du burn-out (du verbe anglais to burn out qui signifie saturation, épuisement) se caractérise par un état d'épuisement général, à la fois psychique, émotionnel et mental. Les "batteries sont vides" et le sujet n'est plus capable de récupérer sur de courtes durées. 

burn out

On parle le plus souvent de burn-out professionnel qui peut être favorisé par le nombre croissant des chômeurs, la crainte de perdre son emploi, le stress, l'excès de sollicitation, etc. Les vrais symptômes sont souvent méconnus mais peuvent engendrer des complications médicales sérieuses comme la dépression ou les maladies somatiques.

Il se retrouve souvent sur des sujets sensibles, perfectionnistes, ayant des attentes élevées envers eux-mêmes, une conscience professionnelle importante ou ayant des difficultés à poser des limites dans un contexte de surcharge de travail.

Pour en savoir plus sur le sujet, lire ici.

Mais en quoi tout cela concerne-t-il les mères ?

C'est en voyant il y a quelques temps le titre de l'article de Maryvonne, Et si c'était ça le bonheur ? Le burn-out des mamans que je me suis posé cette question. J'ai donc dévoré son billet avec la plus grande attention et j'ai été surprise en lisant ses propos (et soulagée en même temps de voir que je n'étais pas la seule) de voir ressurgir (et partager avec elle) certaines vieilles sensations comme la difficulté d'être une mère au foyer, l'impression d'en faire toujours plus et pourtant jamais assez, l'envie d'avoir voulu me faire offrir une cure de sommeil pour la fête des mères, le sentiment d'être parfois incomprise....

Oui, j'ai ressenti tout cela et aussi l'impression de n'avoir surtout pas le droit de me plaindre la bouche pleine car c'était tabou de dire haut et fort que je n'en pouvais plus quand il n'y avait aucune raison apparente à cet état de fait, que je ne me reconnaissais plus, que j'étais parfois tout sauf la mère que j'avais rêvée d'être pour mes enfants, que j'avais l'impression d'avoir tout fait comme il faut et que pourtant rien n'allait, que je rêvais d'être seule quelques semaines jours, surtout sans mari ni enfants, que parfois je perdais complètement les pédales, que j'étais obligée de me faire violence pour me lever le matin, avec l'envie de pleurer dès potron-minet, que j'avais certains jours une furieuse envie tout larguer, que je devenais agressive, voire méchante, alors que ce n'est absolument pas dans ma nature, que j'avais des gestes de violence (non ! pas envers les enfants mais il s'en fallait parfois de peu et je me vengeais sur les objets) et surtout l'impression de ne pas comprendre ce qui m'arrivait. Après tout, les enfants étaient en bonne santé, ils travaillaient bien à l'école et avaient une vie sociale harmonieuse, on n'avait pas de difficultés financières majeures, ni de problèmes de couple, ni de voisinage, les autres mamans me trouvaient plutôt cool et bien organisée, parfois même m'enviaient... Et puis je les avais voulus et désirés ces enfants ! Et puis il y a tant de mamans qui aimeraient tellement en avoir et ne peuvent pas. Et puis il y a celles qui ont des enfants handicapés. Ou celles qui ont perdu le leur....

C'est donc avec un intérêt tout particulier que j'ai cliqué sur le lien qu'elle nous indiquait et que j'ai écouté quasi religieusement et très émue l'émission du 20 avril dernier de Faustine Bollaert, animatrice sur Europe 1, sur le burn-out des mamans ou syndrome d'épuisement maternel. Oui, je pense que c'est bien de cela que j'ai souffert à une période de ma vie, sans très bien comprendre ce qui se passait.

Mais comment en arrive-t-on là ?

Si la maternité, être mère de famille et s'occuper de ses enfants à son domicile peut être perçu comme quelque chose de naturel, voire de "chance", les personnes qui n'ont pas vécu cette situation ont du mal à imaginer à quel point cela peut-être épuisant.

Alors là, j'en vois déjà qui ricanent, c'est le retour de l'éternelle guéguerre entre les mamans qui travaillent et celles qui sont au foyer. Pour avoir vécu les deux situations avec des enfants en bas âge, je peux affirmer que celles qui travaillent pensent que les autres ne font rien de leur journée, ah si ! boire le café en papotant avec leurs copines, qu'elles peuvent prendre leur temps pour faire les choses tranquillement et qu'il n'y a aucune raison de stress. Alors que les mères au foyer envient celles qui travaillent car elles peuvent fermer la porte de leur maison derrière elles le matin et tout oublier pour quelques heures, se confier, avoir de vraies conversations avec de vraies grandes personnes, voire se décharger sur les autres (nounou, garderie, cantine,...) qui s'occuperont de leurs enfants pendant leur journée de femme active.

De manière générale, je pense qu'il faut avoir un regard bienveillant sur les autres mères car elles sont toutes soumises à rude épreuve mais ne pas oublier non plus qu'être maman au foyer est un poste à haut niveau de responsabilité, tout comme une femme active pourrait en avoir un dans sa vie professionnelle : qu'y a-t-il de plus compliqué en effet qu'élever un enfant, voire deux, trois ou quatre, pour en faire des êtres humains dignes de ce nom ?

Et c'est aussi un poste qui demande une forte implication : il faut être grosso modo disponible 24h/24, 7 jours/7, 365 jours/an et au final la mère reçoit peu ou pas de reconnaissance extérieure ou sociale, elle ne reçoit aucune reconnaissance financière. Pas de retraite non plus. Par ailleurs, plus on a d'enfants, et plus ils sont rapprochés, plus la charge de travail est importante.

maman débordée

La mère est multi-job : il y a le ménage, le linge, les courses, les repas, la gestion du budget familial. Il faut conduire les enfants à l'école ou à leurs activités, être infirmière pour soigner les petits bobos et les grosses fièvres, nettoyer les vomis, changer les lits et doucher les enfants en pleine nuit en cas d'épidémie de gastro, psychologue pour guérir les bleus de l'âme, professeur pour aider les enfants à faire leurs devoirs et réciter leurs leçons, diplomate pour gérer les conflits sans blesser ou léser qui que ce soit, tour opérateur pour organiser les loisirs, les sorties, les vacances, animatrice qualifiée pour les fêtes d'anniversaire, les soirées-pyjama, les mercredis après-midis, secrétaire pour prendre les rendez-vous chez le médecin, l'orthodontiste, l'ophtalmo, le dentiste, etc. etc. je m'arrête là mais la liste pourrait continuer encore.

En plus de cela, elles peuvent rarement se concentrer sur une seule tâche, elles sont souvent interrompues par les demandes des uns ou des autres et peu enclines à refuser d'aider ou d'écouter. Et ça, c'est épuisant. Elles sont fatiguées par les nuits trop courtes, le manque de sommeil, le quotidien d'horaires décalés, les imprévus qu'il faut gérer, l'angoisse de mal faire ou de ne pas y arriver, celle d'avoir pris ou pas la bonne décision.

La mère est là tout le temps, pour tous ; elle donne sans compter et reçoit peu en retour, passe toujours après les autres. Les enfants qui remercient leur mère de ce qu'elle fait pour eux, cela existe sûrement mais certainement pas assez pour qu'elle se sente valorisée.

Et voilà la maman exactement dans la même situation à risque que celle d'un cadre débordé.

Qui aurait interdiction de démissionner.

Un syndrome qui atteindrait surtout les mères qui cherchent à être parfaites, et qui s'épuisent à vouloir trop bien faire. Car après tout, on est là pour ça, c'est notre job, on a signé et on entend bien tout mettre en oeuvre pour que tout soit parfait comme dans le meilleur des mondes ou la petite maison dans la prairie.

Et petit à petit, on se rend compte qu'on n'est pas la maman qu'on aimerait être, qu'on s'énerve pour tout, qu'on crie trop, qu'on gronde plus qu'on ne le voudrait, qu'on est injuste, on se sent nulle, on culpabilise, on perd confiance en soi, on a l'impression d'être une mauvaise mère, on n'y arrive pas et on pense que c'est parce qu'on manque d'organisation, on ne comprend pas ce qui se passe, on ne se reconnaît plus, on est démoralisé, on n'a le temps pour rien, plus de patience, on a l'impression de ne pas y arriver et que tout part à vau-l'eau, que tout demande un effort énorme. Et on se réveille un matin avec le sentiment d'être au bout du rouleau et la sensation de ne plus pouvoir supporter ses propres enfants.

Et tout cela a donc un nom : le burn-out maternel ! Un état proche de la dépression mais dont les causes sont toutes différentes. Les façons de s'en sortir aussi. Encore faut-il s'en rendre compte, savoir que ça existe et arriver à prendre suffisamment de recul pour trouver les bonnes solutions.

La famille proche ou les amis, souvent, ne voient rien et ont du mal à accepter cette situation. Les petites phrases qui se veulent bienveillantes sont en général assassines : "mais si, tu es parfaite, tu as tout pour être heureuse, il faudrait que tu te reposes (ah oui ! et sur qui ? ou quand ?), c'est peut-être pas comme ça qu'il faudrait faire, pense à ceux qui n'ont pas la chance que tu as, vraiment je ne vois pas de quoi tu te plains". Eh oui, tout va en apparence pour le mieux. Et en fait tout va mal.

Et les papas dans tout ça ? Eh bien, les papas travaillent, il le faut bien. Les mamans pensent que c'est leur boulot à elles de s'occuper de la maison et des enfants, et que si ça ne va pas, c'est sûrement de leur faute. Elles se disent tout naturellement que ça ira mieux demain, qu'elles vont y arriver, elles lisent des tas de bouquins et de magazines pour chercher des solutions mais hésitent souvent à avouer qu'elles sont en train de craquer (où serait alors l'image de la mère parfaite ?) ou à solliciter leur compagnon (ce serait avouer partiellement leur échec). Et plus ça va, plus elles s'enlisent.

Pour mieux comprendre, un clic ici pour écouter l'émission de radio dont je parlais un peu plus haut et des témoignages de mamans et de papas, notamment celui de Stéphanie Allenou, maman de 3 enfants dont des jumeaux, qui a écrit Mère Epuisée, un livre où elle parle de son expérience et de son "burn-out" personnel.

L'article est long, désolée, mais s'il peut aider ne serait-ce qu'une maman, il n'aura pas été écrit pour rien.

Rédigé par vivi

Publié dans #enfants, #santé

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Eyma 26/01/2016 01:07

Merci! Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Maman solo (situation non choisie, mais subit) et après avoir entamer un suivi psychologique pour comprendre pourquoi tout allait de travers, je réalise enfin à la lecture de votre article que je suis "victime" d'un burn-out maternel (et malheureusement - depuis très longtemps). Il aura fallu le décès récent de mon père pour que je pousse l'interrogation (ou devrais-je dire l'introspection) plus loin pour enfin pouvoir mettre des mots sur ce que je vis (ce qui est devenu un enfer au quotidien) et ce dont je veux par tous les moyens sortir!! Alors oui, votre article est un peu long, mais oui, il m'aura été très utile. Merci de l'avoir écrit.

vivi 03/02/2016 23:28

Je vous souhaite le meilleur, et surtout que tout s'arrange très vite, que vous puissiez prendre un peu de recul par rapport à la situation actuelle, relativiser, et pourquoi pas vous faire aider. Un regard extérieur est parfois extrêmement aidant. Je suis sûre que votre fils est formidable et, qu'avec un petit coup de pouce, vous retrouverez rapidement votre stabilité familiale. Gros bisous, à bientôt.

Eyma 26/01/2016 23:23

Merci pour le lien vers la vidéo. Je l'avais déjà visionnée il y a longtemps. Elle m'a fait rire. Après avoir lu votre article hier soir, j'ai compris que ce n'était pas la faute de mon enfant, ni la mienne, mais les circonstances dans lesquelles je me suis littéralement noyée. Ce soir, j'ai regardé mon fils différemment. J'ai aussi couru à la bibliothèque emprunté le livre de Stéphanie Allenou "mère épuisée". J'y trouverais surement de poignants témoignages de ce que j'aurais moi-même vécu et tout comme vous, j'espère retrouver très bientôt un emploi stable qui m'aidera enfin à rétablir un équilibre plus sain au sein de mon foyer. Heureusement qu'il y a des mamans comme vous, courageuses, qui par leurs témoignages, aident les autres à comprendre et à avancer. Continuer vos articles. Vous voyez, quelle qu'en soit leur longueur, ils touchent des vies; même quatre ans après!

vivi 26/01/2016 21:36

Bonjour ! Je relis cet article écrit il y a plus de 4 ans, en même temps que je lis votre com. J'espère que le fait de savoir que vous n'êtes pas la seule dans cette situation et que vos sentiments ne vous sont pas propres vous aidera. Mettre des mots sur les maux est aussi indispensable. Après cette grosse déprime, j'ai repris le travail (après 17 années d'interruption). Cela m'a permis de mettre de la distance entre mes enfants et moi, de relativiser un certain nombre de situations et de m'occuper davantage de mon bien-être. Me faire aider par une psychologue m'a également été salutaire. Bon courage. P.S. Cette vidéo (si vous ne la connaissez pas) va peut-être vous faire sourire, ou pleurer, mais elle fait du bien !
http://les-blablas-de-vivi.over-blog.com/article-juste-enorme-123377332.html

elia 07/11/2013 21:52

je suis maman au foyer par choix car nous voulons une famille nombreuses et que je sens que mon rôle est prendre soin des miens, mais je n'arrive pas a prendre soin de moi et les bases sont en
carton, mes enfants me renvois en pleines figure mes echecs avec ma famille présente mais égalements ma famille passée...

vivi 07/11/2013 22:28



Je me suis longtemps dit que si c'était à refaire, je referai les choses à l'identique. Rester à la maison, c'est un confort pour toute la famille. Avoir une maman à la maison
quand on rentre de l'école, c'est vraiment bien, sécurisant, rassurant, elle pose un cadre, des jalons et c'est ce dont les enfants ont besoin. Mais, depuis, j'ai repris un travail à 80 % et
je m'éclate ! Bien sûr, mes enfants sont plus grands, 3 ont passé le bac et ma fille est en 3ème, ils peuvent parfaitemet se débrouiller tous seuls en attendant mon retour. Et puis ils sont
vraiment fiers de moi et ça, ça n'a pas de prix. J'ai attendu 15 ans avant de reprendre une activité, mais peut-être que le vrai équilibre est un travail à temps partiel dès que les enfants
sont à l'école primaire ? A condition que ce soit un choix, bien sûr !



elia 07/11/2013 21:44

juste un grand merci a toi pour m'avoir ouvert les yeux et les oreilles sur mes propres maux qui me rendaient sourdes a force de me hurler dessu, j'ai écouté l'émission et je ressend un peu de paix
et surtout de l'espoir pour la mére que je ne serrait jamais et celle que je suis, un grand merci aussi de la part de mes enfant qui je suis sur recevrons un peu de paix par procuration...

vivi 07/11/2013 22:21



J'ai appris depuis que l'on avait aussi le droit de craquer de temps en temps... http://les-blablas-de-vivi.over-blog.com/article-mauvais-jour-119828749.html Les enfants, finalement
préfèrent nous voir comme nous sommes et non pas comme la maman parfaite...



diedie 19/09/2012 23:58

Merci pour votre article qui m' a fait énormément réfléchir et énormément de bien. Merci du font du coeur:-)

vivi 20/09/2012 22:02



Merci. Votre commentaire aura été l'occasion pour moi de relire cet article. Heureusement, j'ai évolué depuis, ne serait-ce que parce que j'ai suivi une formation et repris une activité
professionnelle, mais je me rends compte combien cela a été dur à un moment donné, sans que je sache vraiment pourquoi. Je comprends dorénavant parfaitement bien les mamans qui ressentent la même
chose. J'espère que vous avez pu lire aussi d'autres articles, un peu plus gais :o)



cocosophie 09/06/2011 14:16


non ca c'est vrai lol mais il est vrai également que j'aimerai bien etre débordée comme toutes ces meres, ne pas avoir de temps pour moi ..... mais bon c'est pas demain la veille et à l'allure ou
ca va .....
bisous
sophie


vivi 12/06/2011 00:19



Je ne sais pas si toutes les mères sont débordées, mais je l'ai été. Ce n'est pas que je n'avais pas de temps pour moi mais plutôt que je ne le prenais pas. Bon, d'un autre côté, je
ne sais pas si j'avais le choix. Bisous Sophie.



Beki 09/06/2011 10:14


Merci de ta réponse Vivi. Si tu veux venir faire un tour "chez moi" je t'envoie les codes en message privé.
A bientôt.


vivi 12/06/2011 00:29



Je ne suis pas très rapide pour répondre, j'ai encore du retard avant de me mettre à jour ! Mais j'ai bien reçu ton mail et j'arrive !!



Maman d'ados 07/06/2011 23:00


Article très intéressant. Pour avoir vécu les 2 situations, maman au foyer puis maman au travail, je confirme que chacune a ses avantages et ses inconvénients mais que ni l'une ni l'autre ne sont à
l'abri du burn out!


vivi 08/06/2011 22:25



Comme dirait ma mère, une pièce a toujours deux faces et il faut tout prendre ! Le tort que j'ai eu, c'est d'avoir tout donné sans compter, en prenant tout le temps sur moi. Je n'ai pas
assez pensé à moi. Mais si c'était à refaire, je le referai sans hésiter. Cherche l'erreur...



Valérie 07/06/2011 19:10


Je n'aurais pas su donner ce nom mais je pense que c'est ce qui m'arrive... Merci pour cet article formidable ! Gros bisous Vivi


vivi 07/06/2011 22:06



Et voilà ! Tu sais désormais que c'est un vrai syndrome, qui porte un nom, et pas juste un caprice de femme au foyer qui pourtant n'a pas grand chose à faire de ses journées ! Tu pourras
peut-être trouver des informations sur d'autres sites ou blogs. Ecoute l'émission de radio, quand tu auras une demi-heure, elle est très intéressante. Bisous.



Marylou 07/06/2011 18:52


burn out peut-être mais certainement pas la crampe de l'écrivain...wouah quel punch pour écrire tout ça...


vivi 07/06/2011 22:08



Ecrire me fait du bien. Ca me vide la tête, et je peux penser à autre chose ensuite. Et puis les écrits restent, ils ne tombent pas complètement dans l'oubli et je sais que je pourrai y
revenir plus tard si j'en ai envie. Merci Marylou pour ta visite. Je te dis à bientôt.



Mélissa 07/06/2011 04:25


J'ai tout lu , jusqu'au bout!
Jamais je n'ai oser dire que les mamans au foyer ne font rien , je travaille à temps plien de nuit depuis la naissance de ma fille et je peux te dire que dans ce cas là aussi , on est très mal
considérée . Les femmes qui travaillent la nuit...elles dorment...c'est bien connu , y a moins de travail la nuit que le jour...n'importe quoi !
Parfois j'ai eu l'impression de travailler à 200% quand ma fille était petite , mais beaucoup de gens ne comprennent pas , c'est comme ça !
Maintenant c'est plus facile parce qu'elle est grande et qu eje peux dormir plus qu'avant , mais j'ai un retard de sommeil tellement grand qu'il me faudrait deux vies pour le rattraper!!
Bisous;


vivi 07/06/2011 22:12



C'est parfois difficile de se mettre à la place des autres quand on n'est pas dans leur situation. Je pense toutefois que toutes les mères ont du mérite. Euh... les papas aussi, mais je
pense qu'ils ne prennent pas tout à coeur comme nous et ne recherchent pas non plus la perfection (voir le com de Cockpit) !! Heureusement, ils sont différents de nous et c'est pourquoi
vivre en couple est si important. Moi aussi, je me demande si j'aurais assez du reste de ma vie pour rattraper toute cette accumulation de fatigue ! Hé ! La cure de sommeil pour la Fête des Mères
c'est vraiment une idée à creuser :o))



Juju 06/06/2011 22:38


Ca sent le vécu tout ça ! Pour moi les mamans qui, comme toi, font le choix de s'arrêter complètement de travailler pour s'occuper de leurs enfants sont très courageuses et je les admire : jamais
je n'aurais eu ce courage et je comprends 100 fois, 1000 fois que l'on puisse craquer !
Je me souviens d'avoir écouté cette émission sur EUROPE 1 et avoir été très touchée par les témoignages.


vivi 07/06/2011 22:19



C'est vrai ? Tu avais entendu cette émission en direct ? Je l'ai pour ma part écoutée sur le blog de Maryvonne puis podcastée et écoutée à nouveau au moins trois fois tellement elle m'a
fait du bien. Quand on a tout le temps la tête dans le guidon, on ne comprend pas toujours ce qui se passe. Les enfants passent avant tout !! Et puis le malaise s'installe, et dure...
Heureusement, j'ai la tête bien hors de l'eau maintenant et ces nouveaux projets professionnels me font le plus grand bien !! Je te fais de gros bisous, bon mercredi !



Samdalia 06/06/2011 20:36


je te remercie pour cet article...très intéressant...
je ne veux pas en dire trop ici, mais le burn out maternel, je connais...c'est souvent avec lui d'ailleurs qu'apparaissent de "drôles" de choses, comme la fibromyalgie par exemple...
j'ai quelque part dans mon ordi le titre de ce livre "mère épuisée" que je compte acheter sous peu d'ailleurs....

très bon article...bises!!!


vivi 07/06/2011 22:20



Si j'achète aussi ce livre, on pourra en discuter. En attendant, je t'embrasse Sam !



labulledair 06/06/2011 19:26


Waou, que de remise en question dans votre post, un vrai travail de psy... j'ai fait partie de ces mères travailleuses, puis lassée j'ai finie à la maison entourée de mes deux marmots, et j'ai
repris le travail après 4 années de pause car je n'en pouvais plus de la maison, les gamins me sortaient par le nez et que dire du mari... je me suis retrouvée quelque part mais perdu beaucoup
aussi... Maintenant je n'ai qu'une envie, voir mes grumeaux s'envoler car ils sont l'image même de ce qui m'a empêché de voler de mes propres ailes et pourtant je les aiment plus que tout au
monde..
Avant d'être une mère ou une épouse, on est aussi une femme et avant tout autre chose, une femme avec toute sa raison d'être..


vivi 07/06/2011 22:25



On a souvent des sentiments tout à fait ambigus. On adore nos enfants, on les aime plus que tout, on remercie la vie chaque jour pour ce qu'elle nous a apporté. Et, quelquefois, on est
dans un tel état de fatigue et d'épuisement car on a déjà TOUT donné qu'on ne rêve que d'une chose (enfin quatre !!) : être seule, dormir, ne pas être tout le temps interrompue et sortir de
ce quotidien où tout n'est que répétition... Merci beaucoup pour votre témoignage.



SecretFanfan 06/06/2011 17:46


Merci pour ce billet. Long? Certes, pour une maman au foyer qui n'a normalement pas plus de 10 minutes par jour à consacrer à son ordinateur. Mais j'en ressors réconciliée avec la vie. Que j'ai
choisie. Et aime. A quelques exceptions près. Ces jours-là, je passerai relire vos quelques lignes...


vivi 06/06/2011 18:44



C'est comme une évidence, les enfants mettent un peu plus d'ambiance et de vie dans une maison que les plantes. Si vous revenez, ne vous arrêtez pas à cet article, lisez aussi les autres.
Oups, il faut que j'y aille. Mes 10 minutes quotidiennes sont écoulées.



Malika 06/06/2011 14:20


Eh oui nous en sommes toutes plus ou moins là !! Il ne s'agit pas de se plaindre, juste de reconnaitre une situation bien réelle !!
Allez hauts les coeurs ...on va y arriver les filles !


vivi 08/06/2011 22:41



Tu as bien compris ce que je voulais dire. Loin de moi l'idée de geindre mais à un moment donné il faut bien ouvrir les yeux et voir où l'on en est. Je ne regrette rien et quand je
regarde mes enfants je suis très fière d'eux (et aussi de moi !) mais j'ai bien failli y laisser ma peau. LOL.



Tata Tounette62 06/06/2011 10:46


Bravo pour cet article qui m'a captivé. Tu arrives à dire tout haut ce que beaucoup d'entre nous pensent tout bas et vivent un jour ou l'autre à des degrés divers.
J'ai ressenti beaucoup d'émotion à te lire car des jours je ressens tout ce que tu as décrit !
Bises, à bientôt


vivi 08/06/2011 22:49



Je trouve que ça fait du bien de voir que d'autres mamans partagent ce que l'on ressent, car on a toujours l'impression que c'est mieux chez les autres et qu'ils arrivent mieux
que nous à gérer les crises. Alors on essaye de donner le change et d'avoir l'air super cool, mais au fond on sait bien que parfois tout cela n'est qu'un vernis.



GOLDA 06/06/2011 06:14


moi qui suis entre les deux, car à mi-temps, je suis épuisée, que l'on travaille en dehors de la maison ou pas, la fatigue est quasiment la même. Même si je rajouterais que je suis moins fatiguée à
la maison quand les enfants sont scolarisés et pour cause. Par contre en travaillant loin 4h de trajet par jour, je dois faire tout mon travail en un minimum de temps que si j'étais à la maison,
bref j'ai testé les deux, et le mi-temps et le bon compromis, mais faut pas se leurrer je suis épuisée malgré tout, les réveils la nuit, le ménage, la bouffe, les cris, bref tout gérer et souvent
seule, et je me retrouve tout à fait dans l'incompréhension des autres, et si en plus tu as une petite santé comme moi, c'est l'horreur, je ne rêve que de paix et de solitude, c'est grave n'est ce
pas ?


vivi 08/06/2011 22:55



Bah non, c'est pas grave, puisqu'on est plein à ressentir la même chose !! Comme tu dis, le mi-temps semble un bon compromis, mais c'est pas non plus la solution
miracle. Il ne faudrait pas avoir alors l'impression de tout faire et en même temps ne rien faire à fond. Si on arrive à prendre quelques moments rien que pour soi, c'est déjà
un pas en avant ! Encore faut-il arriver à s'écouter de temps en temps ?



Stacia 05/06/2011 23:13


etre maman c'est faire des dizaines de métiers à la fois!
bises


vivi 08/06/2011 22:59



Exactement ! Si on m'avait dit ça il y a 19 ans, j'aurais eu du mal à le croire :o))



MyrtilleD 05/06/2011 21:35


Bravo pour cet article ! A des degrés divers, on passe toutes par là.


vivi 08/06/2011 23:00



C'est plutôt rassurant, on se sent moins seul !



Bekmama 05/06/2011 21:14


Bonjour, je découvre votre blog et j'ai lu avec beaucoup d'intérêt cet article. Je comprends parfaitement ce par quoi vous passez, pour le vivre moi aussi un peu.
Bon courage. Je vous souhaite que vous alliez vite mieux.
A bientôt.


vivi 08/06/2011 23:01



Cela va beaucoup mieux. J'ai passé une période un peu sombre, mais j'en suis sortie et c'est pour cela que je peux en parler maintenant. Je vois que je suis loin d'être la seule dans ce
cas. Merci beaucoup pour votre visite, j'aurais aimé vous rendre la pareille et pouvoir faire un petit tour sur votre blog. A bientôt.



Sherry 05/06/2011 20:29


c'est un très bel article, fort bien documentée, et bien intéressant ma foi.. je me suis retrouvée dans ces situations que tu décris.. gros bisous et merci pour ce partage


vivi 08/06/2011 23:03



Décidément, cela me soulage de lire que vous êtes nombreuses à avoir traversé ce genre de période pas très gaie ou éprouvé ces sentiments si difficiles
à accepter. Gros bisous Sherry et vive le partage !



cockpit 05/06/2011 20:26


Ben oui, et puis il y a les papas qui élèvent leurs enfants, qui travaillent et qui ne comprennent rien au métier de maman... enfin pour ceux qui se posent la question, parce qu'en général ça
marche mieux pour eux vu que leur approche est plus pragmatique : un coup de jeu vidéo, un Doner, une claque sur les fesses et au lit !


vivi 08/06/2011 23:05



J'aime bien ton programme du soir ! Mais les hommes viennent de Mars et les femmes viennent de Vénus !! C'est bien connu !



maryvonne 05/06/2011 20:02


Merci Vivi pour ton article très riche, et merci d'avoir fait référence au mien. Oui tu as raison, si nos témoignages peuvent aider des mamans, alors allons y. Car savoir que c'est un vrai
syndrome, qui porte un nom, que d'autres mamans le vivent, m'aurait surement aidée à l'époque ! Grosses bises Vivi...


vivi 05/06/2011 20:05



Je suis bien d'accord avec toi et je pense la même chose. Mais c'est moi qui dois te remercier de m'avoir ouvert les yeux sur le sujet et de m'avoir donné l'envie d'en
savoir un peu plus. Bisous.



cocosophie 05/06/2011 18:14


connais pas cette situation, mes enfants à moi s'auto gèrent lol juste un peu de croquettes, d'eau de nettoyage de litière, environ 15 minutes par jour lol surtout que ni l'un ni l'autre ne sont
demandeurs de caresses !!
bon courage à
bisousssssssssssss
sophie


vivi 08/06/2011 23:08



J'aime bien, Sophie, ta façon de voir les choses... En plus, je suppose qu'ils n'essayent jamais de négocier, de te faire du chantage affectif ou de t'extorquer un supplément
d'argent de poche ! Gros bisous :o)



Val1603 05/06/2011 18:05


Merci, Vivie, pour cet article bien documenté...
Il est important de pouvoir mettre des mots sur des maux... pour mieux arriver à comprendre que même en étant maman au foyer, on a le droit de se faire aider par son conjoint, ses enfants... et
surtout d'avoir du temps juste pour soi pour décompresser...
Cela est vrai, même lorsque l'on travaille... Parfois le fait de travailler nous fait culpabiliser de ne pas être une "bonne" maman, et du coup, une fois à la maison, surenchérit..., on
souhaiterait devenir la mère et la femme parfaite : celle qui s'occupe des enfants, qui fait le repas, tient la maison... mais pareil dans ce cas-là, il est bon de se faire aider et aussi de
revendiquer du temps, qui soit du temps juste pour soi... pas pour les autres. Courage à toutes les mamans au foyer et les autres ;-)


vivi 08/06/2011 23:15



C'est sans doute ce que j'ai eu du mal à gérer : le temps pour moi ! J'ai toujours eu des difficultés à ne pas faire certaines choses à fond. En fait, les enfants passaient
toujours avant tout, je n'avais aucun problème à me sacrifier tout le temps pour eux et quand j'avais un moment de libre j'en profitais pour m'avancer dans mes tâches pour être encore plus
disponible et et et... ensuite c'est la spirale infernale. Quelquefois, mon mari me proposait son aide mais j'avais l'impression que ce ne serait jamais aussi bien fait que si je m'en occupais
moi-même. Et que de toutes façons, ça irait plus vite. Ensuite, j'étais furieuse contre moi parce que je n'arrivais pas à tout faire et que je me sentais débordée, donc c'est lui qui
prenait !! En fait, je n'ai qu'une personne à blâmer : moi !!



Nath 05/06/2011 18:03


C'est tellement vrai...j'en ai la gorge serrée.


vivi 08/06/2011 23:17



C'est difficile de faire autrement quand on a "la tête dans le guidon" mais c'est mieux de lâcher prise de temps en temps. Bon, j'ai pas su trop faire alors je ne me sens pas trop de
donner des conseils... Bisous Nath.



Alba 05/06/2011 17:57


je ne pense pas en avoir souffert... mais je sais tellement au fond de moi que je ne suis pas une mère parfaite que je n'ai jamais essayé de l'être !
Faut dire que j'ai pratiquement toujours travaillé, sauf à la naissance de ma dernière, et là, j'ai plutôt fait une dépression; comme tu dis ça n'est pas la même chose.

Je viens juste de me ré-arrêter et j'apprécie énormément, c'est quand-même beaucoup plus cool.

Mais ! Mais ! on n'a le temps de rien quand même, ça je n'ai pas mis longtemps à le constater ;)

Tout ça pour dire qu'on est toutes différentes et tant mieux, mais que Maman au foyer, même quand on est pas une perfectionniste (je l'étais au boulot, mais pas à la maison!) eh bien ce n'est pas
de tout repos, tu l'as très bien décrit !

et j'adore la photo de la maman agrippée au mur ! extra !

Bisous Vivi (j'espère que j'ai pas fait trop long ? je n'avais pas trop grand chose à dire au début, et puis c'est venu... )


vivi 12/06/2011 00:49



Meuh non, tu n'as pas fait trop long (je serais bien gonflée de dire que "oui" alors que je fais des articles à rallonge) !! Je suis bien contente au contraire d'avoir ton avis
sur la question. Merci d'avoir partagé ton expérience. C'est vrai, on est toutes différentes. Mais on a aussi plein de points en commun !! Vive les MAMANS D'ADO(S). Bisous.



Danielle38 05/06/2011 17:51


je me suis reconnue dans TOUT quand on me demande ma profession,je dis que je suis ingénieur ménager ou ministre de l'intérieur suivant l'humeur. Mais quel plaisir d'entendre mes enfants ( 25,22,19
ans)dirent que leurs amis les enviaient d'avoir une maman disponible et qu'ils en sont fiers maintenant et surtout reconnaissants. Mon entourage me dit que je suis le pilier de la maison mais des
fois il s'est fissuré!!! Bonne soirée


vivi 12/06/2011 00:52



J'aime l'intitulé de ta profession, je devrais mettre ça la prochaine fois que je remplirai un formulaire !! Merci beaucoup pour ton témoignage en tout cas. J'adore la métaphore du
"pilier de la maison" qui quelquefois s'est fissuré... J'espère que, là, tu as fait toutes les réparations et colmatages nécessaires pour que plus rien ne l'ébranle jamais.
Bises.



Anne d'AMICO 05/06/2011 17:01


Je ne savais pas que ça portait ce nom, mais j'ai connu cet état.... plusieurs fois même!! La maman au foyer diffère de la maman au travail par le fait qu'elle veut tout faire de façon impeccable :
le repas mitonné, le linge sans un faux pli, la maison nickel, le lavage à jour (pour la veille si possible!), la disponibilité totale et inconditionnelle pour le mari et les enfants... J'en passe
et des meilleures! En général, la maman qui travaille, qui n'a pas le temps, on la comprend!, de faire tout cela se casse moins la tête! Si c'était à refaire, je pense que je travaillerai à
mi-temps, se séparer un peu des enfants et du mari est bénéfique pour tout le monde!
Merci pour cet article, car j'ai beaucoup culpabilisé à l'époque.... et il m'en restait un peu encore aujourd'hui! Grâce à ton article, j'ai compris que je n'avais plus aucune raison de m'en faire
: j'ai été, et je suis encore, une maman parfaite!!
Gros bisous Vivi!


vivi 24/06/2011 22:32



Oui, ça fait du bien en effet d'arrêter de culpabiliser, de se dire qu'on a fait ce qu'on a pu, avec des erreurs certes mais du mieux possible, avec tout notre amour et tout notre coeur.
Ce qui m'inquiète est que, suite à la publication de cet article, je reçois quasiment quotidiennement une dizaine de visiteurs (ou plus probablement visiteuses) arrivés sur mon blog en
tapant : burn out, maman épuisée, épuisement mental ou mère débordée. Un syndrome qui visiblement touche beaucoup plus de personnes qu'on ne le croit. Bisous, repose-toi bien !



Fred 05/06/2011 16:32


je n'en suis pas arrivée là, mais j'ai eu aussi des moments où je n'en pouvais plus. Je me sens bq mieux depuis que j'ai repris un travail à temps partiel, j'ai trouvé le bon équilibre. Je
n'étouffe plus mes loulous et eux non plus ! lol ! Pour répondre à ta question sur l'autre com, j'ai été au chômage après mon BTS, puis congé parental. aux 3 ans de mon loulou, j'ai franchi la
porte d'une agence intérim qui m'a proposé un poste d'assistante pour 15 j (classement, archivage), puis ma patronne m'a prolongé mon contrat pour 15j, puis elle m'a vite proposé un CDD de 4 mois,
suivi d'un CDI, toujours à 20h. J'ai eu de la chance, j'ai trouvé tout de suite...


vivi 24/06/2011 22:27



En effet, quel parcours idéal !! C'est bien quand les choses se passent comme ça ! Une part de chance sans doute, mais aussi tes qualités et ton professionnalisme qui ont dû faire mouche
! BRAVO en tout cas !